Goma : ces secrets cachés de CAFOD à renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs…

Goma : ces secrets cachés de CAFOD à renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs…

En ville de Goma, une quarantaine de jeunes hommes et femmes ont été renforcés en capacités en entrepreneuriat et gestion. Durant deux jours, soit du jeudi 18 au Vendredi 19 Aout 2022 au centre d’accueil Caritas Goma, ces jeunes ont reçues des connaissances suffisantes autour des notions de base de l’entrepreneuriat, les caractéristiques d’un entrepreneur à succès, les principes fondamentaux d’un entrepreneur prospère, le choix d’une micro-entreprise, le cycle élémentaire d’une entreprise, la gestion d’une idée d’affaire, le calcul des couts, l’étude de la chaine de valeur, l’étude du marché, le marketing, l’éducation financière, la budgétisation, l’analyse de la saisonnalité des flux financiers, l’optimisation des revenus, l’élaboration d’un business plan, la notion du bilan,… pour ne faire allusion qu’à ces points.

Qui les a formés et pour quel objectif ?

Cette formation est plutôt offerte aux jeunes entrepreneurs par « Catholic Agency for Oversea Developpement » CAFOD, dans son projet Tufaulu Pamoja, entendez par là, Réussissons ensemble.

L’objectif, selon le coordonnateur du projet, Monsieur Emmanuel KOFI, « est de donner la voix aux jeunes et aux femmes, comme catégorie des personnes marginalisées, enfin de les rendre habiles à participer activement et effectivement dans les instances de prise des décisions et de processus de paix ».

Mais comment un pauvre saurait-il rechercher la paix et compétir pour des postes des responsabilités ?

C’est justement en réponse à cette question combien pertinente, que le projet Tufaulu Pamoja a estimé qu’il était tout de même important, de mettre un accent sur l’initiation des jeunes à l’entrepreneuriat. « Il s’est avéré que la pauvreté est l’une des barrières qui bloquent les jeunes et les femmes à accéder et à participer dans les instances de prise des décisions et de processus de paix. Raison pour laquelle, le projet a visé aussi à leur donner des compétences sur les thématiques en lien avec l’entrepreneuriat et la gestion, pour essayer de braver la pauvreté, enfin de se sentir confortables de participer dans la gestion des instances de prise des décisions »,… A encore une fois cru savoir Emmanuel KOFI.  

Formation attendue ou passe-temps ?

Il n’y aura jamais eu dans les temps anciens en ville de Goma, des formations du genre. Des formations qui visent à détourner les jeunes de la quémande à la création de leurs propres emplois. C’est plutôt ce qui se lit dans les dires des participants que nous avons interrogés pour la plupart, juste à leur sortir de la salle de formation. «  Grace à cette formation de CAFOD, nous avons beaucoup appris et que nous ne connaissions pas. Nous sommes très bien outillés par rapport à tout ce que nous devrions faire, et tout ce que nous faisons dans le cadre du business plan. C’est d’ailleurs ce business plan qui est la thématique qui nous a le plus intéressé, parce qu’elle regorge la synthèse et l’objectif global d’un business. Nous avions déjà compris ce que nous devrions faire et que nous ne faisions pas avant. Parce qu’autant de jeunes ont des ambitions, ils font des activités dans l’informel. Mais nous, connaissons déjà grâce à la formation nous offerte par CAFOD, ce que nous devons faire pour mener à bon port nos activités entrepreneuriales, et comment apporter un accompagnement aux autres jeunes que nous encadrons dans la communauté… » A opiné Erick BWIRA, participant et gestionnaire de l’entreprise ‘’Gracia cleening Soap’’.

Le même sentiment de Bwira est également partagé par Euvodie KAHINDO, de l’entreprise « Waza concept ». KAHINDO nous explique : « nous avons beaucoup appris et que nous ne connaissions pas. Moi particulièrement, ce que j’ai saisi c’est que nous entrepreneures nous devons être ouvertes à des nouvelles idées. C’est dire que nous devons être en mesure de nourrir l’idée. Cette idée  que tu avais depuis 2005, tu peux continuer à la maintenir jusqu’à 2022, le temps de réunir des moyens nécessaires et conséquents pour la matérialiser… A-t-elle indiqué.

CAFOD ne s’est pas trompée !

Le sentiment qu’ont tous les participants en partage, c’est celui de satisfaction et de remerciement. « Ce que nous devrions dire, c’est juste un encouragement pour CAFOD, la remercier pour ce programme d’accompagnement des jeunes entrepreneurs… » Soutient Bwira. Et à KAHINDO d’ajouter : « D’abord je dis merci à CAFOD surtout pour la formation. Elle s’est vraiment focalisée sur certains points que nous ne maitrisions pas et nous avons appris beaucoup de choses. Elle nous également permit d’être en contact avec plusieurs entrepreneurs que nous ne connaissions pas avant. Vraiment encore une fois de plus merci à CAFOD »…

Ce que CAFOD doit encore faire…

La formation a bien été dispensée. Et les facilitatrices ont été émerveillées par l’allure participative qui a caractérisé les participants. « La façon dont vous me répondez, je réalise que je ne parlais dans le désert. C’est un signe que les villageois que vous êtes, accordez une très grande attention à la matière autour de laquelle nous échangeons ici… » Alléguait Nathalie, une des facilitatrices.

Mais quelque part la soif est restée !

« Après une formation si pertinente que vient de nous offrir CAFOD, le moins que je puisse encore lui demander, c’est un soutien financier, parce que nous avons vraiment besoin de l’argent pour voir comment faire avancer nos entreprises… », Sollicite Euvodie KAHINDO.

Bien plus, Erick BWIRA  ne s’écarte pas du vœu de sa collègue de formation. « Nous sollicitons auprès de CAFOD, que cet accompagnement ne soit pas seulement technique. Qu’il soit également financier. D’ailleurs, nous pensons que notre sélection n’a pas été faite au hasard. Nous voulons que ce que nous avons appris ne puisse pas tomber dans l’eau. Que nous ayons un accompagnement financier qui puisse nous aider d’aller loin dans le business…» Plaide-t-il avec insistance.

Réalisé dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, Ituri, Tshopo, Tanganyika, Haut-Katanga, Lualaba, Kasaï oriental et la ville province de Kinshasa, le projet Tufaulu Pamoja vise à constituer un noyau de plus de 4 centaines de jeunes et femmes autour des thématiques d’entrepreneuriat, de leadership et de processus de paix.

Pour que ce projet produise en réalité des effets à impact visible, Emmanuel KOFI continue d’appeler les jeunes, la société civile et tout le monde en ce qui le concerne, à s’approprier les acquis de « Tufaulu Pamoja », qui bénéficie du soutien de l’ambassade de la Suède.

John TSONGO

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À propos de l’auteur

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Nous sommes les TCR (Techniciens Chargés de Reportage) d’Afrique Francophone certifiés par rfi pour la bourse Claude VERLON et Ghislaine DUPONT 2020-2021 (8e édition).

2 commentaires pour l’instant

Jonas barhabulaPublié le7:34 - Août 20, 2022

La formation était pour moi une clé de réussite., J’ai appris à utilisé les outils des gestions,… A evaluer mes entrées et mes Depenses… Retracer touts les coups possible dans l’entreprise… Faire une provision pour l’evolution de l’entreprise..Et . Gestions d’epargnes. En bref la formation était superb a ma manière de voir

LINJANJA MUKENGE ApollinairePublié le8:41 - Août 20, 2022

Je présente mes sincères remerciements à CAFOD et d’autres partenaires qui nous ont outillés et rappeler l’importance d’usages des outils de gestion comme le journal, les bons d’entrées et sorties caisses… P
pour moi particulièrement, le plan d’affaires, business plan m’a beaucoup intéressé car j’avais des difficultés en matière !!

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