Archive mensuelle 29 novembre 2021

NORD-KIVU: LANCEMENT À GOMA DU PREMIER CHAMPIONNAT PARALYMPIQUE SUR FAUTEUIL ROULANT


La ville de Goma abrite depuis ce dimanche 28 Novembre 2021, le championnat paralympique sur fauteuil roulant.
Ce championnat dit de l’inclusion et la cohésion sociales, se poursuit sous le slogan je cite :

Ensemble pour l’inclusion sociale des personnes vivant avec handicap par le sport…”.
Ce championnat qui sera clôturé le 3 décembre prochain, journée internationale de la personne vivant avec handicap, a été lancé ce dimanche-même, au stade paralympique de la capitale provinciale, sous la houlette du gouverneur de province, représenté par son porte-parole, qui est également son conseiller spécial en matière de sport, le Général Sylvain EKENGE.
Entouré du comité international de la croix rouge CIR et de différents comités du sport paralympique venus du Sud-Kivu, du haut Katanga, de la Tshopo ou encore du Nord-Kivu province hôte; le Général Sylvain EKENGE a salué une initiative courageuse visant la promotion de la personne vivant avec handicap.

La présidente du comité national paralympique, Madame le professeur Bethy MIANGINDULA MABENZA, a dévoilé aux spectateurs, que ce championnat paralympique sur fauteuil roulant vise à promouvoir la personne vivant avec handicap, abolir sa marginalisation sociale et assoir une base de cohésion sociale fondée une interconnexion de toutes les provinces de la RDC.
En cette première journée d’ouverture, plusieurs rencontres ont été en lisse:
La première, a réuni les équipes féminines du Nord et du Sud-Kivu; elle s’est soldée par une note de 18 contre 20 paniers en faveur du Sud-Kivu.
En deuxième explication, les équipes masculines Kinoise et Sud-Kivucienne se sont séparées sur une note de 76 contre 2 paniers; les Kinois ayant il faut le dire, battu en plate couture leurs homologues du Sud-Kivu.
En troisième et dernière explication, le Nord-Kivu a pris le dessus sur la Tshopo, en lui infligeant un score sans appel de 28 paniers contre 9.


John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC.

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Des enfants à Goma exigent une bonne gestion des déchets ménagers

La ville de Goma est confrontée à une insuffisance des poubelles publiques.

Plusieurs habitants profitent de cette situation pour abandonner les déchets dans les coins des avenues, au bord de la route ou dans les caniveaux.

Pour le comité urbain des enfants de Goma, il est temps que des solutions durables soient développées par le gouvernement Congolais. Entre autre le recyclage des déchets et la création des dépotoirs publics.

C’est ce que l’on peut retenir des quelques recommandations de la note de plaidoyer des enfants ce 19 novembre 2021 à la veille de la journée mondiale de l’enfant.

Un extrait à suivre ici : 

Au-delà de la problématique de gestion de déchets, un de gagnants au concours de dessin de l’Unicef a indiqué que si rien n’est fait pour pour sauver la végétation, le monde va sombrer dans un chaos, explique David, 5 ans.


Signalons que la RDC a été classée à la 9ème position des pays dont les enfants sont les plus vulnérables aux chocs climatiques dans un rapport publié par l’Unicef au mois d’août dernier.

Daniel Makasi, Initiateur de la Campagne Watoto Radio

RDC : Comment réduire la déforestation par l’élaboration d’un document de politique énergétique en RDC ?

La société civile environnementale, prétend mettre en place un document de politique environnementale, qui permet aux citoyens ordinaires de définir la vraie marche à suivre, pour rendre accessible l’énergie à tous.

Une fois mise sur pied, cette politique permettra un accès facile aux énergies, surtout électriques par la population, en vue de réduire la consommation du bois, qui conduit à la déforestation.

Le coordonnateur de l’organisation Alerte congolaise pour l’environnement et le droit de l’homme ACDH, Maitre Olivier NDOOLE, avocat vert indique que pour y arriver, son organisation en collaboration avec les responsables du pays, ont initié les consultations populaires, sur toute l’étendue du Nord-Kivu et ces consultations s’étendront sur toute l’étendue de la république.

Ces consultations visent à recueillir les avis des populations de la RDC, qui doivent être mises en contribution, pour les intégrer dans les mécanismes de lutte contre la destruction de la nature. Pour Maitre Olivier Ndoole, seul l’accès facile à l’énergie électrique, devra permettre d’atténuer le choc lié à la déforestation en vogue au pays. 

« Imaginez qu’un habitant sache couvrir sa facture énergétique avec seulement 5 dollars pour un mois. Je ne vois pas ce paysan qui se passerait de ce tarif, pour aller se payer un sac de braise qui coute 28 dollars …», explique Maitre Olivier.

« C’est pourquoi, un autre des plusieurs aspects que nous comptons intégrer dans ce document de politique énergétique, c’est le plaidoyer sur la réduction du cout d’accès à l’énergie, en faveur des populations locales, autrement dit, il nous faut un tarif pro-pauvre, adapté donc aux revenus du citoyen ordinaire », ajoute NDOOLE

Maitre NDOLOLE poursuit à dire, que si les vastes étendues des forets sont détruites surtout en RDC, c’est à cause de la recherche du bois de chauffe, et par-dessus tout, la braise, qui afflue vers les grands centres urbains.

De l’ancien au nouveau système…

Pour se rassurer que le combat produira un jour des résultats, il faut que les populations s’approprient la transition énergétique. Elle consiste dorénavant, à abandonner l’usage des énergies traditionnelles pour les énergies renouvelables et non polluantes.

A ce niveau, Maitre Olivier évoque le recours aux énergies solaire, éolienne, hydraulique et /ou à celles obtenues à partir des déchets biodégradables. 

Comment y arriver ?

En effet, le site tresor.economie.gouv.fr, rapporte qu’en RDC, Moins de 10% de la population ont accès à l’électricité. De ce pourcentage, 35 % sont repartis dans les zones urbaines et moins de 1% dans les zones rurales. La RDC figure donc parmi les pays ayant un très faible taux d’électrification, malgré son potentiel énergétique.

Pour relever ce grand défi, il faut la mise en place d’une politique nationale énergétique. Faudra-t-il alors, que ce plan ou cette politique, prenne en compte la réduction par exemple des prix des cuisinières électriques, l’installation des microcentrales hydro-électriques dans les milieux ruraux… bref, qu’il permette aux citoyens ordinaires d’accéder aisément à l’énergie et les amener à ne plus recourir à la coupe du bois.

Une politique énergétique réussie, pour un paquet d’atouts à plusieurs niveaux

« Chaque jour qui passe, des centaines des femmes sont  violées par des groupes armées dans les brousses à la recherche du bois de chauffe. Plusieurs centaines d’espèces d’animaux disparaissent, tout simplement parce que leurs écosystèmes sont détruits par d’hommes à la recherche du bois pour la carbonisation ;… Il faut le reconnaître, c’est un grand danger quand on en arrive jusque-là. Si nos mamans ont facilement accès à l’énergie électrique, elles ne se feront plus violer ; elles cuisineront sans problèmes. Si nos écosystèmes sont protégés, notre faune sera gardée intacte et nous apportera beaucoup d’argent à partir du tourisme », laisse-t-il entendre.

Faute d’une politique inadaptée ou inexistante, la RDC est l’un des pays qui perdent en cascade des vastes étendues de ses forêts, soit par carbonisation entretenue par des populations locales, soit par la recherche des planches ou par les formes diverses d’exploitation du bois, aux travers des marchés passés aux étrangers, sans beaucoup de clarté; ou encore en grande violation des lois environnementales qui régissent le pays.

Le rapport du ministère de l’environnement parvenu à l’agence congolaise de presse “ACP” l’an 2010, note qu’entre 2000 et 2010, la RDC a perdu plus de 350 milles hectares de ses forêts. Loin de là, la RDC a perdu environ 484 milles d’hectares des forêts, en 2018, selon un reportage réalisé par la voix de l’Amérique Kiswahili, en Octobre 2021, sur la spoliation des parcs nationaux. Par ailleurs, le ministère de l’environnement, avait en 2010, alerté que si rien ne se faisait en termes de précautions, la RDC perdrait entre 12 et 13 millions, de ses 145 millions d’hectares des forêts d’ici 2030.

 John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

GOMA: LES JEUNES APPÉLÉS À PRENDRE DES SAGES DÉCISIONS QUI ENGAGENT LA VIE CLIMATIQUE DU MONDE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN

Jeunes, prenez des sages décisions climatiques, car la vie environnementale de la planète d’aujourd’hui et de demain en dépend…

C’est par ces mots que les jeunes réunis au sein de la structure “Extinction rebellions et AJVDC “, se sont adressées à la communauté estudiantine de l’Université de Goma UNIGOM, ce vendredi 5 Novembre 2021 en ville de Goma.

Ces jeunes membres de la société civile environnementale, disent agir ainsi, pour inciter la jeunesse non seulement à s’approprier la question de lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi et surtout, à interpeler les dirigeants Congolais à impliquer les jeunes dans l’exécution des projets visant à faire face au réchauffement climatique; encore que la RDC est un pays-solution aux problèmes climatiques qui secouent le monde…

Au delà de cette exhortation à l’endroit des jeunes universitaires, ces animateurs de la structure Extinction rebellions et AJVDC, disent avoir adressé une lettre au ministère de l’environnement, l’appelant à bien canaliser les fonds crédit-carbone vers les problèmes réels des citoyens ordinaires.

Se référant au parc national des Virunga, aujourd’hui menacé non seulement par les entreprises d’exploitation du pétrole, mais aussi par la pression des autochtones à la recherche du bois de chauffe, de construction et de la braise, ces jeunes ont démontré aux universitaires, les grands dangers auxquels sont exposés les communautés riveraines…

Virunga, est un patrimoine environnemental qui, une fois bien géré, générerait plus de revenus par le tourisme que par son exploitation pétrolière, soutient Pascal MIRINDI, l’un des orateurs du jour ; qui est revenu pour autant, sur l’ampleur des dangers qui découleraient de l’exploitation pétrolière de cette aire…

Nous sommes venus sensibiliser les jeunes sur la nécessité qu’il y a de s’impliquer dans les questions de protection environnementale. S’agissant de l’exploitation pétrolière dans le parc des Virunga, cette démarche est très suicidaire non seulement pour les communautés riveraines mais aussi pour les espèces tant animales que végétales du parc. L’exploitation du pétrole est néfaste sur tous les plans : sur le plan écologique, le parc perdra plus de 85 % de sa surface. Ensuite, les déchets d’exploitations de ce pétrole seront déversés dans les eaux du lac Édouard et vont entraîner la mort des espèces aquatiques. Et enfin, nous savons que dans les zones d’exploitation pétrolière il y a toujours une insécurité grandissante. Les communautés n’ayant pas été associées à la gestion de ce produit, ont toujours tendance à se révolter en se constituant en milice. Bref, l’avantage économique de l’exploitation pétrolière dans les Virunga, ne peut bénéficier qu’aux dirigeants et non à la population… a expliqué Monsieur Pascal MIRINDI.

Intervenant au compte de l’association des jeunes volontaires pour le développement AJVDC, Monsieur Justin MUTABESHA est de son côté, revenu sur la nécessité qu’il y a de sensibiliser les communautés locales sur les dangers liés à l’utilisation des énergies fossiles, en vogue dans le monde.

Nombreux des étudiants sensibilisés, sont ceux qui ont souhaité donner leurs avis, c’est le cas d’Eliane Feza qui a lâché : << Cette sensibilisation a sa raison d’être, en ce sens que nous sommes tous appelés à protéger l’environnement. Je pense que les étudiants ont aussi leur part de responsabilité dans cette protection de l’environnement…>> et à Samuel MUZEE d’ajouter << j’accorde un très grand sens à l’environnement. Et notre parc national des Virunga étant l’un des réservoirs de la flore, nous sommes sensés le protéger. Car une fois cet écosystème détruit, nous ne saurons pas faire face au réchauffement climatique…>>, a t-il laissé entendre.

Une fois son pétrole exploité, le parc national des Virunga perdrait plus de 85 % de sa superficie.

Les eaux du lac Édouard en revanche, partie intégrante de ce parc et constituant le grand réservoir d’eaux douces en Afrique centrale; perdront leurs espèces aquatiques.

“Extinction rebellions et AJVDC” trouvent en cela, une totale contradiction, en ces jours où tous les États du monde s’engagent à faire courageusement face au réchauffement climatique, devenu aujourd’hui plus qu’une urgence mondiale.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

1: Pouvez-vous devenir millionnaire et aller au Ciel ?

Psaume 119 : 130 nous dit : « La révélation de tes paroles éclaire. Elle donne l’intelligence aux simples ». Lorsque les simples sont éclairés ils deviennent puissants de façon quasi-automatique. Puisse ce livre éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres de la pauvreté. C’est ma prière pour vous lecteur de ce livre. Qu’il vous soit accordé la même grâce. Celle que Dieu me fit en me tirant de rien aux millions en un temps record.
Ricardo Kaniama