RDC : Comment réduire la déforestation par l’élaboration d’un document de politique énergétique en RDC ?

RDC : Comment réduire la déforestation par l’élaboration d’un document de politique énergétique en RDC ?

La société civile environnementale, prétend mettre en place un document de politique environnementale, qui permet aux citoyens ordinaires de définir la vraie marche à suivre, pour rendre accessible l’énergie à tous.

Une fois mise sur pied, cette politique permettra un accès facile aux énergies, surtout électriques par la population, en vue de réduire la consommation du bois, qui conduit à la déforestation.

Le coordonnateur de l’organisation Alerte congolaise pour l’environnement et le droit de l’homme ACDH, Maitre Olivier NDOOLE, avocat vert indique que pour y arriver, son organisation en collaboration avec les responsables du pays, ont initié les consultations populaires, sur toute l’étendue du Nord-Kivu et ces consultations s’étendront sur toute l’étendue de la république.

Ces consultations visent à recueillir les avis des populations de la RDC, qui doivent être mises en contribution, pour les intégrer dans les mécanismes de lutte contre la destruction de la nature. Pour Maitre Olivier Ndoole, seul l’accès facile à l’énergie électrique, devra permettre d’atténuer le choc lié à la déforestation en vogue au pays. 

« Imaginez qu’un habitant sache couvrir sa facture énergétique avec seulement 5 dollars pour un mois. Je ne vois pas ce paysan qui se passerait de ce tarif, pour aller se payer un sac de braise qui coute 28 dollars …», explique Maitre Olivier.

« C’est pourquoi, un autre des plusieurs aspects que nous comptons intégrer dans ce document de politique énergétique, c’est le plaidoyer sur la réduction du cout d’accès à l’énergie, en faveur des populations locales, autrement dit, il nous faut un tarif pro-pauvre, adapté donc aux revenus du citoyen ordinaire », ajoute NDOOLE

Maitre NDOLOLE poursuit à dire, que si les vastes étendues des forets sont détruites surtout en RDC, c’est à cause de la recherche du bois de chauffe, et par-dessus tout, la braise, qui afflue vers les grands centres urbains.

De l’ancien au nouveau système…

Pour se rassurer que le combat produira un jour des résultats, il faut que les populations s’approprient la transition énergétique. Elle consiste dorénavant, à abandonner l’usage des énergies traditionnelles pour les énergies renouvelables et non polluantes.

A ce niveau, Maitre Olivier évoque le recours aux énergies solaire, éolienne, hydraulique et /ou à celles obtenues à partir des déchets biodégradables. 

Comment y arriver ?

En effet, le site tresor.economie.gouv.fr, rapporte qu’en RDC, Moins de 10% de la population ont accès à l’électricité. De ce pourcentage, 35 % sont repartis dans les zones urbaines et moins de 1% dans les zones rurales. La RDC figure donc parmi les pays ayant un très faible taux d’électrification, malgré son potentiel énergétique.

Pour relever ce grand défi, il faut la mise en place d’une politique nationale énergétique. Faudra-t-il alors, que ce plan ou cette politique, prenne en compte la réduction par exemple des prix des cuisinières électriques, l’installation des microcentrales hydro-électriques dans les milieux ruraux… bref, qu’il permette aux citoyens ordinaires d’accéder aisément à l’énergie et les amener à ne plus recourir à la coupe du bois.

Une politique énergétique réussie, pour un paquet d’atouts à plusieurs niveaux

« Chaque jour qui passe, des centaines des femmes sont  violées par des groupes armées dans les brousses à la recherche du bois de chauffe. Plusieurs centaines d’espèces d’animaux disparaissent, tout simplement parce que leurs écosystèmes sont détruits par d’hommes à la recherche du bois pour la carbonisation ;… Il faut le reconnaître, c’est un grand danger quand on en arrive jusque-là. Si nos mamans ont facilement accès à l’énergie électrique, elles ne se feront plus violer ; elles cuisineront sans problèmes. Si nos écosystèmes sont protégés, notre faune sera gardée intacte et nous apportera beaucoup d’argent à partir du tourisme », laisse-t-il entendre.

Faute d’une politique inadaptée ou inexistante, la RDC est l’un des pays qui perdent en cascade des vastes étendues de ses forêts, soit par carbonisation entretenue par des populations locales, soit par la recherche des planches ou par les formes diverses d’exploitation du bois, aux travers des marchés passés aux étrangers, sans beaucoup de clarté; ou encore en grande violation des lois environnementales qui régissent le pays.

Le rapport du ministère de l’environnement parvenu à l’agence congolaise de presse “ACP” l’an 2010, note qu’entre 2000 et 2010, la RDC a perdu plus de 350 milles hectares de ses forêts. Loin de là, la RDC a perdu environ 484 milles d’hectares des forêts, en 2018, selon un reportage réalisé par la voix de l’Amérique Kiswahili, en Octobre 2021, sur la spoliation des parcs nationaux. Par ailleurs, le ministère de l’environnement, avait en 2010, alerté que si rien ne se faisait en termes de précautions, la RDC perdrait entre 12 et 13 millions, de ses 145 millions d’hectares des forêts d’ici 2030.

 John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

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