Archive mensuelle 23 avril 2022

NIÉE PAR SON PÈRE, ÉVELYNE SE DEPASSE ET EXCELLE DANS L’ART… COMMENT LE PROUVER ?

En ville de Goma, Il est vrai et évident que dans la société d’aujourd’hui, certains enfants sont de plus en plus victimes d’un comportement “irresponsable ” de leurs parents ou tuteurs.
Du refus à l’abandon familial, en passant par la non prise en charge, Évelyne Fildaus en est une. Oui, une de ces filles qui ont été niées par leurs pères…
” Mon père m’a renié, en disant que je n’étais pas sa fille. Il est allé jusqu’à faire un teste d’ADN, malheureusement pour lui, les résultats ont prouvé que j’étais réellement sa fille. Mais il a été catégorique. Et moi, suis allée chercher mes droits. Je l’ai traduit en justice. Mais jusqu’à maintenant, il ne décroche ni mes appels, ni ne me parle...” Explique Evelyne Fildaus, à Pana Radio
Le talent surpasse le traumatisme…
Cette situation m’a certes, touchée, mais je me suis dit qu’il ne fallait pas qu’elle me brise toute une vie, tout un destin… Et je me suis lancée dans le monde de l’art...”. Nous raconte-t-elle.
Peintre, couturière, maîtresse de design, décoratrice,… Une femme phénoménale ?
“Je fais la peinture. Je dessine sur des tableaux, et ces images sont de nature à véhiculer plusieurs messages. Je fais le design, je fais la décoration des maisons, je fais des paillassons de divers genres : ils peuvent être à pierres (cailloux), ou faits à l’aide des tranches d’habits. je confectionne également des sacs à dos, des sacs à main à l’aide des tissus ou d’étoffes divers, je fais la même chose pour des chaussures… voilà en peu de mots, le gros de ce que je fais, mais il y en a tant d’autres…” fait-elle savoir.
D’où part sa vraie carrière ?
La toute première inspiration m’est venue quand je revenais de l’école, traversant la route pour la maison. On a failli m’écraser. Et arrivant à la maison, j’ai essayé de me réimaginer la scène, avant de la retracer sur un tableau sous forme de dessin…”, Se souvient Evelyne Fildaus.
Partie d’abord comme une blague, Évelyne Fildaus a rencontré un certain Faraja, il a renforcé ses capacités, jusqu’à l’enrôler dans un groupe de peintres dénommé << Best décor >>.
Don, talent ou passion, Évelyne et son entourage ne comprennent plus, et le trio mêlé, l’enfolent et l’accompagnent jusqu’à à l’école.
Même à l’école c’était devenu catastrophique. Les enseignants s’étonnaient de moi. Plusieurs fois, pendant que l’enseignant donnait cours, moi étais là, à le dessiner sur un papier. Et quand il le découvrait, sa toute première réaction était de se fâcher puis me mettre à la porte…” Evelyne se souvient encore de tous ces scénarios!
Excellence, renommée, puis Sollicitations…
Quand les gens ont su que j’étais une talentueuse en dessin, nombreux, surtout les couturières, ont commencé à me demander de leur concevoir des modèles…” Lâche Évelyne, comme pour nous retracer l’histoire de son parcours…
Femme, peintre, couturière, designer, décoratrice,… Des métiers pourtant masculins ?
Seule femme dans un groupe de 7 hommes, Fildaus est fière d’être ce qu’elle est devenue. “Ça ne me gène pas en tant que femme, de travailler toute seule parmi tant d’hommes. Même au chantier, je travaille courageusement comme, ou plus qu’un homme et les boss m’apprécient…” Et de poursuivre: “ Ma nature d’être femme, les stéréotypes y relatifs, les présenteurs diverses tentant de me séparer de ma passion,… ne  m’empêchent jamais de continuer et de tenir fort…” Indique la peintre.
Évelyne,…Une aînée devenue ” père ” de famille ?
Je suis l’aînée de ma famille, suivie de 4 filles et un garçon…”, lâche Évelyne. Toutes les fois que je rentre à la maison, poursuit-elle, ” je reviens avec de quoi manger. Et du coup, suis devenue comme un père de famille...”. Père de famille, car Fildaus joue aux côtés de sa mère, le rôle que jouerait son père, aujourd’hui absent de sa famille.
Une   ” petite ” femme pour un grand rêve ?
Petite en âge mais ” vieille ” en vision, Évelyne Fildaus gagne sa vie grâce à son métier qu’elle aime tant.
Elle fait certes, souvent face à des sollicitations ” d’abus ” sexuels, ses marchandises qui traînent faute des clients, le manque d’atelier fixe pour enraciner son activité,… Sont parmi les difficultés qui font partie de son quotidien…
Mais son rêve est grand : créer un grand centre moderne d’encadrement des jeunes en peinture, design, confection des souliers, et décoration…
Elle a besoin du soutien du gouvernement Congolais et de toute autre personne de bonne volonté, pour accompagner ce vœu, rêve “le plus fou“!
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

Goma : Célébration de la Journée internationale de la terre, voici le danger que court la planète…

En République Démocratique du Congo RDC et en Province du Nord-Kivu en singulier, Plusieurs défenseurs fonciers continuent d’être victimes de persécutions, d’arrestations et incarcérations hors normes… Ce, tout simplement parce qu’ils militent en faveur de l’ accès à la terre, des communautés pauvres…
C’est un cris de cœur d’alerte Congolaise pour le droit de l’homme ACDH, émis ce vendredi 22 Avril 2022, Journée internationale dédiée à la terre…
Dans un document sorti en cette occasion, l’ACDH se réserve tout de même le droit de décrier la non reconnaissance par les citoyens, les gouvernants, les investisseurs, les juges, les administrations en charge de gérer la terre, du rôle incontestable que joue la terre pour la survie de tout !
Ils n’ont pas donné assez, pour la protéger , ni être suffisamment juste, pour sécuriser les droits et les investissements des plus faibles, à travers, soit des réformes juridiques et institutionnelles, responsables et transparents pro-pauvres, ni encore, imprimer des mesures, politiques et pratiques, pour préserver la planète...”, Se désole cette organisation de défense de l’environnement.
 L’ACDH dit saluer par contre, “ l’adoption par le gouvernement Congolais, de la politique nationale foncière...” Intervenue à l’occasion du conseil des ministres du vendredi 15 Avril 2022.
Tout en déplorant pour le cas d’espèce au Nord-Kivu, des arrestations des membres du comité des anciens ouvriers du bloc SENKI, de Kitshanga (territoire de Masisi) au parquet de grande instance de Goma  << en toute légalité >>, simplement pour leur position de défense les mariginaliser pour l’accès à la terre, l’alerte Congolaise émet quelques recommandations, allant dans le sens :
– D’appeler la justice à être respectueuse des textes légaux en vigueur et jouer pleinement son rôle de protecteur des droits reconnus aux personnes vulnérables et d’Eglise au milieu du village, plutôt que d’avoir << un penchant manifeste en faveur personnalités puissantes >>;
– De faire en ce que la terre soit préservée, pour la survie de l’humanité, sous peine d’entraîner son engloutissement ;
– D’un appel à la prise de conscience collective, enfin que des réformes justes et responsables dignes d’une bonne gouvernance foncière soient engagées;
– D’appel à la prise en compte des intérêts des investisseurs, tout en écartant pas le besoin de protection des vulnérables, assoiffés et en quête quotidienne d’un système équitable d’accès à la terre et d’une justice qui se soucie du respect des textes légaux en  “toute impartialité”;
-De demander le renforcement de la  reconnaissance et la protection des défenseurs des droits fonciers…
Faute de la non protection holistique de la terre et d’autres écosystèmes naturels divers, la planète connait aujourd’hui un réchauffement dit climatique, responsable des réfugiés environnementaux, en quête des nouveaux emplacements qui permettent une vie!
Déjà en 2015, une étude menée par ” The Internal Displacement Monitoring Center (IDMC)“, estimait en 18,9 millions, le nombre de réfugiés environnementaux ; victimes notamment du coup des phénomènes climatiques extrêmes.
 C’est ensuite vers les années 2020, qu’un groupe de scientifiques chercheurs sur le climat, démontreront que plus de 150 millions à 1 milliard de migrants environnementaux, seront documentés dans le monde, d’ici 2050.
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

GOMA: COMMENT PROTEGER LA TERRE, SEULE RICHESSE À LEGUER AUX GÉNÉRATIONS FUTURES ?

Tout le monde, chacun à son niveau, devrait poser un geste de nature à protéger la terre, car il n’y a aucune vie sans terre.
C’est ce que l’on peut tirer d’essentiel des réflexions de plusieurs acteurs environnementaux, en ce 22ème jour du mois d’Avril, journée internationale dédiée à la terre.
En effet, il est aujourd’hui curieux de constater que le terre fait face à une pression multidimensionnelle: d’abord résultante des effets du changement climatique et ensuite des contraintes démographiques; si bien que mal affrontée ladite pression engendrerait des conséquences néfastes graves sur la population qui la ressent déjà.
L’environnementaliste Gédéon Bakereti, redoute par exemple ” la baisse de la production agricole au Nord-Kivu, si on arrive pas à prendre des précautions, pour gérer les sols. Et là, on risquerait de tomber dans l’insécurité alimentaire. On risque aussi d’enregistrer des pertes en vies humaines, occasionnés par des érosions et des éboulements de terre…“.
Des solutions pour y faire face ? Il en a-t-il ?
Pour riposter contre ce fléau qui est déjà en tout cas réel, Gédéon Bakereti estime qu’on doit “ Planter les arbres, les arbres contre tous ces changements climatiques. Les agriculteurs doivent cultiver sans brûler les herbes, ils doivent lutter contre les érosions en plantant des haies antiérosives, ils doivent planter des arbres légumineuses et autres espèces agro-forestières dans les champs, pour que le sol soit toujours productif. En plus de tout ça, l’Etat Congolais doit promulguer et appliquer les loi et politique sur le foncier...”, Souligne t-il.
Le réchauffement climatique face à la terre, quel impact sur les populations ?
En ces jours, l’impact du réchauffement climatique sur la terre, fait que l’on documente déjà, 18,9 millions, le nombre de réfugiés environnementaux ; sous le coup des phénomènes climatiques extrêmes, s’il faut se fier aux données fournies par “The Internal Displacement Monitoring Center (IDMC)“.
Tout de même, toujours dans le même angle, les données publiées récemment par les scientifiques, montrent que plus de 150 millions à 1 milliard de migrants environnementaux, seront documentés dans le monde, d’ici 2050.
Mais la migration climatique n’est pas une solution, ” la seule facture à payer contre le réchauffement climatique via la protection de la terre, c’est l’engagement…” Soutient, Maître Dimanche KINYAMWANZA, du forum des amis de la Terre, FAT.
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

NORD-KIVU : PLUS DE 1500 MÉNAGES TOUJOURS EN ATTENTE D’AIDES HUMANITAIRES DANS LE RUTSHURU

Plus de 1500 ménages sont encore dans une nécessité d’assistance dans la région de Rutshuru, conséquences de la récente crise du mouvement du 23 Mars M23, qui a ensanglanté cette région par des attaques à l’endroit des forces armées de la RDC FARDC. Révélation ce mercredi 20 Avril, à Goma, de l’organisation des nations unies pour les réfugiés, UNHCR.
Dans un café de presse organisé en ville de Goma ce mercredi 20 Avril 2022, UNHCR a tout de même annoncé, qu’elle a su assister plus de 500 ménages en leur dotant des abris et quelques biens de première urgence.
Dans la région de Beni par contre, UNHCR dit s’activer à assister les rescapés des massacres, mais elle fait souvent face à la réticence des habitants.
Le niveau d’acceptabilité communautaire des acteurs humanitaires, fait souvent à ce que ces derniers soient limités dans les actions.
Ils sont dans ce cas, affirment-ils, obligés de faire des dons selon les caprices des habitants, comme l’indique le coordonnateur du cluster Abri, au sein de UNHCR, monsieur Pépé SAKOUVOGUI.
“Pour les habitants de Beni, vivre dans des banches, c’est les exposer et les rendre vulnérables en face des assaillants. C’est pourquoi nous avons changé, en leur construisant des abris communautaires. En raison de 6 ménages par abri…”, Explique Pépé.
“Nous avons fait des abris trasitionnels au niveau d’Oicha, Mbau, Mangina, et même dans d’autres entités, sur fond d’ententes entre déplacés et familles d’accueil…” poursuit-il.
“Dans tout ce que nous faisons, nous insistons sur l’implication des autorités politico-administratives, même de la société civile, et même des représentants de la population…”, Souligne pour sa part, Paulin Kalenga de Aides.
Mais côté population, la sécurité durable vaut mieux que les assistances humanitaires. C’est comme ce que pense Christophe Munyagala, habitant de Goma.
“Je dis merci beaucoup à ces organisations pour cette assistance à l’ endroit de nos frères victimes des guerres. Mais, tout ce qui est don, pour moi, m’intéresse très moins. Le Congolais n’a droit ni besoin d’aucun don. Seule la sécurité et la paix durables, lui suffisent. C’est tout !…”. Signe fermement Christophe.
Alors que les autorités compétentes, militaires tout comme civils en collaboration avec les populations tentent de militer pour juguler l’insécurité qui n’a que trop duré dans la région du Kivu et de l’Ituri, les rebelles s’activent également dans leurs camps, à saboter les efforts fournis quoique robustes; et la population ne fait que payer le lourd tribut, de quoi déborder les humanitaires…
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

GOMA: SAMA LUKONDE À LA TÊTE D’UNE DÉLÉGATION D’ÉVALUATION DE L’ÉTAT DE SIÈGE AU NORD-KIVU ET ITURI

Une délégation gouvernementale hétérogène conduite par le premier ministre Congolais Jean-Michel Sama Lukonde Kienge, est arrivée en ville de Goma ce lundi 11 Avril 2022.

Elle vient selon les sources proches de la primature, évaluer l’état de siège en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis le 6 Mais 2021 dernier.

Ce lundi, après avoir été accueillie par le gouverneur de province, le lieutenant Général Ndima Kongba Constant, la délégation du premier ministre et sa suite ont pris la direction de Kituku, où ils ont visité en compagnie de Monseigneur l’évêque du Diocèse de Goma, Willy Ngumbi Ngengele, la nouvelle cathédrale en construction; laquelle Cathédrale pourrait être inaugurée selon certaines indiscrétions, par le Pape François premier, attendu en RDC en juillet prochain.

Sauf changement selon toujours les sources près la primature, le chef du gouvernement Congolais visitera également le village Tchegera à Kibati, dans le Nyiragongo, où se passera la célébration oeucuménique lors de l’arrivée à Goma de sa sainteté le pape.

Après Goma, la délégation prendra la direction de la ville de Bunia, capitale de la province de l’Ituri, jusqu’où se poursuivra leur mission.

La délégation de ce jour arrive sans le ministre de la défense, qui pourtant selon plusieurs observateurs, est l’une des personnalités sensées fournir d’amples explications sur tout ce qui se passe au pays en matière sécuritaire, sans exclure les contours autour de l’état de siège.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC