Archives de catégorie Paix

Nord-Kivu : Activisme des terroristes du M23 dans le Rutshuru, des structures sanitaires débordées… (CICR)

Le comité international de la croix rouge CICR et la croix rouge RDC, alertent sur le débordement des structures sanitaires par des patients dans le territoire de Rutshuru.

Dans un message posté sur sa page Facebook la soirée de ce samedi 16 Juillet 2022, le CICR veut pour preuve, le poste de santé de Rumangabo.

Ici, << le nombre de consultations a été multiplié par 8 et a atteint désormais jusqu’à 80 consultations par jour…>>, Écrit le CICR.

Depuis le mois de juin, poursuit le message, << le CICR, offre un soutien médical qui permet la prise en charge gratuite des consultations aux déplacés…>>.

Mais en depis de cet << afflux des déplacés fuyant les affrontements armés à Rutshuru dans le Nord-Kivu >>, le CICR et son allié, la croix rouge, tentent de travailler avec le personnel de l’aire de santé de Kabaya, pour soulager les souffrances des déplacés désemparés car éloignés brusquement de leurs milieux naturels.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

Nord-Kivu / Massacres de Beni: Record des tueries en un mois, Ces chiffres qui choquent !

161 civiles sont morts et 29 autres sont portés par les terroristes ADF dans la région de Beni, du 28 Mai au 27 Juin 2022. À ce drame, s’ajoute des villages incendiés et des dégâts matériels énormes.

Ce bilan est couché dans un rapport de monitoring établi par un élu de Goma, l’honorable Jean-Baptiste MUHINDO KASEKWA, rendu public le 27 Juin 2022 dernier et dont Radio Moto a reçu copie la soirée de ce mardi 29 Mai 2022.

Dans ce document, l’auteur répertorie 17 incursions en 30 jours, signées dans une dizaine de villages de Beni. Dans les détails consignés dans ledit rapport, KASEKWA joint les dates d’incursions aux villages visités et les vies perdues.

En date du

Le 28 Mai: 37 personnes sont mortes à BEU-MANYAMA;
Alors qu’en date du 30 Mai, 16 personnes ont perdu la vie à BULONGO.
Le 1er juin, 09 civiles ont été massacrés à BEU-MANYAMA, Mangungu et KARESEAU;
Alors que du 05 au 06 Juin: 27 autres ont perdu la vie à OTOMABERE.
Le 11 Juin: 06 morts ont été enregistrés à LINZOSISENI et KOKOLA.
Tandis qu’en date du 12 Juin: 4 autres personnes sont mortes à KISIKI et KIJEKI.
Le 13 Juin: une personne est morte à MUKOKO;
Avant que 4 autres ne meurent le 14 Juin à MAMBANIKI.
Le même rapport précise qu’en date du 15 Juin: 02 morts ont été enregistrées à MAMIKI.
Tandis qu’une autre est morte le 16 Juin cette-fois ci à PK7 sur la route MBAU-KAMANGO.
Le 20 Juin: une personne est morte et 04 portées disparues à KISIKI et MAKELE.
Le 21 Juin: 5 civiles sont morts et 5 autres portés disparus à MABASELE en pleine commune d’OÏCHA.
À KIJEKI par contre, l’on a signalé 1 mort à en date du 22 Juin, dans les environs de MAIMOYA.
Le 23 Juin, 4 personnes sont porteés disparues à WIKEMO/PK7, sur la route MBAU-KAMANGO.
Le 24 Juin, 7 civils sont morts et 7 autres entrainés en destination inconnue, à TSANI-TSANI.
Et juste après, cette fois du 25 au 26 Juin 16 personnes sont mortes massacrées à KISIMA.
et
En fin, du 25 au 27 Juin, 24 civiles ont été fauchés et 8 d’entre eux ont été brûlés dans une huilerie à MAMOVE, MABUO, MATADI, CEPAC et PASIYA.
Ce tableau macabre qui révolte, fait constater qu’en moyenne, 5 personnes meurent par jour dans la région de Beni.

Ce député membre de la commission défense et sécurité à l’assemblée nationale, se dit choqué et déplore je cite << la liberté avec laquelle les présumés ADF opèrent en ces jours…>>.

Cela, estime-t-il, est une << source des frustrations aiguës dans le chef de nombreux habitants du territoire de Beni >>.

Dans ses termes de conclusion, KASEKWA soutient << qu’il est impérieux que la lutte contre l’agression rwando-Ougandaise sous couvert du M23 ne soit pas un piège pour se méfier de la cruauté des présumés ADF…>>.

La même vigilance dont le gouvernement fait preuve dans le traitement de la question des terroristes du M23 dans les territoires de Rutshuru, du Nyiragongo et dans la ville de Goma, doit tout de même, se faire voir << dans les zones opérationnelles de Beni, Ituri et Fizi-Uvira >>.

Jeudi 30 novembre 2021, avaient débuté dans la région de Beni, les opérations Shujaa, qui incluent les FARDC et l’UPDF deux armées respectives à la RDC et à l’Ouganda.

Aujourd’hui 7 mois d’opérations plus tard, plusieurs habitants estiment qu’en lieu et place d’éradiquer la crise, l’opération Shujaa a plutôt enfoncé l’ennemi dans les profondeurs des forêts de la zone, une façon pour l’Ouganda de s’éloigner de la menace ; pour mieux exploiter le pétrole du lac Édouard.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

Paix dans le monde: les populations face aux divergences, que faire pour rattraper ce but perdu ?

La jeunesse doit jouer un rôle prédominant dans la création de la paix pour un avenir radieux…“. C’est ce que conseille le responsable de la Fondation pour le Règne de la paix, Maître Baraka KOMBI.
Il l’a dit aux élèves de l’Institut ZANER en ville de Goma, ce lundi 16 Mai 2022, journée internationale consacrée à la prière pour la paix et la culture du vivre ensemble.

 C’était lors d’une conférence débat tenue avec ces élèves pour la cause.

Dans son exposé, Maître Baraka s’est plutôt déduit tantôt en conseiller, tantôt en interpellateur.  Son premier mot a d’abord été cet appel à la prise de conscience. “Nous, en tant qu’individus, devons prendre conscience que nous sommes tous membres d’une communauté globale de vie, que nous partageons une mission et une responsabilité communes pour l’avenir de notre planète…”  A-t-il laissé entendre.
L’orateur a insisté sur le rôle qu’a chacun dans l’évolution de la planète, dans un seul but : “aboutir à la paix mondiale“. C’est pour cette raison que chaque citoyen doit faire face à ses responsabilités et obligations.
Par ailleurs, face aux élèves, Maître Baraka s’est désolé que suite aux conflits nés de la conquête et des compétitions pour des ressources limitées et des territoires, avec des effets dévastateurs sur l’environnement global, plusieurs citoyens de par le monde, ont perdu le goût de la vie. Et la paix en souffre énormément. 

Mais que faire exactement pour recouvrer la paix ?

Maître Baraka revient sur son message introductif: la prise de conscience.  ” il est impératif que chaque être humain ressente sa propre responsabilité dans la création de la paix et de l’harmonie. Nous tous avons à nous acquitter de cette mission commune. La paix dans le monde sera devenue réalité lorsque chaque membre de l’humanité aura pris conscience de cette mission commune, lorsque tous nous prendrons le courage et l’engagement d’œuvrer pour ce but commun… la paix !…“. A-t-il opiné.
L’orateur a estimé qu’il est quand-même déplorable qu’en ces jours, l’humanité soit divisée. Cette division qui s’observe  “entre individus, nations et organisations bénéficiant malheureusement du pouvoir, des richesses, des gloires, des savoirs, des technologies et de l’éducation,… et d’autres dépourvus de tout cela…” Sont les premières victimes… Se désole t-il.

Mais pourquoi ne pas surmonter cela ?

L’orateur a estimé qu’en prenant un engagement sérieux, il est possible de surmonter ces dualismes et différences “par un concept totalement nouveau qui sera la base sur laquelle nous nous apprêterons à construire un monde pacifique…“.

 Et que faut-il pour y arriver ?

Le gros passe, estime le Maître, par l’unité dans la diversité. Cette diversité suppose la race, la culture, la langue, l’ethnie et autres. À cela s’ajoute le respect des principes généraux parmi lesquels : le respect pour la vie, le respect pour toutes les différences, la gratitude envers la nature et la coexistence sous toutes ses formes, l’harmonie entre le Spirituel et le Matériel… etc.
De toutes les façons, Baraka a, lors de la conférence, pensé qu’en vertu du respect de ces principes, 
le plus value était de chercher à créer un monde dans lequel toutes les races, tous les groupes ethniques, toutes les cultures, les traditions et mœurs seront respectés. De créer un monde qui puisse être un endroit libre, exempt des discriminations et confrontations sur le plan social, physique et spirituel, un lieu où la diversité est appréciée et prise pour source de bonheur.
Finalement, il faut qu’en tout état de cause, le respect de la nature et de la biodiversité soit de mise. Car la vie de l’homme est une interaction entre lui et son environnement.
John TSONGO THAVUGHA/ Goma-RDC