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Nord-Kivu : Le maire de Goma a-t-il réellement spolié le marché de Kituku

Le maire de Goma, le Commissaire Supérieur Principal, François Kabeya Makosa apporte de l’ éclairage au sujet du dossier de spoliation de la parcelle SU :18050 sise au quartier Kyeshero en commune de Goma abritant le marché de Kituku dont il est faussement accusé par Mumbere Bwanapua du mouvement national congolais M.N.C. et Me Jimmy Nzialy Lumangabo de la génération positive-RDC, signataires d’une déclaration dénonçant à tort la tentative de spoliation du marché de Kituku et organisateurs de la manifestation qui s’en est suivie en date du 23 Juin 2022, a-t-on appris des sources sûres.

L’autorité urbaine se frotte les mains sur cette affaire d’autant plus qu’elle n’est ni de loin ni de près impliquée dans cette tentative de spoliation d’une place publique tel que mentionne la fameuse déclaration.

Et en guise d’éclairage, le maire de Goma met à la disposition d’analystes et de l’opinion, le rapport technique no 2.483.1/11/B.P.F-BDOC/AFF.F/GOM/2022 relatif à la parcelle SU : 18050 sise au quartier Kyeshero en commune de Goma, adressé au chef de Division du Cadastre et du conservateur des titres immobiliers de Goma, que vous pouvez lire sur la page de la cellule de communication de la mairie de Goma.

Les résultats de la descente sur le terrain effectuée en date du 05 Mai 2022 avec soubassement d’ordre de mission no 11/2.483.1/AFF.F/C.T.I/C.D.C/G-NK/2022 , en présence de toutes les parties concernées à savoir la délégation de la mairie de Goma pour le compte du marché Kituku, sur la dite concession, les services techniques du cadastre et du conservateur des titres immobiliers, après identification sur le terrain et sur la planche cadastrale de la commune de Goma, il en était ressorti que ladite parcelle SU :18050 couverte par un certificat d’enregistrement no volume NG30 folio 107 établi à Goma en date du 03 Juillet 2007 en faveur du marché public de Kituku, pour le compte de la mairie de Goma ; couvre une superficie totale de 02 Hectares 54 Ares 45 Centiares 51 Centième.

Contrairement à la superficie mentionnée sur le procès-verbal du mesurage et bornage no 8553 dressé en date du 18 Août 2006, soit 02 Hectares 46 Ares 77 Centiares 00 Centième. D’où, une différence de 07 Ares 68 Centiares 51 Centième. Au vu de cette différence, l’équipe technique ayant mené l’expertise, avait proposé le remplacement du certificat d’enregistrement du marché Kituku afin de rectifier la superficie et de conformer l’occupation sur le terrain vu l’inexactitude du croquis.

Au vu des données exactes de la superficie calculée ric-rac par une équipe technique ad hoc de la division provinciale du cadastre et du conservateur des titres immobiliers de Goma, que le maire de Goma, à travers sa lettre no 3072/328/D 922.1/M-G/2022 du 20 Juin 2022 adressée au conservateur des titres immobiliers, avait demandé toutes affaires cessantes, d’établir un nouveau certificat du Marché de Kituku, « afin de se conformer aux réalités du récent croquis qui protégerait ce patrimoine de l’état ».
Cette superficie prélevée avec exactitude parcimonieuse par l’équipe technique ad hoc, est confirmée par Serges Bahati Banyanga, un natif de Kyeshero, l’un des ceux qui avaient dans le temps, concédé le terrain à l’état en faveur dudit marché, à travers sa déclaration faite au média le jour de la marche de contestation organisée par le mouvement national congolais M.N.C. et la génération positive-RDC au marché de Kituku.

Le rapport technique no 2.483.1/11/B.P.F-BDOC/AFF.F/GOM/2022 relatif à la parcelle SU : 18050 sise au quartier Kyeshero en commune de Goma et les propos du témoin de fait, Serges Bahati Banyanga, innocente l’autorité urbaine de cette tentative de spoliation du marché de Kituku, dont elle est faussement accusée par les signataires de la déclaration, copie réservée à l’Agence Congolaise de Presse ACP, signée par Mumbere Bwanapua et Me Jimmy Nzialy Lumangabo.

Ainsi donc, continuer de salir gratuitement l’image du maire de Goma et de Serges Banyanga, (autochtone de Kyeshero et membre de la famille qui céda la parcelle du Marché Kituku à l’état Congolais ), par rapport à cette soi-disant spoliation du marché de Kituku, serait crier haro sur le baudet.

Goma : des cimetières devenus des lieux des jeux et travail pour nombreux enfants, quid sur les causes et conséquences ?

Nombreux enfants en ville de Goma, ne sont pas encadrés. Ils errent dans les rues, à la merci de tous les risques. En conséquence, ils sont dans des bandes d’individus sans moralité, et sans aucun espoir pour l’avenir.

Pour survivre, nombreux parmi eux passent des journées dans des poubelles, à la recherche des bouteilles, des tranches de fer dits Bichuma, qu’ils revendent en contrepartie de ce à partir de quoi ils se payent de quoi manger pour les uns et participer à la subvention de leurs familles respectives pour les autres.

En outre, une autre catégorie d’enfants sont dans des cimetières. Constat de John TSONGO, Journaliste intéressé par des questions des enfants, très présents dans le cimetière de Joli bois Ngabiro, situé au Nord-Est de la ville de Goma à la limite entre le Rwanda et la RDC.

Que font ces enfants dans les cimetières ?

Ils y sont pour 4 principales tâches : guider ceux qui cherchent des parcelles où enterrer les leurs, participer au remblayage de la tombe après enterrement, arranger la tombe et planter des fleurs, entretenir les tombes des défunts et en fin assurer la sécurité et guider les véhicules à la gare du cimetière ou servir de guide aux conducteurs en cas de manœuvre.

Hostiles à parler de cette situation aux journalistes, ces enfants taxent les interviews, du moins pour les rares qui osent de courir le risque. Dans ce contexte, nous nous sommes entretenus avec l’un d’eux, qui a préféré garder l’anonymat et qui a tout de même refusé que nous lui capturions photo. Nous lui avons attribué le nom de Gabriel.

Qui bénéficient du service de ces enfants ?

Nombreux reconnaissent bénéficier du service de ces enfants. Rencontrée par hasard au centre-ville de Goma, Dorcas nous a témoignage que la tombe de sa tante est toujours gardée entretenue grâce à ces enfants. « C’est vrai ! Il y a des enfants qui travaillent au cimetière à longueur de journée. Personnellement, j’en suis témoins. La tombe de ma tante est entretenue par ces enfants. Ils sont crédibles envers qui leur est crédible. Si tu les paies, ils entretiennent et ne permettent que personne profane la tombe de ton proche. Mais quand tu leur fais le contraire, ils sont les premiers à la profaner et la laisser envahir par l’herbe et tout autre obstacle de tout genre. Je pense que ce n’est pas bon pour ces enfants de passer tous leurs temps au cimetière. Je pense que cela ne peut pas rester sans conséquences…», allègue Dorcas.

Enfants travailleurs dans les cimetières,… pour quelles raisons ?

Agé de 12 ans et entourés de ses coéquipiers dont l’âge varierait entre 6 et 15 ans, Gabriel nous chuchote les raisons pour lesquelles il travaille au cimetière. « Suis le deuxième enfant dans une famille de 5 enfants. Mon père arrive à la maison rarement, je ne sais exactement son vrai boulot. Ici au cimetière, je participe à plusieurs travaux. Et le peu que je gagne, j’apporte soit à ma mère, soit à mes amis on achète de la nourriture pour survivre…». Nous a-t-il raconté.

Comment gagnent-ils leur argent ?

Ce travail exercé quotidiennement au cimetière, est rémunéré au prorata, selon la volonté et la générosité de celui ou celle à qui il est rendu « En réalité nous ne gagnons pas de façon régulière. Tout ce que nous recevons comme argent, vient des dons de ceux qui reconnaissent le travail que nous leur rendons. Et là, on peut se retrouver avec 5000 FC, 3000 FC, voire plus, selon le nombre de personnes à enterrer et selon la générosité de ceux qui viennent ensevelir journalièrement les leurs… parce qu’il y a des patrons qui peuvent vous donner même 5 ou 10 dollars, juste après l’avoir aidé à veiller sur son véhicule ou justement après l’avoir orienté en faisant la manœuvre… » Nous explique Gabriel. « En dehors de l’argent, nous pouvons avoir également du bois de chauffage à partir des villes croix ramassées au cimetière. Nous nous en serons pour cuisiner à la maison… ». Poursuit-il.

Travailler au cimetière… par gré ou contrainte ?

Errer sur les rues pour les enfants de la rue, tout comme travailler au cimetière, c’est par contrainte pour la plupart et de gré pour une minorité. Dans une étude-reportage que nous avons réalisée en 2021 sur les raisons de la présence des enfants de la rue dans la rue, certains nous ont relaté qu’ils fouillaient les conditions difficiles aux seins de leurs, et d’autres, ont avoué être gênées de fréquenter les cours et qu’ils se sentaient bien dans la rue qu’ailleurs, car recherchant de l’argent.

A quand remonte cette pratique ?

« En ce qui concerne le travail des enfants dans les cimetières, je confirme que ça date depuis longtemps.  Je me souviens, quand nous allions inhumer nos très chers au cimetière de l’ITIG (Institut des Techniques Industrielles de Goma), nous y trouvions des enfants en train d’arracher des herbes derrière les tombes et d’autres y jouaient le ballon, et nous on avait jamais compris comment ces enfants pouvaient s’amuser de la sorte au cimetière. Mais en les observant, on comprenait que c’étaient des enfants délaissés par leurs familles… » Nous a raconté Jonas Badera SABUNI, parent quadragénaire, habitant de Goma. Curieusement, en dehors de ces taches ci-haut décrites, ces enfants s’occupaient de la garde des véhicules de ceux qui venaient enterrer, poursuit Jonas. « En arrivant au cimetière, ces enfants, ces enfants venaient auprès des propriétaires des véhicules et leur disaient ‘’nda chunga hii gari, nda chunga hii gari,…’’ entendez : c’est moi qui vais garder ce véhicule ! Et au retour, le propriétaire du véhicule donnait 10 FC à l’époque, aujourd’hui c’est l’équivalent de de 1000 FC. Et sous ce rythme, les enfants étaient toujours là, en train de jouer avec des cranes et des ossements des défunts. Nous apprenions que certains dormaient même là-bas » poursuit-il.

Une aide devenue un élément amplificateur ?

Alors que le phénomène s’amplifiait, la situation attirait plus l’attention des bonnes volontés. C’est dans ce contexte qu’un prêtre religieux, de la congrégation des salésiens de Don Bosco, prenait l’initiative de rassembler ces enfants  abandonnés pour leur fournir un apprentissage technique à Ngangi. Mais hélas, certains parents ont commencé à encourager leurs enfants d’aller jouer au cimetière, de se faire récupérer par ce père salésien.

Le quotidien des enfants dans les cimetières,… Pour quelles origines ?

Tout comme le témoignage de Gabriel ci-haut, Jonas Badera situe à trois niveaux, les origines des enfants dans les cimetières : d’abord l’irresponsabilité des parents, qui le plus souvent, ne savent pas prendre correctement en charge leurs enfants. Ensuite, la méchanceté de plusieurs parents, qui le plus souvent, infligent des punitions très dures à leurs enfants si bien qu’ils se trouvent mieux en dehors qu’en famille et enfin, la dislocation des liens nuptiaux par les divorces.

Ainsi, des enfants non scolarisés, des enfants non encadrés, des enfants punis sévèrement dans leurs familles,… ont plus de chance d’errer dans les rues et / ou dans des cimetières, soit dans des commerces de rue, à la merci des toutes les intempéries de la cité.

Des enfants dans les cimetières,… face au traumatisme spirituel, sanitaire et culturel ?

Culturellement, spirituellement et sanitairement parlant, ces enfants dont le séjour prolongé au cimetière fait maintenant partie du quotidien, sont vraiment affectés.

Sur le plan culturel

Le journaliste Wema MUHINDO Kennedy pense qu’ils violent le sacré et qu’ils sont exposés à une perturbation de la conscience et un déséquilibre  d’esprit. « Quand les enfant commencent à travailler au cimetière, c’est dire  que ces enfants n’ont pas une bonne éducation dans leurs familles d’origines. Soit ils sont délaissés, soit ils y sont envoyés et il y a quelqu’un qui tire des dividendes de ce travail. Des enfants bien encadrés et éduqués, ne peuvent pas s’amuser au cimetière. Et ces enfants n’ont pas un avenir assuré et naturellement ils seront déséquilibrés dans la société. »

Par ailleurs, se référant à sa culture Yira (Nande) dans le contexte du respect des principes sacrés selon la tradition Africaine surtout le respect aux morts, Wema indique que « les enfants ne sont pas associés aux rituels de la mort. Alors, le fait que ces enfants s’amusent au village des morts (cimetière), ils violent déjà les principes culturels du respect aux morts… » Mais KENNEDY pense que le principe du respect aux morts n’est pas universel. Il est souvent influencé par les ethnies et les tribus. «  Vous savez, il y a des peuples pour qui la mort ne représente pas beaucoup de choses. Mais dans notre culture (Yira), la mort c’est quelque chose qui surpasse l’entendement des enfants. Et quand nous fumes des enfants,   et que quelqu’un mourait, on nous interdisait d’aller voir les morts. Et quand passaient ceux qui transportaient le cadavre, on nous enfermait dans la maison….» fait-il savoir.

Sur le plan spirituel et psychique

Le psychoclinicien Semu SIKULI MWENGE Vincent, convainc pour sa part que, le travail au cimetière ne convient pas. « Quand les enfants passent toute une journée au cimetière, allez-y comprendre que les conséquences psycho-sociales ne doivent jamais manquer. Et parmi ces conséquences l’on note une maladie mentale grave l’état post-traumatique, caractérisé par la reviviscence… », Pense Vincent. Outre cela, Vincent ajoute que « pour certaines personnes, pour certains enfants, le fait de regarder un cadavre, cette image reste. Et pour que ça puisse s’effacer de son cerveau, ça prend suffisamment du temps et ça peut même prendre une durée de 6 mois. Et ces images restent, elles reviennent et cela surtout la nuit. Vous trouvez un enfant qui dors et qui est et qui est en train de revivre ce qui s’est passé la journée.  Pour d’autres, cela se traduit par le cauchemar. Pour d’autres, ils vont développer l’agressivité. Vous les trouverez en train de se battre en usant d’un esprit de sadisme : le fait de faire souffrir les autres sans aucune pitié. D’autres encore font preuve des flashs back, la méfiance, les insomnies, ce sont des symptômes que présentent ces enfants…».

Sur le plan social

« Ces enfants qui passent des longs moments dans les cimetières, se livrent souvent à la consommation des substances psychoactives. Tout le temps qu’ils sont là, ils se livrent à la consommation des drogues. Et là au cimetière, ils trouvent beaucoup de plantes et tout cela présente des répercutions très graves sur la santé psychosociale de ces enfants. Et la plupart de ces enfants, vous les trouverez toujours tristes, même en jouant avec les autres, vous trouvez qu’ils ne sont pas de bonne humeur… Et ces répercutions peuvent être à long terme » poursuit Vincent.

Sur le plan sanitaire

« Après le décès, il y a un très grand risque bactériologique et chimique. Il y a des problèmes qui apparaissent immédiatement et cela est lié la contamination due à cette putréfaction. Et cette putréfaction charnelle va jusqu’à entrainer une multiplication qui se dégage sous forme de gaz chimique et ça affecte les personnes qui ne se protègent pas. Voilà pourquoi les cadavres doivent être bien gardés à la morgue et ceux qui sont doivent être bien protégés. Mais aussi dans l’enterrement, l’on utilise le cercueil et on enterre un corps à une profondeur considérable. Et dans le même ordre d’idée, il est conseillé que le cimetière soit placé très loin des habitations. Car lors de la putréfaction des corps, il y a un gaz nocif à la respiration qui se dégage et qui affecte directement les êtres humains… », Explique le Docteur Isaac MUGISHO, médecin directeur de l’hôpital général de Katoyi, en territoire de Masisi.

Dans une étude intitulée « La pollution par les cimetières urbains, Pratiques funéraires et discours médical à Lyon » menée par  Olivier Zeller et publié en 1777 sur cairn.info, l’évidence a été établie que de nombreuses pathologies peuvent résulter du contact et de l’inhalation de miasmes (émanations malsaines provenant essentiellement des substances organiques en décomposition dégagés lors de la décomposition des cadavres :

« Si l’air infecté est appliqué à l’organe de la peau, il y produira des constrictions spasmodiques, des frissons altérés de chaleur d’où s’ensuivra la fièvre. Si cet air pénètre dans les vaisseaux du poumon, il troublera la respiration (…) et la mort s’ensuivra », fait constater cette étude.

La même étude qui cite cette fois-ci les scientifiques Brac et La Bruyère qui eux aussi se referaient aux travaux de Ramazzini, note que les fossoyeurs « étaient sujets aux fièvres malignes, aux morts subites, à la cachexie, à l’hydropisie, et au catharre suffocant ».

Par ailleurs, les travaux de mémoire du professeur Haguenot de la faculté de de Montpellier, dont la publication intervint en 1746 rapportaient que « des pénitents de Lyon avaient été tués par des émanations cadavéreuses dans l’église Notre-Dame ».

En outre, l’eau était présentée comme un « dissolvant, et les miasmes peuvent se communiquer aisément aux puits qui sont dans le voisinage des cimetières et même à ceux qui en sont assez éloignés, surtout à Lyon ou le terrain qui les sépare est communément formé par des terres rapportées à travers desquelles les eaux peuvent filtrer aisément ».

Toutes ces vérités mises en évidence, il est donc sans nul doute opportun de conclure de conclure que les enfants errant tous les temps dans les cimetières, sont exposés aux genres de catastrophes ci-haut décrites. D’où, des précautions, qu’elles soient de nature à empêcher le séjour des enfants dans les cimetières ou de nature à éloigner l’implantation des cimetières des lieux d’habitation s’imposent et doivent préoccuper les services de l’urbanisme.

Des générations sans espoir,… Comment les racheter ?

Des problèmes invoqués en amont dans cette étude, sont aussi à l’inverse, des solutions. Ces solutions peuvent être échelonnées et catégorisées selon les acteurs intervenant dans le secteur de la protection et de la promotion des droits des enfants.

Au niveau familial

Notre interlocuteur Jonas BADERA estime qu’avant tout, il est de la responsabilité des parents de veiller sur le bien-être de leurs enfants. Les querelles inutiles dans les foyers, les divorces et dislocations,… font des enfants victimes collatéraux alors qu’ils ne sont ni de loin ni de près impliqués dans les crises conjugales. Il y a lieu de définir des mécanismes radieux de régler des différends au niveau des foyers, soutient-il.

S’agissant en outre de la nature des sanctions des sanctions et des réprimandes à infliger aux enfants, Jonas estime que les parents doivent mettre un bémol dans leur méchanceté envers les enfants, sinon, face aux enfants délinquants nés de ces genres d’effets, l’Etat n’aura qu’une société des jeunes dépourvus des mœurs pour vivre.

En outre, Vincent pense lui que, vu le fait pour plusieurs enfants de nourrir des envies loin de la hauteur des capacités des parents pour être assouvies, les prédispose à des écuries dépravatrices des mœurs. Il vaut donc mieux d’adapter les besoins et les envies aux revenus.

Au niveau Etatique

« Ce n’est pas aux enfants d’aller étudier le cours d’anatomie dans les cimetières par la manipulation des cranes et ossements des morts…» opine ce psychoclinicien. Pour lui, l’Etat doit prendre des mesures drastiques et contraignantes pour encadrer ces enfants sur qui repose l’avenir de toute nation. Leur scolarisation, leur inscription dans des centres de formation socio-professionnelle,… est une mesure salutaire pour l’avenir de ces enfants. Ce même avis partagé par le Docteur Mugisho, est d’autant plus rassurant pour peu qu’il permet à ces enfants d’avoir une valeur ajoutée pour leur avenir radieux. Le Docteur plaide en revanche pour la délocalisation des cimetières vers des lieux lointains des habitations, mais aussi de les sécuriser par des clôtures.

En somme, il vaut mieux que la problématique d’enfants non encadrée soit attaquée avec une sérosité maximale. Partant d’abord du planning l’Etat devait définir le nombre de naissances à faire par parent selon ses revenus moyens. Cela permettrait des naissances de trop qui risquent de peser sur son économie et la qualité des citoyens à avoir pour bâtir un pays émergent. L’Etat devrait tout de même voir comment à partir des statistiques établies à partir des bureaux de l’Etat civil,  définir une politique d’encadrement des enfants selon les prochaines priorités de la République.

Que fait la division du genre, famille et enfant ?  

Alors que nous cherchions à contacter la division ‘’genre, famille et enfant’’ pour comprendre ce qui se passe autour de la protection des enfants, les responsables de ce bureau nous ont référé au bureau divisionnaire des affaires sociales, auprès de qui nous n’avons malheureusement pas pu décrocher l’entretien.

En agissant de la sorte, la division du genre famille et enfant a laissé convaincre qu’elle, ne s’occupe que de l’enfant vivant dans sa famille et que celui vivant en dehors de ce cadre familial est plutôt placé sous la responsabilité de la division des affaires sociales.

Toutefois, au bureau des affaires sociales, une source anonyme nous a soufflé je cite : « Ce n’est pas  que nous ne parlons pas de la vie des enfants de la rue et ceux qui errent çà et là sans encadrement. Nous en parlons souvent et ça nous préoccupe. Sauf que, pour implémenter toute une bonne vision que nous avons sur ces citoyens vulnérables, il nous faut toute une gamme de paramètres pour y arriver… Et ça ne va pas au gré de la parole… », Nous confiait il y a peu, cette source.

Relayant le ‘’rapport d’analyse de la situation des enfants de la rue en Afrique’’ publié en 2018, knowledge.uclga.org fait constater qu’ils sont plus de 30 millions, ces enfants qui errent dans les rues sans espoir d’avenir. A humanium.org de marteler dans une autre étude publiée en 2011, que les rues du monde renferment plus de 120 millions d’enfants dont 30 en Afrique, 30 autres en Asie et 60 en Amérique du Sud.

 

John TSONGO THAVUGHA GOMA-RDC

Paix dans le monde: les populations face aux divergences, que faire pour rattraper ce but perdu ?

La jeunesse doit jouer un rôle prédominant dans la création de la paix pour un avenir radieux…“. C’est ce que conseille le responsable de la Fondation pour le Règne de la paix, Maître Baraka KOMBI.
Il l’a dit aux élèves de l’Institut ZANER en ville de Goma, ce lundi 16 Mai 2022, journée internationale consacrée à la prière pour la paix et la culture du vivre ensemble.

 C’était lors d’une conférence débat tenue avec ces élèves pour la cause.

Dans son exposé, Maître Baraka s’est plutôt déduit tantôt en conseiller, tantôt en interpellateur.  Son premier mot a d’abord été cet appel à la prise de conscience. “Nous, en tant qu’individus, devons prendre conscience que nous sommes tous membres d’une communauté globale de vie, que nous partageons une mission et une responsabilité communes pour l’avenir de notre planète…”  A-t-il laissé entendre.
L’orateur a insisté sur le rôle qu’a chacun dans l’évolution de la planète, dans un seul but : “aboutir à la paix mondiale“. C’est pour cette raison que chaque citoyen doit faire face à ses responsabilités et obligations.
Par ailleurs, face aux élèves, Maître Baraka s’est désolé que suite aux conflits nés de la conquête et des compétitions pour des ressources limitées et des territoires, avec des effets dévastateurs sur l’environnement global, plusieurs citoyens de par le monde, ont perdu le goût de la vie. Et la paix en souffre énormément. 

Mais que faire exactement pour recouvrer la paix ?

Maître Baraka revient sur son message introductif: la prise de conscience.  ” il est impératif que chaque être humain ressente sa propre responsabilité dans la création de la paix et de l’harmonie. Nous tous avons à nous acquitter de cette mission commune. La paix dans le monde sera devenue réalité lorsque chaque membre de l’humanité aura pris conscience de cette mission commune, lorsque tous nous prendrons le courage et l’engagement d’œuvrer pour ce but commun… la paix !…“. A-t-il opiné.
L’orateur a estimé qu’il est quand-même déplorable qu’en ces jours, l’humanité soit divisée. Cette division qui s’observe  “entre individus, nations et organisations bénéficiant malheureusement du pouvoir, des richesses, des gloires, des savoirs, des technologies et de l’éducation,… et d’autres dépourvus de tout cela…” Sont les premières victimes… Se désole t-il.

Mais pourquoi ne pas surmonter cela ?

L’orateur a estimé qu’en prenant un engagement sérieux, il est possible de surmonter ces dualismes et différences “par un concept totalement nouveau qui sera la base sur laquelle nous nous apprêterons à construire un monde pacifique…“.

 Et que faut-il pour y arriver ?

Le gros passe, estime le Maître, par l’unité dans la diversité. Cette diversité suppose la race, la culture, la langue, l’ethnie et autres. À cela s’ajoute le respect des principes généraux parmi lesquels : le respect pour la vie, le respect pour toutes les différences, la gratitude envers la nature et la coexistence sous toutes ses formes, l’harmonie entre le Spirituel et le Matériel… etc.
De toutes les façons, Baraka a, lors de la conférence, pensé qu’en vertu du respect de ces principes, 
le plus value était de chercher à créer un monde dans lequel toutes les races, tous les groupes ethniques, toutes les cultures, les traditions et mœurs seront respectés. De créer un monde qui puisse être un endroit libre, exempt des discriminations et confrontations sur le plan social, physique et spirituel, un lieu où la diversité est appréciée et prise pour source de bonheur.
Finalement, il faut qu’en tout état de cause, le respect de la nature et de la biodiversité soit de mise. Car la vie de l’homme est une interaction entre lui et son environnement.
John TSONGO THAVUGHA/ Goma-RDC

NIÉE PAR SON PÈRE, ÉVELYNE SE DEPASSE ET EXCELLE DANS L’ART… COMMENT LE PROUVER ?

En ville de Goma, Il est vrai et évident que dans la société d’aujourd’hui, certains enfants sont de plus en plus victimes d’un comportement “irresponsable ” de leurs parents ou tuteurs.
Du refus à l’abandon familial, en passant par la non prise en charge, Évelyne Fildaus en est une. Oui, une de ces filles qui ont été niées par leurs pères…
” Mon père m’a renié, en disant que je n’étais pas sa fille. Il est allé jusqu’à faire un teste d’ADN, malheureusement pour lui, les résultats ont prouvé que j’étais réellement sa fille. Mais il a été catégorique. Et moi, suis allée chercher mes droits. Je l’ai traduit en justice. Mais jusqu’à maintenant, il ne décroche ni mes appels, ni ne me parle...” Explique Evelyne Fildaus, à Pana Radio
Le talent surpasse le traumatisme…
Cette situation m’a certes, touchée, mais je me suis dit qu’il ne fallait pas qu’elle me brise toute une vie, tout un destin… Et je me suis lancée dans le monde de l’art...”. Nous raconte-t-elle.
Peintre, couturière, maîtresse de design, décoratrice,… Une femme phénoménale ?
“Je fais la peinture. Je dessine sur des tableaux, et ces images sont de nature à véhiculer plusieurs messages. Je fais le design, je fais la décoration des maisons, je fais des paillassons de divers genres : ils peuvent être à pierres (cailloux), ou faits à l’aide des tranches d’habits. je confectionne également des sacs à dos, des sacs à main à l’aide des tissus ou d’étoffes divers, je fais la même chose pour des chaussures… voilà en peu de mots, le gros de ce que je fais, mais il y en a tant d’autres…” fait-elle savoir.
D’où part sa vraie carrière ?
La toute première inspiration m’est venue quand je revenais de l’école, traversant la route pour la maison. On a failli m’écraser. Et arrivant à la maison, j’ai essayé de me réimaginer la scène, avant de la retracer sur un tableau sous forme de dessin…”, Se souvient Evelyne Fildaus.
Partie d’abord comme une blague, Évelyne Fildaus a rencontré un certain Faraja, il a renforcé ses capacités, jusqu’à l’enrôler dans un groupe de peintres dénommé << Best décor >>.
Don, talent ou passion, Évelyne et son entourage ne comprennent plus, et le trio mêlé, l’enfolent et l’accompagnent jusqu’à à l’école.
Même à l’école c’était devenu catastrophique. Les enseignants s’étonnaient de moi. Plusieurs fois, pendant que l’enseignant donnait cours, moi étais là, à le dessiner sur un papier. Et quand il le découvrait, sa toute première réaction était de se fâcher puis me mettre à la porte…” Evelyne se souvient encore de tous ces scénarios!
Excellence, renommée, puis Sollicitations…
Quand les gens ont su que j’étais une talentueuse en dessin, nombreux, surtout les couturières, ont commencé à me demander de leur concevoir des modèles…” Lâche Évelyne, comme pour nous retracer l’histoire de son parcours…
Femme, peintre, couturière, designer, décoratrice,… Des métiers pourtant masculins ?
Seule femme dans un groupe de 7 hommes, Fildaus est fière d’être ce qu’elle est devenue. “Ça ne me gène pas en tant que femme, de travailler toute seule parmi tant d’hommes. Même au chantier, je travaille courageusement comme, ou plus qu’un homme et les boss m’apprécient…” Et de poursuivre: “ Ma nature d’être femme, les stéréotypes y relatifs, les présenteurs diverses tentant de me séparer de ma passion,… ne  m’empêchent jamais de continuer et de tenir fort…” Indique la peintre.
Évelyne,…Une aînée devenue ” père ” de famille ?
Je suis l’aînée de ma famille, suivie de 4 filles et un garçon…”, lâche Évelyne. Toutes les fois que je rentre à la maison, poursuit-elle, ” je reviens avec de quoi manger. Et du coup, suis devenue comme un père de famille...”. Père de famille, car Fildaus joue aux côtés de sa mère, le rôle que jouerait son père, aujourd’hui absent de sa famille.
Une   ” petite ” femme pour un grand rêve ?
Petite en âge mais ” vieille ” en vision, Évelyne Fildaus gagne sa vie grâce à son métier qu’elle aime tant.
Elle fait certes, souvent face à des sollicitations ” d’abus ” sexuels, ses marchandises qui traînent faute des clients, le manque d’atelier fixe pour enraciner son activité,… Sont parmi les difficultés qui font partie de son quotidien…
Mais son rêve est grand : créer un grand centre moderne d’encadrement des jeunes en peinture, design, confection des souliers, et décoration…
Elle a besoin du soutien du gouvernement Congolais et de toute autre personne de bonne volonté, pour accompagner ce vœu, rêve “le plus fou“!
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

NORD-KIVU : PLUS DE 1500 MÉNAGES TOUJOURS EN ATTENTE D’AIDES HUMANITAIRES DANS LE RUTSHURU

Plus de 1500 ménages sont encore dans une nécessité d’assistance dans la région de Rutshuru, conséquences de la récente crise du mouvement du 23 Mars M23, qui a ensanglanté cette région par des attaques à l’endroit des forces armées de la RDC FARDC. Révélation ce mercredi 20 Avril, à Goma, de l’organisation des nations unies pour les réfugiés, UNHCR.
Dans un café de presse organisé en ville de Goma ce mercredi 20 Avril 2022, UNHCR a tout de même annoncé, qu’elle a su assister plus de 500 ménages en leur dotant des abris et quelques biens de première urgence.
Dans la région de Beni par contre, UNHCR dit s’activer à assister les rescapés des massacres, mais elle fait souvent face à la réticence des habitants.
Le niveau d’acceptabilité communautaire des acteurs humanitaires, fait souvent à ce que ces derniers soient limités dans les actions.
Ils sont dans ce cas, affirment-ils, obligés de faire des dons selon les caprices des habitants, comme l’indique le coordonnateur du cluster Abri, au sein de UNHCR, monsieur Pépé SAKOUVOGUI.
“Pour les habitants de Beni, vivre dans des banches, c’est les exposer et les rendre vulnérables en face des assaillants. C’est pourquoi nous avons changé, en leur construisant des abris communautaires. En raison de 6 ménages par abri…”, Explique Pépé.
“Nous avons fait des abris trasitionnels au niveau d’Oicha, Mbau, Mangina, et même dans d’autres entités, sur fond d’ententes entre déplacés et familles d’accueil…” poursuit-il.
“Dans tout ce que nous faisons, nous insistons sur l’implication des autorités politico-administratives, même de la société civile, et même des représentants de la population…”, Souligne pour sa part, Paulin Kalenga de Aides.
Mais côté population, la sécurité durable vaut mieux que les assistances humanitaires. C’est comme ce que pense Christophe Munyagala, habitant de Goma.
“Je dis merci beaucoup à ces organisations pour cette assistance à l’ endroit de nos frères victimes des guerres. Mais, tout ce qui est don, pour moi, m’intéresse très moins. Le Congolais n’a droit ni besoin d’aucun don. Seule la sécurité et la paix durables, lui suffisent. C’est tout !…”. Signe fermement Christophe.
Alors que les autorités compétentes, militaires tout comme civils en collaboration avec les populations tentent de militer pour juguler l’insécurité qui n’a que trop duré dans la région du Kivu et de l’Ituri, les rebelles s’activent également dans leurs camps, à saboter les efforts fournis quoique robustes; et la population ne fait que payer le lourd tribut, de quoi déborder les humanitaires…
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

Nord-Kivu : voici les exploits qui seront réalisés à Masisi, grâce au savoir faire de l’honorable Shadrak Amani

Les habitants du territoire de Masisi peuvent désormais se frotter les mains. Leur territoire sera parmi les plus privilégiés quant à l’exécution du programme des 145 territoires, tel que pronné par le président de la République, son excellence Félix Antoine TSHISEKEDI.

En effet, plusieurs projets d’infrastructures de base dont le marché central de sake, les axes routiers Shasha-Bitonga-Bweremana, Mushaki-Ruvunda, la construction du centre de santé de Kaduki/Sake, et leur addiction en eau potable… seront bientôt réalisés.

C’est ce qu’indique l’élu de Masisi, le député provincial SHADRACK AMANI Mukuba.
Il l’a dit lors de l’arrivée de la délégation des députés provinciaux du Nord-Kivu à Goma chef-lieu de la province du jeudi 24 Mars 2022, lors de leur retour de Kinshasa, où ils ont été rencontrer le chef de l’État, pour discuter des enjeux dévéloppementaux de l’heure.

Le député provincial élu du territoire de Masisi, rapporte que les parlementaires sont partis à Kinshasa sur invitation du chef de l’État, dans l’objectif d’être sensibilisés sur le programme de Développement local de 145 territoires et apporter leurs amendements, avant d’approuver ledit programme, qui vise le développement de la RDC à partir de la base.

L’élu de Masisi dit avoir représenté valablement sa base électorale, en prenant activement part aux différents travaux du séminaire.

<< Même pendant le séminaire nous avons apportés nos amendements à ce programme qui vise le développement durable des territoires, avec l’appui des plusieurs projets d’infrastructures…>> a-t-il laissé entendre.

Le grand notable de Masisi précise tout de même, que ce sont les administrateurs des territoires qui seront chargés de l’exécution de ce très ambitieux programme, et que des agences d’exécution seront mises en place pour recruter les agents qui devront le maître en matériel.

Les élus de Masisi ont profité de leur séjour à Kinshasa, pour rencontrer plusieurs autorités nationales, et là, les plaidoyers en faveur de l’implication de toutes les compétences dans l’éradication de l’insécurité, ont le plus pesé.

Les questions liées à l’Etat de siège en vigueur au Nord-Kivu, les enjeux liés au programme DDRCS (Programme de démobilisation désarmement, réinsertion communautaire et sociale), allusion faite aux rendus de Mubambiro, ont aussi été de la partie, fait savoir le Muteuliwa.

<< L’insécurité à Masisi constitue un véritable goulot d’étranglement pour le développement de chez nous. Si l’insécurité continue, le programme du chef de l’État risque de ne pas être effectif. Ça signifie donc que le chef de l’État doit privilégier la sécurité pour la réussite des différents projets de développement, dans les zones sous menace des rébellions. C’est aussi parmi les points sur lesquels nous avons centrés nos différents plaidoyers auprès des hautes autorités du pays,…>> a rassuré dans sa chute, l’honorable SHADRACK Amani Mukuba député provincial du Nord-Kivu élu de masisi.

ISMAEL MATUNGULU et John TSONGO

Tchad, la traite des personnes : Une pratique inquiétante.

Alors que que l’esclavage est officiellement déjà aboli, il continue à faire son bonhomme de chemin en toute impunité au Tchad sous le regard laxiste des gouvernements.

Du 15eme au 19eme siècle, la traite occidentale a décimé l’Afrique. A la recherche de la main-d’œuvre pour leurs vastes plantations dans les nouvelles colonies des Américains, les Portugais, Hollandais, Anglais, Français, Danois ont déporté 11 millions d’Africains vers les Amériques. C’est ce qu’on a appelé commerce triangulaire (Europe-Afrique -Amerique).

Même si la comparaison n’est toujours pas la raison, cette même pratique abolie plus d’un siècle continue à exister au Tchad. Les victimes sont trompées, enlevées ou déportées pour êtres exploitées par leurs bourreaux. Lire la suite

ECOLOGIE MONDIALE : CE ROLE DE LA RDC POUR RACHETER LE MONDE AU BORD DE L’EXPLOSION ?

Le contexte planétaire actuel dans le monde du climat, fait preuve d’énormes fluctuations de surcroit négatives, car faisant état d’une augmentation des quantités importantes des gaz à effet de serre, rejetés quotidiennement dans l’atmosphère. 

En effet, durant la seule année 2017, les statistiques ont démontrés que 32,84 milliards de tonnes de dioxyde de Carbonne ont été rejetés dans l’atmosphère au niveau mondial. Cette étude que avons consultée, dénote que des trois principaux pollueurs mondiaux, la Chine demeure leader au classement avec 9,26 milliards de tonnes soit 28,2 %, suivie des Etats Unis avec 4,76  milliards de tonnes de CO2 soit 14,4 %, ensuite l’Inde avec 2,16 milliards de tonnes soit 6,6 % des gaz à effets de serre, note Wikipédia.

 Par ailleurs, quoique les sources des gaz à effet de serre soient diverses, des études ont démontrées que le transport en lui seul occupe la deuxième source d’émissions des GES dans l’atmosphère, à en croire le site https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr.

« Avec 13,41 gigatonnes de CO2 émis en 2016 dans le monde, le transport est le deuxième contributeur de gaz à effet de serre, derrière la production d’énergie et d’électricité. Au 1er janvier 2021, le parc automobile se compose de 38,3 millions de voitures particulières, 5,9 millions de véhicules utilitaires légers (VUL), 600 000 poids lourds et 94 000 autobus et autocars en circulation », poursuit le même site qui indique certainement que les quantités des gaz émis au quotidien, grimpent aux fils des temps.

S’il ne faut se contenter que de l’union Européenne du moins en termes des grands usagers des voitures pollueuses, il faut noter ici que l’UE est une pollueuse par excellence. 

« Les transports sont responsables de près de 30% des émissions totales de CO2 de l’Union européenne. Parmi ces émissions, 72% proviennent du transport routier. Les émissions de CO2 issues du transport des passagers varient considérablement selon le mode de transport. Les voitures personnelles sont l’un des principaux pollueurs puisqu’elles représentent 60,7 % des émissions totales de CO2 dues au transport routier en Europe. »…informe le site www.europarl.europa.eu

L’Afrique, l’Asie, tout comme l’Amérique, produisent chacune en ce qui la concerne, des quantités importantes des GES (gaz à effet de serre), mais aujourd’hui, les efforts vont dans le sens de trouver des alternatives holistiques pour faire face au drame engendré par les GES : le réchauffement climatique planétaire.

Comment y arriver ?

L’Union Européenne pour le cas d’espèce, a, dans le cadre de l’accord de Paris sur le changement climatique, pris l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 60 % d’ici 2050, des émissions, il faut le préciser ; dues aux transports par rapport aux niveaux des années 1990.

En revanche, dans le même domaine du transport, les scientifiques ont aux faits, prouvé que les véhicules polluent l’air par l’émission des fumées issues de la combustion du diésel soit de l’essence utilisés par leurs moteurs. Les scientifiques ont alors à cet effet compris, que la mise au point des véhicules électriques est une des solutions palliatives aux problèmes qui se posent. 

En effet, les véhicules électriques reconnus comme moins dangereux vis-à-vis du climat, « ne produisent ni particules fines ni sons durant leur utilisation, si l’éventuel moteur thermique est à l’arrêt. Egalement, ils ne rejettent pas de CO2 dans l’atmosphère » note le site www.futura-scienes.com

Globalement, rapporte toujours futura, «l’impact des véhicules électriques sur l’environnement et la santé publique est bien meilleur que celui des modèles thermiques. Toutefois, il est dépendant de : la chaîne d’approvisionnement en matières premières, la fabrication des éléments du véhicule, la source électrique pour la recharge, l’usage de l’engin, son recyclage en fin de vie …».

La voiture électrique entraîne des économies à l’utilisation, à tel enseigne « qu’en moyenne, effectuer 100 kilomètres en voiture électrique, coûte environ 2 euros en électricité, contre 8,50 euros de carburant avec un modèle diesel équivalent ou 11,50 euros s’il s’agit d’un véhicule à essence »…

Aujourd’hui, loin d’être une véritable panacée, les voitures électriques sont de plus en plus confrontées « aux limites d’une autonomie qui ne dépasse pas les 150 kilomètres. Les constructeurs les plus actifs proposent désormais des voitures électriques dotées d’un rayon d’action supérieur à 250, voire 300 kilomètres, pour essayer de vaincre ces caprices » conclut www.futura-scienes.com.

Dans ce contexte de recours aux véhicules électriques, il faudra en produire plus, pour s’inscrire sur la ligne déjà balisée.

La RDC prête à sauver le monde ? 

A proprement parler, il est impossible de prétendre fabriquer des véhicules électriques sans songer comment obtenir les batteries pouvant les alimenter. Or, c’est la RDC qui demeure le seul pays disposant d’un important gisement du lithium, matière première pour la fabrication desdites batteries. 

Cité par le ministre Congolais en charge de l’industrie, Julien PALUKU KAHONGYA, lors du lancement de la DRC Africa Business Forum, mercredi 24 novembre 2021 à Kinshasa ; une étude menée par Bloomberg, a récemment élucidé que pour investir dans le secteur des batteries électriques aux Etats-Unis, le cout est évalué à environ 117 millions de dollars, 112 millions de dollars pour la Chine et  65 millions de dollars pour la Pologne. Pourtant, il est possible les mêmes types d’investissements en RDC ne peuvent couter qu’autour de 39 millions de dollars, autrement dit le 1/3 du montant investi en Chine et aux Etats Unis.

Ce forum tenu à Kinshasa, était un précurseur de l’installation au pays, d’une usine de fabrication des batteries électriques. Une fois accompli, ce projet fera de la RDC, le plus grand potentiel mondial de fabrication des voitures électriques, et aura ainsi été comme l’a si bien dit la ministre de l’environnement à la cop 26 sur le climat ; pays-solution aux problèmes de réchauffement climatique au niveau planétaire. « Les minerais qui rentrent dans la production des précurseurs des batteries avec une importante valeur économique notamment, le cobalt, le cuivre, le lithium, la manganèse, le nickel et la graphite sont produits en République Démocratique du Congo. Cette approche permettra à la RDC et à l’Afrique de jouer son rôle stratégique dans la transition énergétique et écologique » disait dans un extrait de son discours, le patron de l’Industrie en RDC.

Ce forum, alléguait de plus Julien, «  a pour objectif principal de développer une chaine de valeur régionale autour de l’industrie des batteries électroniques, d’un marché des véhicules électriques et des énergies propres ».

Faut-il d’amblée le dire, la DRC Africa Business Forum, a offert à la RDC, l’occasion de se taper quelques partenaires tant financiers que technique de taille, qui souhaitent consolider ce projet, d’envergure environnementale non négligeable. Pour ne pas les citer, il faut faire allusion à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CA), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque africaine d’export et d’import (Afreximbank), l’Africa finance corporation (AFC), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et AVZ.

Pour matérialiser les résolutions issues de la DRC Africa Business Forum, la République Démocratique du Congo a, il faut le rappeler à finir ; pris une série d’engagements dont la mise en place du conseil des batteries de la RDC. Le rôle de ce conseil sera par ricochet, de piloter la politique gouvernementale, pour la mise en place de la chaine de valeur autour de l’industrie des batteries et véhicules électriques fabriquées des énergies saines et non nocives pour l’environnement.

 

John TSONGO THAVUGHA

 

GOMA / foire Agricole : La fédération des organisations paysannes congolaises FOPAC, sur les pas d’accompagnement des paysans jusqu’à la contractualisation des marchés

La ville de Goma a accueilli ces mardi et mercredi 7 et 8 Décembre 2021, la foire agricole. Cette foire qui vise à mettre en contact les paysans producteurs issus de 6 communautés du territoire de Masisi (Shasha, Bweremana, Karuba, Nyakatale, Kihuma et Burora) à contact avec les potentiels consommateurs qui sont les citoyens ordinaires, les restaurateurs et les tenanciers d’hôtels ; a été organisée par la fédération des organisations paysannes du Congo, FOPAC.

Cette organisation qui a vécu dans les enceintes de l’enclos de Gram, situé à seulement 150 mètres de la station Mutinga sur le tronçon Mutinga-Majengo, a connu la participation de plusieurs agricultrices et agriculteurs venues pour la plupart des communautés ci-haut citées ainsi que certains jeunes entrepreneurs agricoles de la ville, était à sa première expérience, indique Monsieur Luc KANIKI, coordonnateur du projet « Protection et moyens de subsistance »

Foire agricole, pour des faits utiles ?

« Cette foire vise à mettre en contact, les producteurs que nous accompagnons, aux acheteurs de la RDC. Les résultats attendus, c’est la contractualisation. C’est-à-dire, que ces deux acteurs puissent mettre en place, des contrats de travail ». a expliqué le coordonnateur du projet. A ce tout premier jour, plusieurs curieux ont fait le tour des stands d’exposition des différents produits des producteurs. Ce comportement a certainement impressionné Luc KANIKI et cela, de façon positive. «  Même les particuliers sont en train de passer pour visiter les stands d’exposition des produits des agricultrices venues de Masisi. Ça nous intéresse le plus, parce que les gens sont en train d’apprécier les produits. Il y a même ceux qui ont commencé à payer de ces produits, et d’autres promettent revenir pour récupérer d’importantes quantités… » Note KANIKI, au visage souriant, témoignant d’un satisfecit.

La joie des productrices au rendez-vous ?

Plusieurs agricultrices venues exposer leurs produits, ont témoigné avoir enregistré des clients pour les uns, mais d’autres non et affirment attendre, dans l’espoir d’en enregistrer dans les heures suivantes.

« Il y a un client qui venait de payer 5 kilogrammes de mon arachide. Je ne suis pas jusque-là réjouie du climat des activités car toute ma marchandise n’est pas encore écoulée, mais je garde espoir que les choses vont toujours marcher. Il y a plusieurs clients qui sont passés juste inspecter, ils ont néanmoins promis revenir les après-midi pour acheter… » a témoigné Pascaline NGULU, avant que Noel BAHATI ne poursuive « je suis à la foire, je suis venu avec des produits de divers genres, dont le haricot. Les clients viennent voir et visiter nos stands, en inspectant également ce dont nous disposons. Plusieurs promettent revenir ».

Productrice et vendeuse de la pomme de terre en provenance de Katale, Sifa ALICE nous confirme : « Je suis venue à la foire avec 2 sacs de pomme de terre. Jusqu’à l’heure, je viens d’écouler un sac et demi. D’ici peu, j’aurai fini à écouler toute la quantité, je l’espère », affirme-t-elle.

Un méga projet, pour quelles finalités ?

Pendant qu’à l’extérieur sous les stands les agriculteurs (hommes et femmes) confondues, exposaient leurs marchandises, à l’intérieur de la salle, une autre franche d’agriculteurs échangent autour des défis et points forts du projet.

Monsieur Luc KANIKI a à cette occasion, dévoilé l’objectif global du projet. « L’objectif global de notre projet, est d’améliorer la capacité de résilience des membres des différentes communautés où nous exécutons…», nous a-t-il révélé. « Les communautés de Masisi, ont connu et vécu plusieurs soucis et des conflits de guerre,… C’est pour cela que nous organisons ces activités pour leur permettre de résister aux chocs encaissés lors des différentes guerres…»  a renchérit Kaniki.   

Le projet « Protection et moyens de subsistance » a visiblement été d’envergure, qu’il a bénéficié à plus ou moins 18 000 (dix-huit milles)  personnes en raison de 3000 personnes par communauté ciblée. A fait croire Luc.

Un projet aux acquis non négligeables

« Grâce au projet « Protection et moyens de subsistance » il y a lieu de se féliciter des acquis et exploits jamais vécus dans les temps, dans les zones ayant été couvertes. Les preuves sont palpables. Oui, il y a lieu de le reconnaitre,…» justifie Luc KANIKI. « Les agriculteurs que nous accompagnions, ont accru leurs productions par superficie. Pour un hectare de la pomme de terre, les paysans ont commencé à réaliser 19 tonnes contrairement à entre 9 et 12 avant le projet ; pour le haricot on est entre 1500 et 2500 kilogrammes contre 600  ou 800 kilogrammes avant le projet ; pour l’arachide on est entre 1200 et 1500 kilogrammes contrairement à 600 ou 650 kilogrammes à l’hectare auparavant » poursuit KANIKI. Les autres acquis du projet, sont cette fois-ci ceux liés aux différents volets même de l’exécution dudit projet. 

Volet genre 

« Le projet « Protection et moyens de subsistance » a permis l’intégration de l’approche genre, même dans le monde rural »… A fait savoir Adrien BAHIZIRE, de l’ONG Oxfam, l’un des accompagnateurs du projet. « L’approche genre est transversale au sein même d’Oxfam. Toutes les fois que nous exécutons un projet, nous nous assurons que 60 % des femmes sont impliquées. Parce que les femmes sont des véritables actrices du changement. Nous avons d’ailleurs mis en place ce que l’on appelle forum des femmes. Tout cela dénote de notre encagement à promouvoir la femme dans l’exécution de nos projets  » a fait savoir Adrien. « Je suis sûr que la femme a contribué en grande partie dans la réussite de ce projet en cours depuis 2017. Il y a eu vraiment beaucoup d’avancées en matière de genre, et nous avons commencé à enregistrer des femmes qui deviennent cheffes de village et qui nous représentent dans des grands forums et ateliers, »… A-t-il poursuivi et fini.

Volet alphabétisation

Pour venir en appui aux paysannes et paysans en terme d’instruction, FOPAC a, dans l’exécution de son projet, organisé des séances de formation de renforcements des capacités en écriture et lecture. « Je ne savais ni lire ni écrire. FOPAC m’a formée. Je vendais sans savoir si je gagnais ou non. Mais grâce à la FOPAC, je sais lire, écrire et compter. Grace à elle, j’ai maintenant une activité génératrice des revenus propre à moi et je ne dois que dire merci… » a témoigné et reconnu devant le public, Sifa ALICE, venue de Katale.

Augmentation de la production

« Le projet Protection et moyens de subsistance nous a rendu très heureux. Nous avons commencé à enregistrer d’importantes récoltes grâce aux formations nous fournies par la FOPAC. Grace au paquet dénommé « Impact de l’agro-écologie dans la culture de la pomme de terre », nous avons appris comment produire des engrais naturels qui présentent beaucoup d’avantages dont trois sont les principaux. Premièrement, c’est que, ces engrais produits localement ne détruisent pas l’environnement ; deuxièmement ils accroissent la production tout en gardant les propriétés naturelles tant des sols que des récoltes  et troisièmement ils sont moins chers… » A expliqué Delphin SHIRAMBERE venu de la communauté de Shasha.

Commercialisation

FOPAC accompagne ses producteurs jusqu’au niveau du marché pour leur permettre d’écouler leurs produits en toute sécurité. A ce niveau, FOPAC a mis en place la stratégie dite des ventes groupées, qui consiste par ailleurs, à organiser les producteurs de façon à mutualiser les efforts en accumulant les récoltes pour les vendre lorsqu’elles sont en stocks importants. Cela leur permet d’imposer le prix aux acheteurs, contrairement à ce qui se faisait avant, où les consommateurs imposaient leur prix aux pauvres producteurs, à leur grande défaveur malheureusement. « Grâce au système de la vente groupée, nous vendons pendant 4 mois en en 2 saisons, en raison de 2 mois par saison. Et à ce niveau, nous parvenons à réaliser une moyenne de 30 tonnes du moins pour le haricot, sans tenir compte d’autres produits qui sont aussi en quantités importantes dans nos entrepôts. Actuellement, ils sont plus de 600, ces agriculteurs qui ont accepté de se joindre à nous dans la vente groupée au sein de notre coopérative dénommée « Tuji tegemeye »  »… a expliqué Niyitege KAHABYARA Aimable, président de l’association des paysans agriculteurs APA, dans la communauté de Lushebere.

Utilisation des bonnes semences

« Tous les agriculteurs que nous accompagnons et qui suivent les bonnes pratiques que nous leur transmettons produisent mieux. Nombreux d’entre eux ont donc compris l’importance de l’usage de la semence améliorée même si elle est chère. Même dans les cas où elle n’existe pas à la FO¨PAPAC, Beaucoup d’agriculteurs se débrouillent et s’en procurent ailleurs.» a précisé lors de son exposé, l’Ingénieur Samson KIHUNDU de la FOPAC, revenant sur l’impact de l’usage des semences améliorées dans les pratiques culturales.

« Protection et moyens de subsistance » un projet réussi mais aux multiples défis

S’il faut que FOPAC et ses partenaires se félicitent des exploits et acquis du projet, il faut reconnaitre qu’aux cotés, il y a eu des défis majeurs. En effet dans son exposé sur l’état général d’exécution du projet, Adrien, de la structure Oxfam, a soulevé d’énormes difficultés : d’abord celles liées à l’impraticabilité des routes menant vers les lieux d’exécution du projet, alors que le projet n’a pas défini le volet réhabilitation ; Ensuite l’insécurité dans la zone d’exécution,  et En fin, l’arrêt du projet alors que les paysannes et paysans n’ont pas arrêté leur progéniture… A-t-on senti dans les dires d’Adrien.

Fini, le projet ; la soif des agriculteurs maintenue

Alors que le projet prend fin en fin Décembre 2021 prochain, les agricultrices continuent de demander à la FOPAC une gamme de choses à faire. C’est par exemple le cas de Sifa Alice, qui souhaite que FOPAC élargisse ses actions aux autres communautés n’ayant pas été bénéficiaires du projet, pour les mettre également à niveau. Même chose pour Niyitege KAHABYARA, qui veut que la FOPAC s’implique courageusement dans la résolution du problème lié à la surtaxation et les tracaceries dont sont victimes les producteurs, une fois arrivés sur le marché de vente de leurs produits issus des champs.

John TSONGO THAVUGHA GOMA-RDC