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Tensions RDC-Rwanda: Comment annéantir Kigali sans armes en feu ?... Une formule de John TSONGO. - PANA RADIO
Tensions RDC-Rwanda: Comment annéantir Kigali sans armes en feu ?... Une formule de John TSONGO. - PANA RADIO

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Depuis plus de 3 décennies, la RDC, et sa partie orientale en singulier; fait face à une insécurité inédite. La politique, la diplomatie, les armes,… Et autres, aucune de ces stratégies n’a échappé au recours pour tenter de résoudre le problème. Mais hélas ! aucune solution n’en est ressortie jusqu’à présent.

Pendant ces temps côté Congolais, on dénombre des morts, des destructions écosystémiques,… l’on assiste aussi à une naissance, une croissance et une consolidation de la méfiance et un antagonisme vis-à-vis des parties supposées être prenantes au conflit.

La haine gagne malheureusement les peuples qui ont du mal à accepter les populations supposées appartenir aux pays agresseurs.

Face à une gamme de solutions expérimentées sans succès pour aboutir à la désescalade, celle de l’asphyxie économique des agresseurs aura été expérimentée le moins.

Pourtant, il a été démontré dans plusieurs enquêtes et rapports des nations unies, que les principaux acteurs de la boucherie humaine en RDC, sont les composantes du tandem Rwanda-Ouganda, sous le patronage respectif de Paul Kagame et Yoweri Kaguta MUSEVENI, deux béquilles de l’occident et ses alliés, en œuvre d’un côté pour piller les ressources de la RDC sur fonds du sang des innocents Congolais, et de l’autre, pour essayer d’ouvrir grand les vannes de la balkanisation, en vue d’aboutir à l’émiettement du pays qui, une fois rendu fragile à l’instar de l’ancienne union soviétique, du géant Soudan ou de la lubie; aura du mal à se reconstituer et le temps qu’il lui faudra pour y arriver, ou mieux construire chaque partie en tant qu’Etat, les entrepreneurs de la balkanisation en auront suffisamment tiré profit pour s’amasser mystérieusement des richesses du Congo Kinshasa et l’empêcher à jamais de se relever…

Pourtant, la RDC mérite mieux que ça ! Elle mérite mieux que ça, parce elle est la nation de prédilection dont dépend la survie environnementale, économique, technologique, et géopolitique de la planète.

Le plan des pro balkanisation est donc à laminer, à déconstruire et à chambouler…

Des solutions à court, moyen et long terme, ont toujours été envisagées. Mais jamais elles n’ont inclus des châtiments économiques, qui fragiliseraient l’ennemi et le déconnecteraient du pompier de la crise qui n’a que trop duré, avec toutes les retombées néfastes sur les populations civiles Congolaises et les écosystèmes forestiers et naturels du Congo Kinshasa.

Dissoudre Kagame sans passer par les armes ? C’est possible

Même sans recourir aux armes, la RDC peut asphyxier le petit Rwanda par la simple fermeture de ses frontières… Il suffit que Kinshasa décide d’entrer en contact avec les pays externes autres que le Rwanda, pour s’approvisionner en produits manufacturés de première nécessité, où passer hors que le Rwanda, pour approvisionner sa région de l’Est.

Première évidence : Fermer tous les postes frontaliers entre la RDC et le Rwanda…

Il sera question à ce niveau de fermer le poste de Kibumba, la petite et la grande barrière, ainsi que toutes les autres pistes (Makoro) souvent utilisées frauduleusement pour faciliter un commerce clandestin entre les deux pays, côté Nord-Kivu ;

Et les postes de Kamembe, sur le pont Ruzizi 1, celui de Cyangugu, sur le pont Ruzizi 2 à Bukavu et celui de Kamanyola, côté Sud-Kivu.

Dans cette évidence, Kishnasa peut ravitailler Goma et Bukavu via la ligne lacustro-routière: Goma-Burundi-Bukavu-Bukavu-Goma, en évitant de passer par Kigali.

Les préalables sont telles qu’il faut rendre disponibles des avions et bateaux cargos, pour ravitailler les populations de l’Est.

La première conséquence de cette mesure c’est que les citoyens ordinaires Rwandais qui ne vivent que grâce au petit commerce transfrontalier, n’auront plus non seulement où exercer leur petit commerce pour lier les deux bouts du mois, et répondre aux besoins de leurs familles; mais aussi leurs récoltes seront vouées à la pourriture.

Ils auront ainsi du mal à payer les taxes liées à leur activité et ça sera un manque à gagner pour l’économie de leur pays.

L’objectif à ce niveau, est de créer un climat qui va faire à ce que la population Rwandaise se révolte contre ses propres dirigeants, en les poussant par exemple à normaliser les relations diplomatiques avec Kinshasa. Et là, si Kigali fléchit face la pression de sa population, l’enjeu sera tel que, Kinshasa devra contraindre Kigali à retirer ses hommes en armes du territoire congolais, sans quoi Kinshasa restera ferme dans sa décision.

En plus d’affecter négativement la population Rwandaise, cette mesure fera réfléchir la communauté internationale, qui opère toujours sur le dos du Rwanda pour plonger les populations Congolaises dans un perpétuel esclavage. Cette mesure devra également de manière très probable, aboutir à la mort de faim de certains Rwandais. Et à leur tour, elles pourront se révolter contre leur propre gouvernement qui à son tour sera obligé de trouver des solutions et la barbarie dira aurevoir RDC.

Imaginez que le gouvernement Congolais prenne une décision d’interdire ces mamans des « birai ya mihindi ya manguo na vyato » (mamans échangeant des souliers et habits usés contre des bananes plantain et la pomme de terre) d’oeuvrer en ville de Goma. En plus le gouvernement bloque tous les postes frontaliers : Kibumba, grande et petite barrières, Changugu, Kamembe, Kamanyola… Il bloque Bunagana et on rend disponibles des bateaux cargos pour relier Goma-Bukavu-Burundi, via Kamanyola…

Soit on emprunte la voie Tanzanie-Kalemi: soit le port Kalemi, soit l’aéroport Kalemie-Goma-Kalemie, aux travers des avions cargos.

Cette mesure en elle seule, peut faire à ce que l’on aille seulement ramasser des cadavres au Rwanda, résultante directe d’une séquestration qui se traduit par le non accès des populations Rwandaises aux terres Congolaises, leur unique survie. Ça peut même tacitement faucher cette économie construite sur fonds de sang des Congolais, de pillage et de ruse!

Deuxième évidence : interdire sur le sol Congolais, la vente de tout produit issu du Rwanda…

Cette approche consiste à dire non à tout ce qui proviendrait du Rwanda: les viandes non soumises à l’expertise issues du Rwanda et distillées dans les rues de Goma, le ciment (cimerwa), les huiles et autres produits vivriers grâce auxquels les bas peuples Rwandais continuent d’être comptés parmi les vivants.

Que peut coûter cette mesure à l’économie Rwandaise ?

En effet, la RDC absorbe 32,1 % des exportations Rwandaises, d’après une étude de la banque mondiale de l’an 2022. Il est évident que ces chiffres aient connu une évolution significative, ajoute cairn.info, qui a travaillé sur des relations commerciales, sociales et géographiques entre Goma et Gisenyi, il y a peu.

Fermer les postes frontaliers entre le Nord-Kivu et le Rwanda, signifie en d’autres termes, que 15 milles citoyens Rwandais qui traversent la frontière chaque jour côté Goma pour trouver de quoi se nourrir essentiellement (grâce au petit commerce transfrontalier), ou en faisant des activités de coup de main surtout la menuiserie et la maçonnerie dans les chantiers de Goma, sont contraints de vivre au Mont Calvaire…

Sans le Congo le Rwanda n’est qu’une réserve de faune. Sans hommes ni zone vivable. Et les citoyens Rwandais en sont pleinement conscients.

En effet, dans une série d’interviews réalisées avec plusieurs femmes Rwandaises par cairn.info, il a été démontré que l’évidence est telle que les Rwandaises sont en enfer et ont besoin de la RDC pour être comptés parmi des hommes et de surcroît vivants… Sinon, leur place ne pourrait peut-être être qu’au cimetière, s’il faut faire confiance aux données de cairn.info.

Vivre au Rwanda c’est l’équivalent de vivre en enfer ?

« Je vis à côté de Gisenyi, mais c’est quoi la maison sans argent, sans nourriture ? Nous sommes affamés. Les gens au Congo sont bien, il y a beaucoup d’argent à Goma et ils mangent… Ici il n’y a pas d’argent, beaucoup de gens n’ont pas de boulot. Et le gouvernement contrôle ce que nous cultivons. Les haricots sont interdits maintenant, et ils ont détruit nos champs avec les haricots dedans. Seulement le haricot, pas autre chose. Je ne comprends pas pourquoi… Vendre les tomates à Goma me rapporte 300 francs. Avec cet argent, j’achète la farine de manioc », confiait à cairn, une femme villageoise du Rwanda.

Pour ces femmes, poursuit cairn, << la frontière est une bonne opportunité économique pour échapper aux « restrictions économiques prises par les autorités au Rwanda », où le commerce de rue est interdit et où l’État régule selon des « critères très opaques » pour les paysans…>>.

Le Rwanda,… Un non État prêt à sacrifier sa population…

<< L’interdiction du commerce de rue et la stricte régulation de l’agriculture de subsistance, sont deux exemples parmi de nombreuses mesures contenues dans le projet des dirigeants rwandais pour « réformer » la société rurale…>> écrivait déjà Ansoms en 2009.

GoR écrivait pour sa part par exemple en 2000, que dans plusieurs villages du Nord-ouest de Kigali, l’État imposait aux villageois l’achat des scandales et/souliers au détriment de la nourriture. Et cela, « était souvent par conséquent, et accroissait le fossé entre les villes et les campagnes « en laissant de côté les pauvres… », renchérissait encore Ansoms, l’an 2008.

En outre, << les relations tendues entre l’État et la société au Rwanda sont illustrées par le fait que les femmes commerçantes acceptent facilement les difficultés qu’elles rencontrent en vendant dans les rues de Goma…>>, affirmait aussi Chimanuka dans un article écrit en 2010. Dans le même ordre, Cairn.info revenait pour ajouter paraphrasant une Rwandaise que je cite : « Ces Congolais sont de très bons enfants. Ils prennent tout ce que tu leur donnes, même 50Frw. Ok, tu auras des problèmes sérieux à la frontière si tu n’as rien à leur donner. Mais tu peux les mentir, tu peux cacher ce que tu as réellement. Je préfère me quereller avec les Congolais plutôt que de ne rien faire au Rwanda… » fin de citation. Toutes ces affirmations portent sans doute à croire, que s’ils le pouvaient, plusieurs Rwandais auraient déjà décidé de devenir Congolais. Car leur pays est un enfer, à en croire leurs propres témoignages.

Le Rwanda, une économie la plus fragile mais vantée ?

Avec seulement 1,874 milliard de US$ des recettes publiques d’après les études de la banque mondiale rendues publiques en 2017, le Rwanda n’aurait normalement aucune leçon à donner à quiconque, encore qu’en 16,1 % les recettes publiques dans son budget, proviennent des subventions extérieures. son budget de l’exercice 2021-2022 en est la preuve, à en croire toujours la banque mondiale, qui cite le ministère rwandais des Finances et de la Planification économique.
Dans ce contexte d’une économie Rwandaise d’incertitude, si la crise actuelle en RDC se répand aux pays voisins, avec l’Ouganda et le Kenya << qui se mobiliseraient pour protéger leurs frontières, avec dans ce cas un sérieux coup de frein au développement du secteur minier en RDC, du projet phare du Rwanda (Kigali Innovation City) ainsi que du projet pétrolier du lac Albert en Ouganda; il va suivre une croissance économique « nettement plus faible » et des risques plus élevés pouvant aboutir à l’instabilité politique à plus long terme…>>, d’après un scénario pensé par Fitch Solutions, cité par jeune Afrique.

Le plus pire pour le Rwanda, sera la déliquescence des liens régionaux…

Dans ce scénario qualifié de « plus sévère », si à l’allure où vont les choses, une solution durable ne sera pas trouvée entre la RDC et le Rwanda, << les liens régionaux s’affaibliront considérablement dans les années à venir – il est même possible que l’EAC éclate. Il y aurait alors, beaucoup moins de coopérations sur les menaces sécuritaires, et la réduction des échanges commerciaux ralentira le développement économique en Afrique de l’Est », prévient en outre l’institut de notation, relayé toujours par Jeune Afrique.

Pourtant, au sein de l’EAC, la RDC apporte plus de 28 % des gains réalisés via ses importations, alors que ses exportations ne sont chiffrées qu’à 5 %, rapporte jeune Afrique, dans un de ses articles publiés en mi 2022.

Ce qui de plus, explique et démontre que des dures décisions que pourrait prendre la RDC pour s’assumer en tant qu’Etat, éclaterait l’EAC, ou alors la viderait de toute substance. C’est donc un aspect que l’Etat Congolais devait exploiter pour s’affirmer et imposer la paix dans sa région de l’Est.

Et c’est quoi même cette économie Rwandaise sans l’or Congolais ?

Le profil commercial du Rwanda de l’an 2022 peint par la banque mondiale et relayé par Jeune Afrique, classe l’or comme principal produit d’exportation de ce pays, à hauteur de 26,1 % de la valeur des produits exportés.

Le même profil commercial classe le Rwanda, premier pays exportateur en 90%, des quantités de coltan (principale source du tantale), d’étain et de tungstène, trois minerais plus connus sous l’appellation « minerais 3T », à en croire Global Witness, dans l’une de ses études publiée en juillet 2022.

Mais hélas, tous ces minerais, dénonce l’ONG Global Witness, exportés par le Rwanda, sont introduits illégalement dans ce pays à partir de la RDC.

D’ailleurs, comme pour abonder dans le même sens que Global Witness, uviraonline.com, dénonçait récemment qu’ << il n’y avait jamais eu de gros nouveaux gisements découverts ou entrés en production avant 2018 ou même jusqu’à ce jour. L’or en question (or exporté par le Rwanda) est alors exporté en tant que produit d’exportation domestique et non en tant que produit réexporté…>>, c’est qui est une ruse économique ou une « rédhibition commerciale ».

Outre l’or et le minerais du 3 T, il est Curieux que lorsqu’on observe les exportations de la RDC pour la même année (2022), regrette de plus uviraonline.com, << le cuivre raffiné qui représente 3,63 mds USD), le cobalt (3, 38 mds USD), le minerais de cuivre (1,18 mds USD), le minerais de cobalt (853 mds USD) et le pétrole brut (386 mds USD). L’or ne figure pas sur le mercurial des exportations minières du pays…>>, regrette uviraonline, alors que la RDC renferme des gisements aurifères énormes.
Le niobium, le tantalum, le vanadium et le zirconium non plus, poursuit uviraonline, ne figurent nulle part. En tout cas, les chiffres du ministère congolais des mines ne mentionnent pas d’exportations d’or ou de niobium vers le Rwanda, regrette cette source, qui condamne et dénonce le pillage des ressources minières de la RDC par le Rwanda.
Après avoir suffisamment pillé les minerais Congolais sans être inquiété, le Rwanda a finalement obtenu en 2020 à l’hôtel Serena en ville de Goma, un accord lui permettant de raffiner l’or Congolais et l’exporter en tant que producteur. Depuis lors, l’or est ainsi devenu le principal produit d’exportation du Rwanda. ce qui qui sincèrement, inquiète.
D’après les données de l’Observatoire de la Complexité Économique (Observatory of Economic Complexity) de 2018, le Rwanda a exporté pour 970 millions USD. Jusque-là rien d’anormal. Par contre, d’un simple coup de regard jeté sur la composition de ces exportations, il s’aperçoit qu’il s’agit (dans l’ordre de grandeur décroissant):
– De l’or : 637 millions USD
_ Des minerais: du niobium, du tantalum, du vanadium et du zirconium: 67.7 millions USD
– Du café: 66,4 millions USD
– De la cassitérite: 60,7 millions USD
– Du thé: 56,1 millions USD
Si pour le café, la cassitérite et le thé ces chiffres sont conformes à la production du pays depuis plusieurs décennies, précise l’observatoire, pour l’or, la valeur des exportations tranche totalement avec le profil non conforme, regrette l’observatoire.

Analyse : la RDC fait peser l’économie de l’EAC à plus de 28 %, elle consomme 32,1 % des exportations Rwandaises et offre au Rwanda 26,1 % de son bagage global d’exportation essentiellement minière. Le retrait ou la méfiance de la RDC vis-à-vis de l’EAC, fera perdre à cette communauté des états d’Afrique de l’est, jusqu’à 28 % de ses gains. La RDC, une fois décidée de dissoudre le Rwanda, il lui suffira de supprimer les 26,1 % de son or, et bouder la consommation de 32,1 % des produits exportés des milles collines. Cette économie chuterait librement de 100 à 58,2 % et ce sera la mort du Rwanda.
Cette approche, ne doit pas cependant dés attentionner la RDC de la nécessité de construire sa propre usine d’armements, de la formation de 10 % de sa population en militaires, de la construction du mur mitoyen entre et les Etats qui l’agressent le plus, mais aussi se retirer de l’EAC, ou encore recourir aux cerveaux non exploités des Congolais, pour résoudre ses propres problèmes et défendre permanemment son intégrité territoriale, toujours victime des attaques.

John TSONGO / Goma-RDC

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