GOMA: LES JEUNES APPÉLÉS À PRENDRE DES SAGES DÉCISIONS QUI ENGAGENT LA VIE CLIMATIQUE DU MONDE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN

GOMA: LES JEUNES APPÉLÉS À PRENDRE DES SAGES DÉCISIONS QUI ENGAGENT LA VIE CLIMATIQUE DU MONDE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN

Jeunes, prenez des sages décisions climatiques, car la vie environnementale de la planète d’aujourd’hui et de demain en dépend…

C’est par ces mots que les jeunes réunis au sein de la structure “Extinction rebellions et AJVDC “, se sont adressées à la communauté estudiantine de l’Université de Goma UNIGOM, ce vendredi 5 Novembre 2021 en ville de Goma.

Ces jeunes membres de la société civile environnementale, disent agir ainsi, pour inciter la jeunesse non seulement à s’approprier la question de lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi et surtout, à interpeler les dirigeants Congolais à impliquer les jeunes dans l’exécution des projets visant à faire face au réchauffement climatique; encore que la RDC est un pays-solution aux problèmes climatiques qui secouent le monde…

Au delà de cette exhortation à l’endroit des jeunes universitaires, ces animateurs de la structure Extinction rebellions et AJVDC, disent avoir adressé une lettre au ministère de l’environnement, l’appelant à bien canaliser les fonds crédit-carbone vers les problèmes réels des citoyens ordinaires.

Se référant au parc national des Virunga, aujourd’hui menacé non seulement par les entreprises d’exploitation du pétrole, mais aussi par la pression des autochtones à la recherche du bois de chauffe, de construction et de la braise, ces jeunes ont démontré aux universitaires, les grands dangers auxquels sont exposés les communautés riveraines…

Virunga, est un patrimoine environnemental qui, une fois bien géré, générerait plus de revenus par le tourisme que par son exploitation pétrolière, soutient Pascal MIRINDI, l’un des orateurs du jour ; qui est revenu pour autant, sur l’ampleur des dangers qui découleraient de l’exploitation pétrolière de cette aire…

Nous sommes venus sensibiliser les jeunes sur la nécessité qu’il y a de s’impliquer dans les questions de protection environnementale. S’agissant de l’exploitation pétrolière dans le parc des Virunga, cette démarche est très suicidaire non seulement pour les communautés riveraines mais aussi pour les espèces tant animales que végétales du parc. L’exploitation du pétrole est néfaste sur tous les plans : sur le plan écologique, le parc perdra plus de 85 % de sa surface. Ensuite, les déchets d’exploitations de ce pétrole seront déversés dans les eaux du lac Édouard et vont entraîner la mort des espèces aquatiques. Et enfin, nous savons que dans les zones d’exploitation pétrolière il y a toujours une insécurité grandissante. Les communautés n’ayant pas été associées à la gestion de ce produit, ont toujours tendance à se révolter en se constituant en milice. Bref, l’avantage économique de l’exploitation pétrolière dans les Virunga, ne peut bénéficier qu’aux dirigeants et non à la population… a expliqué Monsieur Pascal MIRINDI.

Intervenant au compte de l’association des jeunes volontaires pour le développement AJVDC, Monsieur Justin MUTABESHA est de son côté, revenu sur la nécessité qu’il y a de sensibiliser les communautés locales sur les dangers liés à l’utilisation des énergies fossiles, en vogue dans le monde.

Nombreux des étudiants sensibilisés, sont ceux qui ont souhaité donner leurs avis, c’est le cas d’Eliane Feza qui a lâché : << Cette sensibilisation a sa raison d’être, en ce sens que nous sommes tous appelés à protéger l’environnement. Je pense que les étudiants ont aussi leur part de responsabilité dans cette protection de l’environnement…>> et à Samuel MUZEE d’ajouter << j’accorde un très grand sens à l’environnement. Et notre parc national des Virunga étant l’un des réservoirs de la flore, nous sommes sensés le protéger. Car une fois cet écosystème détruit, nous ne saurons pas faire face au réchauffement climatique…>>, a t-il laissé entendre.

Une fois son pétrole exploité, le parc national des Virunga perdrait plus de 85 % de sa superficie.

Les eaux du lac Édouard en revanche, partie intégrante de ce parc et constituant le grand réservoir d’eaux douces en Afrique centrale; perdront leurs espèces aquatiques.

“Extinction rebellions et AJVDC” trouvent en cela, une totale contradiction, en ces jours où tous les États du monde s’engagent à faire courageusement face au réchauffement climatique, devenu aujourd’hui plus qu’une urgence mondiale.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

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