Nord-Kivu : Mise en place du plan d’aménagement et de gestion du bassin hydrographique du lac Kivu, GIZ et ABAKIR à l’œuvre

Nord-Kivu : Mise en place du plan d’aménagement et de gestion du bassin hydrographique du lac Kivu, GIZ et ABAKIR à l’œuvre

La ville de Goma (Province du Nord-Kivu en RDC), a abrité du Jeudi 25 à ce Vendredi 26 Aout 2022, un atelier sur “la gestion de la biodiversité et des écosystèmes du bassin du Lac-Kivu de la ville de Goma”.

Cet atelier organisé par l’autorité du bassin du lac Kivu et de la Ruzizi (ABAKIR ndlr) partenaire de la Deutsche Gesellschaft fur International Zusammenarbeit, « GIZ », dans la mise en œuvre du projet « d’Appui à la gestion intégrée des eaux transfrontalières du lac Kivu et de la rivière Ruzizi », a réuni une cinquantaine des personnes qui ont réfléchi 48 heures durant, autour de “la gestion de la biodiversité et des écosystèmes du bassin du Lac-Kivu de la ville de Goma”.

Un atelier pour quelle catégorie sociale ?

Parmi les catégories de personnes conviées à cette séance, figuraient les chefs des divisions provinciales de l’environnement, de l’agriculture ; de la pêche ; du transport et voies de communication ; de la santé ; des ressources hydrauliques et électricité ; la force navale ou encore la police lacustre et nombreuses autres parties prenantes actant dans le domaine lacustre.

Un atelier avec un objectif bien cadré !

L’atelier en soi, vise à renforcer les capacités des différentes parties prenantes, sur la nécessité qu’il y a de constituer un noyau d’acteurs capables de veiller efficacement sur la bonne gestion de l’écosystème du Kivu et de la Ruzizi, et le maire de Goma, le commissaire supérieur principale Kabeya MAKOSA François l’a même résumé en une « élaboration  des instruments de gestion incluant un plan d’action et un schéma directeurs, d’aménagement et de gestion du bassin hydrographique du lac Kivu ».

Pourquoi former les parties prenantes à la gestion du bassin ?

Revenant sur la présentation du projet au nom de la GIZ, le conseiller technique à la matière, Monsieur Manassé LWIMO (GIZ Nexus WEF/Kivu Project), a dévoilé l’objectif global du projet qui est entre autre : « l’Amélioration de la gestion hydraulique opérationnelle du bassin du Kivu ».

C’est au cours de cette étape qu’il a révélé que l’approche « renforcement des capacités des parties prenantes à la gestion du bassin » était l’une des actions que prévoyait le projet.

3 ans d’exécution du projet,… Pour quel impact ?

Quant à ce point, Manassé est revenu sur les acquis du projet, évoquant notamment l’étude de base à rapport avec la gestion de base du Lac-Kivu, la mise sur pied, du plan d’action stratégique sur le bassin, et le renforcement des capacités des parties prenantes à la gestion du bassin à Goma, Bukavu, Minova, Nyabibwe et Bweremana, coté RDC, et Rubavu coté Rwanda, et enfin, la mise en œuvre des projets de gestion rationnelle des déchets qui contribuent pour beaucoup, à la pollution de l’écosystème lacustre du Kivu.

Secteurs clés du projet

Manassé LWIMO a fait savoir que ce projet exécuté par l’ABAKIR, intervient dans l’amélioration de l’accès à l’eau ; l’exploitation et le développement de l’hydro-électricité ; et l’agriculture qui inclue l’agriculture au vrai sens et la lutte contre les érosions sur les bassins versants du lac Kivu.

Partenariat GIZ-ABAKIR, une affaire de la mairie de Goma ?

Dans son allocution prononcée jeudi à l’occasion de l’ouverture de l’atelier, le Maire de Goma, le Commissaire supérieur Principal Kabeya MAKOSA François, a fait sien le projet, en allant jusqu’à appeler sa population à plus de responsabilités dans la gestion des eaux du Lac-Kivu, qu’il qualifie d’unique ressource hydrique dont elle dispose.

C’est d’ailleurs ainsi, qu’il a demandé à tout citoyen de Goma de s’abstenir de jeter dans les eaux du Lac-Kivu, tout ce qui rendrait le insalubre, allusion faite aux déchets de tout genre, y compris plastiques et tranches de fer.

Pour autant, l’autorité urbaine a émis le vœu de voir les participants à cet atelier “élaborer des instruments de gestion incluant un plan d’action et un schéma directeurs, d’aménagement et de gestion du bassin hydrographique du lac Kivu.”

Il a enfin signifié que la bonne sauvegarde du bassin du Lac-Kivu qui constitue par dessus tout, une eau transfrontalière, « vise l’échange des informations et des données; la gestion intégrée et durable des eaux transfrontalières; la mise en œuvre des programmes et projets communs et du soutien multilatéral de la gestion des eaux;… » Tel que le veut d’ailleurs, la loi numéro 15/026, portant sur la gestion de l’eau, du 31 Décembre 2015.

GIZ partie, ABAKIR prend la relève ?…

Amorcé l’an 2019, le projet « d’Appui à la gestion intégrée des eaux transfrontalières du lac Kivu et de la rivière Ruzizi », prend fin en Octobre 2022. Et pour assurer sa continuité, le coordonnateur adjoint chargé de programme au sein de l’ABAKIR, Monsieur Charles HAKIZIMANA croit savoir que plusieurs projets visant à transformer les déchets plastiques en pavés, en briques et autres objets divers, seront toujours  financés dans le but de faire efficacement face à la pollution plastique des eaux du Lac-Kivu. Tout cela, dans le but de « diminuer la pollution dans le bassin et augmenter la quantité et la qualité de l’eau ». Charles a également fait savoir, que l’ABAKIR, se bat toujours jusqu’ici, pour chercher à obtenir sa ratification par les Etats sous son influence, en l’occurrence la RDC, le Burundi et le Rwanda.

John TSONGO THAVUGHA / GOMA-RDC

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