ECOLOGIE MONDIALE : CE ROLE DE LA RDC POUR RACHETER LE MONDE AU BORD DE L’EXPLOSION ?

ECOLOGIE MONDIALE : CE ROLE DE LA RDC POUR RACHETER LE MONDE AU BORD DE L’EXPLOSION ?

Le contexte planétaire actuel dans le monde du climat, fait preuve d’énormes fluctuations de surcroit négatives, car faisant état d’une augmentation des quantités importantes des gaz à effet de serre, rejetés quotidiennement dans l’atmosphère. 

En effet, durant la seule année 2017, les statistiques ont démontrés que 32,84 milliards de tonnes de dioxyde de Carbonne ont été rejetés dans l’atmosphère au niveau mondial. Cette étude que avons consultée, dénote que des trois principaux pollueurs mondiaux, la Chine demeure leader au classement avec 9,26 milliards de tonnes soit 28,2 %, suivie des Etats Unis avec 4,76  milliards de tonnes de CO2 soit 14,4 %, ensuite l’Inde avec 2,16 milliards de tonnes soit 6,6 % des gaz à effets de serre, note Wikipédia.

 Par ailleurs, quoique les sources des gaz à effet de serre soient diverses, des études ont démontrées que le transport en lui seul occupe la deuxième source d’émissions des GES dans l’atmosphère, à en croire le site https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr.

« Avec 13,41 gigatonnes de CO2 émis en 2016 dans le monde, le transport est le deuxième contributeur de gaz à effet de serre, derrière la production d’énergie et d’électricité. Au 1er janvier 2021, le parc automobile se compose de 38,3 millions de voitures particulières, 5,9 millions de véhicules utilitaires légers (VUL), 600 000 poids lourds et 94 000 autobus et autocars en circulation », poursuit le même site qui indique certainement que les quantités des gaz émis au quotidien, grimpent aux fils des temps.

S’il ne faut se contenter que de l’union Européenne du moins en termes des grands usagers des voitures pollueuses, il faut noter ici que l’UE est une pollueuse par excellence. 

« Les transports sont responsables de près de 30% des émissions totales de CO2 de l’Union européenne. Parmi ces émissions, 72% proviennent du transport routier. Les émissions de CO2 issues du transport des passagers varient considérablement selon le mode de transport. Les voitures personnelles sont l’un des principaux pollueurs puisqu’elles représentent 60,7 % des émissions totales de CO2 dues au transport routier en Europe. »…informe le site www.europarl.europa.eu

L’Afrique, l’Asie, tout comme l’Amérique, produisent chacune en ce qui la concerne, des quantités importantes des GES (gaz à effet de serre), mais aujourd’hui, les efforts vont dans le sens de trouver des alternatives holistiques pour faire face au drame engendré par les GES : le réchauffement climatique planétaire.

Comment y arriver ?

L’Union Européenne pour le cas d’espèce, a, dans le cadre de l’accord de Paris sur le changement climatique, pris l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 60 % d’ici 2050, des émissions, il faut le préciser ; dues aux transports par rapport aux niveaux des années 1990.

En revanche, dans le même domaine du transport, les scientifiques ont aux faits, prouvé que les véhicules polluent l’air par l’émission des fumées issues de la combustion du diésel soit de l’essence utilisés par leurs moteurs. Les scientifiques ont alors à cet effet compris, que la mise au point des véhicules électriques est une des solutions palliatives aux problèmes qui se posent. 

En effet, les véhicules électriques reconnus comme moins dangereux vis-à-vis du climat, « ne produisent ni particules fines ni sons durant leur utilisation, si l’éventuel moteur thermique est à l’arrêt. Egalement, ils ne rejettent pas de CO2 dans l’atmosphère » note le site www.futura-scienes.com

Globalement, rapporte toujours futura, «l’impact des véhicules électriques sur l’environnement et la santé publique est bien meilleur que celui des modèles thermiques. Toutefois, il est dépendant de : la chaîne d’approvisionnement en matières premières, la fabrication des éléments du véhicule, la source électrique pour la recharge, l’usage de l’engin, son recyclage en fin de vie …».

La voiture électrique entraîne des économies à l’utilisation, à tel enseigne « qu’en moyenne, effectuer 100 kilomètres en voiture électrique, coûte environ 2 euros en électricité, contre 8,50 euros de carburant avec un modèle diesel équivalent ou 11,50 euros s’il s’agit d’un véhicule à essence »…

Aujourd’hui, loin d’être une véritable panacée, les voitures électriques sont de plus en plus confrontées « aux limites d’une autonomie qui ne dépasse pas les 150 kilomètres. Les constructeurs les plus actifs proposent désormais des voitures électriques dotées d’un rayon d’action supérieur à 250, voire 300 kilomètres, pour essayer de vaincre ces caprices » conclut www.futura-scienes.com.

Dans ce contexte de recours aux véhicules électriques, il faudra en produire plus, pour s’inscrire sur la ligne déjà balisée.

La RDC prête à sauver le monde ? 

A proprement parler, il est impossible de prétendre fabriquer des véhicules électriques sans songer comment obtenir les batteries pouvant les alimenter. Or, c’est la RDC qui demeure le seul pays disposant d’un important gisement du lithium, matière première pour la fabrication desdites batteries. 

Cité par le ministre Congolais en charge de l’industrie, Julien PALUKU KAHONGYA, lors du lancement de la DRC Africa Business Forum, mercredi 24 novembre 2021 à Kinshasa ; une étude menée par Bloomberg, a récemment élucidé que pour investir dans le secteur des batteries électriques aux Etats-Unis, le cout est évalué à environ 117 millions de dollars, 112 millions de dollars pour la Chine et  65 millions de dollars pour la Pologne. Pourtant, il est possible les mêmes types d’investissements en RDC ne peuvent couter qu’autour de 39 millions de dollars, autrement dit le 1/3 du montant investi en Chine et aux Etats Unis.

Ce forum tenu à Kinshasa, était un précurseur de l’installation au pays, d’une usine de fabrication des batteries électriques. Une fois accompli, ce projet fera de la RDC, le plus grand potentiel mondial de fabrication des voitures électriques, et aura ainsi été comme l’a si bien dit la ministre de l’environnement à la cop 26 sur le climat ; pays-solution aux problèmes de réchauffement climatique au niveau planétaire. « Les minerais qui rentrent dans la production des précurseurs des batteries avec une importante valeur économique notamment, le cobalt, le cuivre, le lithium, la manganèse, le nickel et la graphite sont produits en République Démocratique du Congo. Cette approche permettra à la RDC et à l’Afrique de jouer son rôle stratégique dans la transition énergétique et écologique » disait dans un extrait de son discours, le patron de l’Industrie en RDC.

Ce forum, alléguait de plus Julien, «  a pour objectif principal de développer une chaine de valeur régionale autour de l’industrie des batteries électroniques, d’un marché des véhicules électriques et des énergies propres ».

Faut-il d’amblée le dire, la DRC Africa Business Forum, a offert à la RDC, l’occasion de se taper quelques partenaires tant financiers que technique de taille, qui souhaitent consolider ce projet, d’envergure environnementale non négligeable. Pour ne pas les citer, il faut faire allusion à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CA), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque africaine d’export et d’import (Afreximbank), l’Africa finance corporation (AFC), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et AVZ.

Pour matérialiser les résolutions issues de la DRC Africa Business Forum, la République Démocratique du Congo a, il faut le rappeler à finir ; pris une série d’engagements dont la mise en place du conseil des batteries de la RDC. Le rôle de ce conseil sera par ricochet, de piloter la politique gouvernementale, pour la mise en place de la chaine de valeur autour de l’industrie des batteries et véhicules électriques fabriquées des énergies saines et non nocives pour l’environnement.

 

John TSONGO THAVUGHA

 

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