Archive mensuelle 17 septembre 2022

Nord-Kivu : les forêts du Nord-Kivu périssent alors que la solution existe ! Pourquoi ? Un panel du Journaliste John TSONGO

La ville de Goma (province du Nord-Kivu en RDC) a accueilli ce samedi 17 Septembre 2022, sa toute première édition environnementale dénommée « Expo vert ». L’objectif était, selon Glody TAMBWE coordonnateur de la commission de son organisation, sensibiliser les différents acteurs à s’approprier les questions liées aux enjeux environnementaux, s’approprier la lutte contre la pollution, en vue d’obtenir d’ici 2030, une ville de Goma « Zéro déchet ». Au cours de cette activité qui a vécu dans les enceintes du stade paralympique en plein cœur de la ville, plusieurs thèmes ayant trait au réchauffement climatique, le plantage d’arbres, les enjeux de l’exploitation du pétrole,… ont été au rendez-vous.
Pendant ce temps, le Journaliste environnementaliste John TSONGO, membre de la plateforme Africa 21, regroupant un réseau des journalistes Africains amis de l’environnement ; a été invité comme panéliste. Il a centré son exposé autour du thème :
« IMPACT DE LA NON EXPLOITATION DU GAZ METHANE DU LAC-KIVU SUR LES ECOSYSTEMES FORESTIERS DU NORD-KIVU »
Voici ci-dessous, l’intégralité de la matière qu’il a offerte à ceux qui ont pris part à cette édition de l’environnement.

Brève présentation du lac-Kivu

Photo prise par Déodatte BAHATI

Avec plus d’1,5 millions d’habitants, la ville de Goma est située entre le parc national des Virunga au Nord, et le lac Kivu au Sud. D’une superficie de de 2 412 km², et d’une profondeur de plus ou moins 275 m, le Lac Kivu se situe à une altitude de 1 462 m au-dessus du niveau de la mer et ses bassins-versants environnants peuvent atteindre une altitude maximale de 4 507 m. Ses profondeurs moyenne et maximale sont respectivement de 240 m et de 485 m. Il est divisé par la grande île Idjwi (279 km²) et contient plus 560 milliards de m³ d’eau.

Potentiel en gaz du Lac Kivu

Dans un document de 1958, intitulé je cite : « Données pour la mise en valeur du gisement de méthane du lac Kivu », Georges Borgniez Ingénieur a.i. (ad intérim) et conseiller à la régie de distribution d’eau et d’électricité du Congo et du Rwanda-Urundi avait dégagé des valeurs approximatives en gaz dans le Lac-Kivu sont variables:

  •  270 milliards de m3 d’anhydride carbonique (CO2) ;
  • 61 milliards de m³ de gaz méthane (CH4) ;
  • 1 milliard de m³ d’hydrogène sulfuré (HgS) correspondant à 1,4 million de tonnes de soufre ;
  • 10 milliards de m³ d’azote (Nj) ;
  • 10 millions de tonnes de phosphates ;
  • 455 millions de tonnes de sels divers : de soude, de potasse, de magnésie et de chaux.

Les études ont par ailleurs démontré que dans la mesure où ces trois derniers gaz seraient ramenés à la surface du lac, ces eaux de profondeur dégageraient naturellement environ (aux conditions locales) :

  • 190 milliards de m³ de CO2 ;
  • 57 milliards de m³ de gaz méthane CH4 ;
  • 4 milliards de m³ de Ng.

Potentiel énergétique du Lac Kivu

Si les prévisions des experts sont respectées, le Lac-Kivu pourrait générer jusqu’à 500 MW d’électricité en une quarantaine d’années.
Et cette énergie pourrait permettre à la RDC de relever ses principaux défis économiques, notamment celui de l’industrialisation. La RDC a tout intérêt d’accroître considérablement sa production d’électricité pour se rassurer que d’un côté elle fait face au faible taux d’électrification de son territoire, ce qui affecte son domaine industriel, et de l’autre, elle endigue la coupe du bois en amenant sa population au point de migrer de l’énergie fossile vers les énergies renouvelables. Cela lui permettrait également de sauvegarder ses forêts.

La question de dénudation des sols autour du bassin du Lac-Kivu semble ne plus être d’actualité, en ce simple sens que ses forêts subissent une pression démographique qui semble ne pas attirer l’attention de plusieurs…
Pourtant, le président du comité exécutif de l’ONG congolaise Environnement sain sans frontière (ESSF), Monsieur Alain Botoko cité par Arthur Malu-Malu, mentionnait déjà dans un article publié à 2019, autour du gaz du lac Kivu, qu’Il n’y avait plus de forêt autour du lac Kivu, « car les riverains coupent du bois de manière excessive pour leurs besoins domestiques ».

Le gaz butane, cette autre ressource non exploitée du Lac-Kivu.

Le butane est un gaz qui est spécialement destiné pour un usage intérieur, notamment pour l’alimentation d’une gazinière, un four ou une plaque de cuisson. La bouteille de gaz butane est un produit incontournable en cuisine pour le chauffage d’appoint.
Depuis l’époque coloniale entre 1958 et 1960, les Belges ont tenté de mener des études perspectives d’exploitation du gaz du Lac-Kivu et ont évalué à une dizaine de milliers de dollars, les investirent qui pourraient aboutir à ce genre de projet.
C’est vers 2014, que la RDC tente de lancer le dégazage, notamment au golf de Kabuno, mais les résultats peinent toujours à convaincre.

Cette étape de Kabuno arrivait, juste après qu’en novembre 2015, la RDC et le Rwanda avaient conclu un accord pour exploiter conjointement la ressource et en partager les bénéfices. L’accord prévoyait également des mesures de sécurité qui devaient accompagner la mise en œuvre de ce projet ambitieux.
Et curieusement depuis lors, les choses semblent n’avoir pas suffisamment avancé coté RDC.
Finalement en février 2019, le Rwanda a conclu un accord de production du gaz butane en bouteilles à partir de la ressource du lac Kivu, avec la société Gasmeth Energy, constituée par des hommes d’affaires américains, nigérians et rwandais.


Mais dans l’entretemps coté RDC, les choses sont au statut quo. En 2021, dans les moments post éruption, une gamme de délégations ministérielles ont effectué beaucoup de tournées à Goma pour statuer autour de la question de l’exploitation du gaz, mais aujourd’hui, rien ne filtre et la déforestation s’est pas arrêtée.
Pourtant, les annonces faisant foi de l’exploitation du gaz méthane ont suscité de l’espoir dans le chef tant des riverains du Lac-Kivu que des défenseurs environnementaux, qui estimaient déjà qu’avec la production et la réduction du prix du gaz butane, contribuerait pour beaucoup, à la diminution sensible de la demande en braise, ce qui déconcentrerait les bastions de carbonisation dans les écosystèmes forestiers de la province.

Place et apport du gaz butane dans nos cuisines.

Un mètre cube de gaz méthane renferme 2.51 kg/m³ butane.
Les 61 Milliards des réserves en gaz méthane du Lac-Kivu, sont, partant des simples calculs, susceptibles de produire autour 15 311 000 000 000 (Quinze millions trois-cents onze milles milliards) de kg de gaz butane à utiliser dans les cuisines congolaises et plus directement par les riverains du bassin.
D’après les études de 2020 menées par l’autorité du bassin du Lac-Kivu et de la Ruzizi ABAKIR, les populations riveraines du bassin du Kivu sont estimées à 11 millions d’habitants, dont 6,8 millions d’habitants en RDC soit (62 %), 2,5 millions au Rwanda soit (23 %) et 1,7 million au Burundi soit (15 %).
Avec tout ce potentiel gazier, le problème de la déforestation serait en quelque sorte résolu, d’amblée par la disponibilité du gaz et sa facile accessibilité par les citoyens ordinaires.

Impact de la non exploitation du gaz butane sur les écosystèmes du Nord-Kivu.

1. De l’usage de la braise

La ville de Goma consomme chaque semaine qui passe, Chaque semaine qui passe, près de 28 tonnes de la braise. C’est un équivalent de 146 gros arbres, c’est-à-dire plus ou moins 1 hectare d’arbres coupés par semaine suite à la carbonisation, pour alimenter cette ville touristique Goma en énergie de cuisson.
Ces projections, nous les avons faites en 2020, lors d’une étude que nous avons menée auprès de l’association de Vendeurs et exploitants des ressources forestières et Agro-pastorales AVERFA et dont les résultats sont couchés dans un article publié sur radiomoto.net

2. Du faible taux d’accès à l’électricité

La RDC figure parmi les pays ayant le plus faible taux d’électrification au monde. Moins de 10% de la population congolaise dispose d’un accès à l’électricité, 35% dans les zones urbaines, notamment 50% à Kinshasa et moins de 1% dans les zones rurales. Et cela empêche la RDC non seulement à booster son secteur industriel, mais également à contrer sa déforestation, car plus de 90 % de la population dépendent de l’énergie fossile, allusion faite au bois et au charbon.

3. Des surfaces déforestées

Dans un article écrit en Novembre 2021 par moi-même et publié sur radiomoto.net, je démontrai que Faute d’une politique inadaptée ou inexistante, la RDC perdait en cascade des vastes étendues de ses forêts. Cette déforestation est imposée par la carbonisation entretenue par des populations soit par la recherche de la braise, soit des planches ou par les formes diverses d’exploitation du bois, aux travers des marchés passés aux étrangers, sans beaucoup de clarté; ou encore en grande violation des lois environnementales qui régissent ce secteur au pays.
Selon les données de l’organisation mondiale pour l’alimentation FAO, 311 000 hectares des forêts Congolaises sont détruites chaque année, depuis 1990. Egalement, dans un rapport du ministère de l’environnement parvenu à l’agence congolaise de presse « ACP » l’an 2010, l’on notait qu’entre 2000 et 2010, la RDC avait perdu plus de 350 milles hectares de ses forêts.


Loin de là, la RDC avait perdu environ 484 milles d’hectares des forêts, en 2018, selon un reportage réalisé par la voix de l’Amérique Kiswahili, en octobre 2021, sur la spoliation des parcs nationaux.
Dans la même optique, le ministère de l’environnement avait, en 2010, alerté que si rien ne se faisait en terme de précautions, la RDC perdrait entre 12 et 13 millions, de ses 145 millions d’hectares des forets d’ici 2030.
Toutes ces données qui présentent un tableau opaque en défaveur des forêts congolaises, expriment une pure nécessité de la mise en route d’une nouvelle politique de gestion forestière pour ne pas courir le risque de la désertification dans les temps les plus proches de ce pays, malgré son immense potentiel forestier.

4. Des évidences interpellatrices

Aujourd’hui, une bouteille de 12 kg de gaz butane coute 22 USD, un sac de la braise coute entre 22 et 30 USD, un tas de la braise varie entre 200 et 1000 FC, un paquet de 10 kw revient à 5 USD.
Un réchaud électrique coute entre 20 et 50 USD, un réchaud à gaz coute entre 50 et 160 USD, alors qu’un brasero coute entre 1 et 10 USD.


Au regard de ces évidences, plusieurs questionnements surgissent. Quel citoyen lambda saurait ne pas se payer un brasero d’1 USD et pour se procurer un réchaud qui vaut de 20 à 160 fois plus élevé que son brasero ?
Comment ce même citoyen saurait se payer une bouteille de gaz de 22 USD et se méfier d’un tas de la braise qui coute 0,10 USD ? Si la RDC et la ville de Goma en aparté veut contrer la pression sur ses écosystèmes forestiers, elle doit redéfinir sa politique énergétique, en tenant compte du pouvoir d’achat de sa population. Sinon, aussi beau qu’elle aura à crier, ne résoudra jamais le problème de la déforestation qui pèse sur ses aires arborées.

5. Des pistes de solution

L’Etat Congolais doit asseoir une bonne politique énergétique, qui réponde au pouvoir d’achat du citoyen ordinaire, par la mise en route d’un tarif pro-pauvre d’accès à l’énergie. Le gouvernement doit accélérer le processus d’exploitation du gaz pour que ce dernier cesse d’être un danger, mais une opportunité de lutte contre la déforestation. Il doit implanter les usines de fabrication des bouteilles à gaz et réduire leurs prix en les adaptant au niveau de vie de la population.

John TSONGO


Goma: Voici ce que fait le CICR en faveur des blessés de guerre…

530 blessés par armes ont déjà bénéficié des soins kinésithérapie dans le cadre du programme chirurgical du CICR dans les provinces du grand Kivu, partie Est de la RDC.

Dans un tweet du CICR consulté par la radio Panafricaine ce dimanche 11 Septembre 2022, cet organisme humanitaire note même qu’en ces dernières heures, une certaine Furaha souffrante depuis 7 mois à pu témoigner de sa reconnaissance vis-à-vis du CICR, grâce à qui, elle espère refaire sa santé d’antan grâce à la prise en charge dont elle a été bénéficiaire suite au CICR.

«Tout mon corps était paralysé depuis 7 mois. Grâce à la kinésithérapie, je peux bouger à nouveau mes bras et orteils », s’est-elle réjouie.

Grâce à son programme spécial, le CICR offre des soins gratuits à tous les blessés des guerres.

En ville de Goma par exemple, des centaines d’individus victimes des affres des guerres, sont soignés gratuitement à l’hôpital de la communauté Baptiste au centre de l’Afrique, CBCA Ndosho.

John TSONGO/ Goma-RDC

Mbanza-Ngungu: différents pasteurs accusent certains enfants des sorciers.

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) est montée au créneau pour condamner avec la dernière énergie le phénomène de délaissement d’enfants en vogue ces derniers jours dans la ville de Mbanza-Ngungu, au Kongo central.

Le chef d’antenne de la CNDH Me Guy Matuasilua a, dans une interview accordée à Kongo Actu, dénoncé cette situation inquiétante qui met en péril l’avenir de plusieurs enfants.

C’est un phénomène dangereux qui s’observe dans notre société. Dans le cadre de mes attributions, j’ai enregistré des plaintes sur le délaissement d’enfants. Une situation qui se crée suite à la séparation de père et mère de l’enfant et qui porte atteinte à plusieurs droit fondamentaux de l’enfant notamment son droit à l’éducation. Bon nombre d’enfants vivant dans les quartiers périphériques de Mbanza-Ngungu en sont victimes, a-t-il alerté.

Ce défenseur des droits de l’homme ajoute que ces enfants sont généralement abandonnés par leurs parents.

Ils n’étudient pas par la mauvaise foi de leurs pères biologiques qui à leur tour subissent les influences négatives de leurs marâtres . Ils n’étudient pas par les soupçons formulés par les différents pasteurs les accusant de sorcier. Un comportement qui sacrifie l’enfant avec des conséquences néfastes que cela entraînent dans la société notamment le vol, le viol et le Kuluna, a-t-il regretté.

Le chef d’antenne de cette institution de défense et de protection des droits de l’homme sollicite l’implication des autorités compétentes dans ni le but de sauver ces enfants.

Reagan Nkala (Kongo central)

Occupation de Bunagana : le gouvernement a jusqu’au 15 Septembre pour lancer les offensives…

La société civile forces du Nord-Kivu se réserve le droit d’organiser des manifestations pacifiques de grande envergure de mobilisation de la population jusqu’à la ligne de front pour aller combattre et libérer les espaces conquis par les armées Rwandaise et Ougandaise, sous le label des terroristes du M23.

Surtout, si jusqu’en date du 15 Septembre courant, le président de la République s’abstiendra de lancer les offensives contre le M23.

C’est un coup de gueule lancé ce samedi 10 Septembre 2022, à Goma, à travers un communiqué signé par les présidents des noyaux de la société civile forces vives des 6 territoires que compte la province du Nord-Kivu.

Les forces vives déplorent très profondément, le cessez-le-feu unilatéral décrété par les forces armées de la RDC FARDC. Cela a, de quoi s’énerver encore de plus la société civile, permis à l’ennemi, de fournir une formation accélérée aux jeunes recrutés de gré ou de force, dans les camps des réfugiés au Rwanda et en Ouganda, en vue de renforcer ses rangs, pour mieux attaquer les FARDC.Ces recrutements et formations massifs, ont malheureusement, regrette la société civile , fait que l’ennemi consolide ses positions à Rubavu et Mungo dans le groupement de Busanza; à Tchengerero dans le groupement de Jomba, à Rutsiru et Ruseke, dans le groupement de Bweza, à Ruvumu, Kinyamahoro et Bukima, dans le groupement de Gisigari.

Toutes ces démarches de l’ennemi, visent à contourner la position des FARDC de Nyenyesi dans le but de pénétrer très rapidement le territoire du Nyiragongo, dénonce la société civile.

Tout de même dans ce communiqué, les forces vives reviennent sur la ruse à ciel ouvert de l’Ouganda, qui, par honte de se faire découvrir par la population réfugiée sur son territoire, car soutenant le M23 dans son plan de balkanisation de la RDC; a décidé de l’expulser violemment, la renvoyant ainsi dans la zone de Bunagana; pourtant sous occupation rebelle.

Enfin, les forces vives demandent à la population, de continuer à soutenir les FARDC au front contre l’ennemi, en lui fournissant tous les biens et informations nécessaires, pour l’anéantissement complet de l’ennemi, mais également de se préparer pour des actions de grande envergure, allant dans le sens d’exiger le retour de la paix et la sécurité en province du Nord-Kivu.

Dans un article titré je cite: << RDC-Rwanda-Ouganda: le M23 recrute et prépare une offensive généralisée dans moins de 10 jours…>>, le journaliste Nicaise Kibel bel Oka du journal les coulisses, venait de mettre à nu le plan du M23, qui envisage attaquer et occuper << Rusthuru-centre et finalement Goma pour négocier en position de force avec Kinshasa...>>.

Le même article précise que << les grandes puissances occidentales seraient prêtes à renforcer davantage leur soutien militaire au Rwanda et à l’Ouganda, les deux parrains avérés du M 23 pour appuyer le plan de la balkanisation…>>.

John TSONGO /Goma-RDC

Goma: validation par le fonds social, des sous projets du projet STEP II, une donne pour endiguer l’insécurité

La province du Nord-Kivu va bénéficier de 45 infrastructures de base dans ses différents territoires et villes.

La validation des sous-projets y relatifs est intervenue ce vendredi 9 Septembre 2022, dans les enceintes de l’ hôtel Linda en ville de Goma.

C’était au cours d’un atelier qui a connu la participation des responsables provinciaux des services sectoriels concernés, les maires des villes de Beni, Butembo et Goma, les administrateurs des territoires bénéficiaires des sous-projets, les bourgmestres, les chefs des groupements et les délégués des chefs des quartiers des trois principales villes que compte le Nord-Kivu (Goma, Butembo et Beni), les sous-proved, les délégués de la FEC, les chefs des divisions de l’environnement et de la santé,…

Les 45 infrastructures sont réparties dans les différentes entités administratives que renferme la province du Nord-Kivu, selon les prescrits de la loi régissant la décentralisation.

Consécutivement à ses 28 quartiers, la ville de Butembo sera dotée de 28 infrastructures de base, dont 22 écoles et 6 structures sanitaires, réparties dans ses 4 communes.

Le territoire de Lubero accueillera 7 infrastructures, sont 2 écoles et 5 structures sanitaires et ce, en raison d’une infrastructure par un des 7 groupements que compte ledit territoire.

Le territoire de Masisi accueillera à son tour 5 écoles primaires et 2 structures sanitaires, alors que celui du Nyiragongo est destiné à accueillir 2 écoles et une structure sanitaire.

Le territoire de Walikale est écarté pour cette phase des sous projets, faute de la disponibilité des voies d’accès et la persistance de l’insécurité, facteurs clés d’éligibilité d’une entité par les activités du fonds social, a expliqué le chef d’antenne du fonds social province du Nord-Kivu, Monsieur Didier MUBINZI.

Grâce à la mise en œuvre de ces sous-projets, 7 500 personnes se verront offertes du boulot en ville de Beni, et 8 702 dans la ville de Butembo et les territoires de Masisi, Nyiragongo et Lubero.

Cette masse salariale permettra de faire considérablement face à l’insécurité dans la région, estime Didier MUBINZI, car soutient-il, les bénéficiaires seront occupés toutes les journées par les travaux, si bien qu’ils n’auront plus le temps d’être tentés de conjuguer avec les semeurs de l’insécurité.

Par ailleurs, les travaux qu’execute aujourd’hui le fonds social de la République en province, lui permettent << de sortir d’une province pauvre, vers le rendez-vous d’une province qui regorge beaucoup d’infrastructures, pour un bon avenir du pays…>>, se réjouit le vice gouverneur du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Jean Romuald Ekuka Lipopo, qui se dit pour autant flatté par les réalisations du fonds social de la République.

En outre, le Maire de Goma, le commissaire supérieur Principal Kabeya MAKOSA François, salue la prouesse du fonds social.

Il sollicite encore son soutien dans les actions du développement de la ville qu’il dirige.

Il faut finir à dire que l’exécution des sous-projets du fonds social validés ce jour, s’étendront sur 100 jours.

Ils font justement suite à la précédente phase du projet “Stabilisation de l’Est de la RDC pour la paix STEP”, qui a octroyé 4500 emplois aux citoyens de Goma, grâce aux travaux à haute intensité de la main d’oeuvre (THIMO ndlr).

John TSONGO/Goma-RDC

Nord-Kivu : l’irresponsabilité de certains parents à l’œuvre d’une exploitation criante d’enfants  en ville de Goma

Les enfants vivant dans la rue sont-ils tous réellement en rupture familiale ?

En ville de Goma, tous les enfants vivant dans la rue, ne sont pas ceux en rupture familiale. Nombreux d’entre eux sont utilisés (exploités) par leurs parents vulnérables, incapables d’assurer leur survie. C’est ce qui résulte d’une investigation menée par Radio Moto, en collaboration avec un groupe de journalistes de Goma, Beni et Butembo, réalisée en ville de Goma en ce mois d’Aout 2022.

A qui ces affirmations ?

Travaillant au centre-ville en diagonale de l’hôpital Heal Africa dans une unité de préparation et vente des beignets, José Nabintou travaille dans un secteur où rodent permanemment toutes les catégories d’enfants de la rue, que ce soit en termes d’âge et/ou de niveau social.

Enfants de la rue quémandent les passants

Enfants quémandent en ville de Goma

José Nabintou la soixantaine, croit savoir que « la plupart d’enfants de la rue appartiennent à certains parents incapables de les prendre en charge, faute de courage, de sens de responsabilité, d’esprit de compassion ou encore de sens d’humanisme ».

Nabintou témoigne avoir déjà reçu une gamme de témoignages d’enfants racontant la manière dont les parents les envoient quémander dans les rues pour subvenir aux besoins de leurs familles. « Depuis que je suis dans ce secteur, j’observe tous les mouvements des enfants de la rue. Parfois je les aperçois dans ces rigoles en train de griller des viandes. Il y a plusieurs que j’interroge au sujet des motivations de leur présence dans la rue. Dernièrement j’ai échangé avec un tout petit garçon qui m’a témoigné que tous ses deux parents étaient vivants, et que lui était juste envoyé pour quémander, en fin de contribuer à réunir la ration familiale. Et c’est une pure exploitation des enfants, cher journaliste. », Nous a-t-elle relaté.

Témoignage de Nabintou, mensonge ou vérité ?

Cette version de Madame Nabintou a tout de même été corroborée par plusieurs  enfants de la rue, que nous avons rencontrés pour cette fin. Pour Bibiche Mwajuma, une enfant de la rue âgée de 13 ans, il y a beaucoup de groupes d’enfants de la rue en ville de Goma, qui sont au service de leurs familles. « Ils sont dans la rue, ces enfants qui travaillent au compte de leurs familles. Parfois nous les voyons, mais ils nous approchent rarement. Nous ne savons même pas où ils passent la nuit. Ils viennent même quelques fois avec leurs parents. »,…témoigne Bibiche.

Ça ne suffit pas !

Plusieurs autres enfants de la rue affirment cette information. Sous anonymat un garçon à qui nous avons attribué le nom de Barnabé, est dans la rue, pour cause de vulnérabilité de ses parents. Nous l’avons rencontré dans les abords du stade les Volcans au centre-ville de Goma. Il témoigne : « Je suis né d’une famille vulnérable. Mes parents n’ont vraiment pas suffisamment de moyens. Ma vie dans la rue est incertaine. Parfois dans mes démarches professionnelles, il m’arrive de gagner de l’argent et apporter à ma mère de quoi suppléer aux exigences quotidiennes de la famille ». Et de poursuivre : « Au cours de la journée, je peux soit assurer la garde des véhicules, soit faire la manutention, soit faire toute autre tâche, pour peu que ce soit à même de me rapporter un peu d’argents ça peut être 5 000 francs congolais, 10000, voire 15000, selon que les jours sont peu ou pas mouvementés… », Raconte-il.

L’existence d’une catégorie d’enfants de la rue sur lesquels les parents ont une mainmise et qui s’illustrent dans la « mendicité » ; est donc une évidence en ville de Goma.

Mais combien d’enfants compte la rue de Goma ?

Le vrai nombre d’enfants vivant dans la rue de Goma, n’est pas connu. C’est pour plusieurs raisons notamment : le refus de ces enfants de se confier aux enquêteurs, le non intéressement de plusieurs personnes à cette question des enfants, et le manque d’une politique lucide des services habiletés dans cette question des enfants. Toutefois, le parlement d’enfants de Goma, par le billais de son président Monsieur Amani  KADUKU Diego avance un chiffre de 200, le nombre d’enfants de la rue identifiées par sa structure entre Janvier et Juin 2022. Amani Diego précise nonobstant, que ces chiffres ne sont que ceux des enfants qui ont accepté volontairement de se confier aux enquêteurs de sa structure. Il dit être par ailleurs conscient de la non exactitude de ces chiffres, au regard des enjeux ayant trait au contexte et autres difficultés qui ont entaché le recensement de ces enfants.

Groupe d'enfants de la rue à Goma

Groupe d’enfants de la rue qui se droguent

Des centaines d’enfants dans la rue, pour un avenir radieux ou dangereux ?

Sans éducation, sans guide, sans protection, sans repère, sans avenir aussi ? Les enfants de la rue sont incontestablement exposés à un gâchis d’avenir, ou carrément en eux seuls, ils constituent un danger et pour eux-mêmes et pour la nation elle-même toute entière.

Enseignant d’universités en psychologie, Psychologue clinicien professionnel à l’hôpital Heal Africa, le chef des travaux SEMU SIKULIMWENGE Vincent établit par rapport au phénomène enfant de la rue, une analyse détaillée et lucide.

Semu évoque quatre niveaux qui suscitent l’attention des consciences.

Ils sont des délinquants ?

A ce niveau, le psychologue regrette que ces enfants soient sans aucun moral dans un environnement de la rue où personne ne peut conseiller ni guider personne. Sans conscience bien assise, ces enfants posent des actes prémédités sans que leurs consciences ne soient en mesure de les leur interdire.

Les enfants de la rue sont sans cœur

« De toutes les façons, ces enfants ont un sens très élevé de sadisme, si bien que faire du mal à quelqu’un ne constitue aucun problème pour eux. Et  allez-y comprendre que c’est très dangereux ». Explique Vincent.

Au niveau de la responsabilité 

« Tous ces enfants que vous voyez, auront toujours du mal à prendre des grandes décisions, à prendre des grands encagements et ils pourront avoir du mal à s’engager pour fonder des familles. » croit savoir Vincent, argumentant autour du sens de responsabilité que devraient avoir ces enfants.

Ils sont un danger pour la nation ?

« Si rien ne change, nous aurons difficile à avoir des dirigeants dignes !», a expliqué le psychologue, démontrant qu’à force de rester tous les temps dans la rue, ces enfants deviennent de plus en plus d’un côté un danger pour le pays, et inutiles pour eux-mêmes de l’autre.

 Est-il possible de mettre fin au phénomène ‘‘enfant de la rue’’ à Goma ?

A cette question les commentaires sont nombreux, mais semblent quand-même converger. Ces commentaires qui sont pour autant confondus aux solutions, émanent des enfants de la rue, des parents vivant en ville de Goma, tout comme des animateurs du parlement d’enfants.

Qu’en pensent les enfants de la rue ?

Enfants de la rue s'exprimant

Enfant de la rue s’exprimant au micro de John TSONGO à Goma

Dans ce camp, deux versions se lisent. D’un côté, un groupe de ces enfants sont fiers de la vie qu’ils mènent dans la rue suite à un sentiment triple, selon leurs explications : la vie dictée par le libertinage « aisé » dont ils jouissent dans la rue, la vie « facile » dans la rue et les conditions invivables de leurs familles d’accueil et/ou d’origine. De l’autre côté, un autre groupe d’enfants qui témoignent être dans la rue faute des moyens de la part de leurs parents, se dit être disposé à marier 3 solutions : leur inscription dans des centres de formation ou dans des écoles pour leur éducation, leur octroi des boulots pouvant leur permettre d’être autonomes et subvenir à leurs besoins, et assister leurs parents en stratégies de faire face à la crise.

Que disent les parents ?

Veuve depuis maintenant 20 ans, José Nabintou dit ne pas être fière des parents qui mettent en avant leur oisiveté au grand sacrifice de leurs enfants dont dépend pourtant l’avenir du pays. A cet effet, cette sexagénaire avance deux voies qu’elle estime clés : d’abord, le rassemblement de ces enfants et leur réunification chacun avec sa famille d’origine, ensuite leur orientation les uns dans les centres de formation, les autres dans des plantations agricoles, les autres encore dans des centres de détraumatisation.

Qu’en pense le parlement d’enfants ?

Amani Diego estime lui, que la meilleure façon d’encadrer ces enfants se situe au premier plan dans leurs familles. Il estime à ce niveau que si les parents sont en mesure de comprendre et maitriser les émotions de leurs enfants, il sera facile de contrer leur flux dans les rues de la ville. Il n’écarte pas par ailleurs, le travail de titan qui doit se faire au niveau du parlement d’enfants qu’il dirige, de la division des affaires sociales et plusieurs autres organisations qui se soucient de la question des enfants.

John TSONGO

Goma: Le Maire policier de Goma, couronné pour son excellence à la commande de la ville

Le Maire de Goma, le commissaire supérieur Principal Kabeya MAKOSA François, a reçu un diplôme d’excellence de la part de la confédération internationale des jeunes entrepreneurs d’Afrique, CIJEA, ce mardi 6 Septembre 2022 en ville de Goma (province du Nord-Kivu/RDC).

L’ancien commendant PNC ville de Beni, est récompensé << Pour son sens élevé de responsabilité, l’amour du travail bien fait et l’esprit managériale, pour s’être battu enfin que la paix et la sécurité reviennent dans la ville de Goma…>>, lit-on sur le diplôme lui décerné ce jour.

Pour le coordonnateur de la CIJEA, monsieur Alain Samuel NZUZI, Depuis que le commissaire supérieur Principal Kabeya MAKOSA François est arrivé à la tête de la ville de Goma, << il fait un travail de titan...>> En foi de celà, << pourquoi ne pas l’encourager pour cela ?>>, s’exclame-t-il.

Concrètement, pourquoi décerner un diplôme d’excellence à François ?

Samuel NZUZI explique : << Dans le domaine du développement, il est en train de se battre, malgré les maigres moyens mis à sa disposition. Si vous circulez à travers la ville, vous constatez qu’il y a plusieurs infrastructures construites et d’autres en pleine construction, et nous voyons en celà, des initiatives dignes de reconnaissance…>>, A-t-il justifié.

Pourquoi seulement à Kabeya MAKOSA François ?

<< Contrairement à certains qui nous appellent à dire: pourquoi pas nous ? Le commissaire, Kabeya MAKOSA François ne nous a pas appelé pour ça >>, a expliqué Samuel NZUZI.

C’était avant qu’il ne renchérisse à dire: << lui décerner ce diplôme aujourd’hui, c’est pour nous une façon de le stimuler de faire encore mieux. Sur le plan des infrastructures par exemple, il doit encore les améliorer davantage. Il doit également fournir encore beaucoup plus d’efforts, dans l’encadrement de la jeunesse...>>.

Pour clore son speach devant la presse officielle, Alain Samuel NZUZI a adressé un message clair à la jeunesse : << J’appelle tous les jeunes de Goma à l’unité, l’amour de la patrie. D’éviter la zizanie, de se méfier de la destruction méchante, mais de se mettre au travail. Car, c’est ainsi que nous développerons ce pays…>>, A-t-il conclu.

Diplôme d’excellence, une surprise pour le commissaire ?

Ému de joie, le commissaire supérieur Principal Kabeya MAKOSA François s’est dit honoré par ce geste-surprise.

<< Nous travaillons dans le silence, sans faire du bruit, pour le bien-être de la population. Nous nous battons avec très peu de moyens, mais avec beaucoup de volonté. Je pense que nous allons encore améliorer...>>, a opiné sourire aux lèvres, le premier citoyen de la ville touristique.

Depuis son arrivée à la tête de la Mairie, c’était il y a un an et quelques mois, les commissaires supérieurs principaux Kabeya MAKOSA François et Kapend Kamand Faustin, respectivement Maire titulaire et adjoint de Goma, l’on observe quelques avancées sur le plan sécuritaire, estiment plusieurs citoyens.

Ces derniers veulent pour preuve : << La réduction des cas des meurtres nocturnes, la relance des activités de modernisation de plusieurs rues le démentélement de plusieurs réseaux criminels, le ratissage de désarmement des détenteurs illégaux d’armes en feu…>>.

Mais d’autres estiment que les autorités locales devraient encore tout faire << pour endiguer le phénomène Kidnapping d’enfants dans la ville et de surcroît dans les quartiers Ndosho et Kyeshero, où s’enregistrent beaucoup de cas de ce genre. À cela il faudra également ajouter la mise en place d’une politique adéquate de gestion de l’insalubrité de la ville…>>.

John TSONGO

Goma: Projection du film Empire du silence, les secrets oubliés d’un peuple massacré…

Depuis ce samedi 3 Septembre 2022, le cinéaste Belge Thierry Michel, organise en ville de Goma, une projection du film dénommé “Empire du silence”.

Ce film d’une heure et 50 minutes, retrace l’histoire atroce vécue en RDC les 25 dernières années.

Dans un point de presse d’avant projection au centre de presse de Goma ce samedi-même, l’auteur du film a cru savoir que ce travail de 3 ans des hauts et des bats d’une recherche assidue, s’articule sur trois grands piliers qui se déduisent pour autant en ses objectifs :

D’un côté, les témoignages des victimes des massacres et autres atrocités commis sur les populations civiles innocentes;

De l’autre, une archive, comme preuve historique d’une souffrance inédite imposée au peuple Congolais par des auteurs divers, en dépit de son hospitalité ;

De l’autre encore, une mise au défi de tous ceux qui sont sensés se révolter pour que les victimes obtiennent réparation.

Pour Thierry Michel, ce cinéaste senior penché sur les questions Congolaises depuis les années 1991, ses motivations à faire un tel film qui revêt d’un caractère révoltant, résulte de l’insouciance dont font preuve la communauté internationale et plusieurs autres Congolais complices vis à vis du malheur permanent du peuple Congolais.

Cela rejoint justement, le desiderata de la justice transitionnelle, une nouvelle donne de justice présentée comme panacée à l’impunité dont jouissent encore jusqu’ici, les auteurs du “génocide Congolais”.

Voulant pour preuve la mobilisation toute azimut qui se fait voir de la part de l’occident à l’endroit de la crise russo-ukrainienne, Thierry Michel dit ne pas comprendre pourquoi la RDC ne bénéficie pas de la même attention, de la même mobilisation, encore que le Congolais est aussi un peuple et de surcroît habitant d’un pays membre de l’ONU.

C’est d’ailleurs de là, poursuit Michel, que naît l’intitulé même du film, je cite : “l’empire du silence”.

Il faut enfin dire que la projection de ce samedi n’a pris qu’une partie, la première et la seconde interviendra lundi 5 Septembre prochain toujours en ville de Goma.

John TSONGO Goma-RDC

Goma: Cet appel du RIA-AGRIKIVU, à la prise des précautions nécessaires face au réchauffement climatique…

Le réseau d’Ingénieurs Agronomes pour l’agriculture au Kivu RIA-AGRIKIVU alerte l’opinion à toutes les échelles, sur la montée criante des cas de changement climatique.

En effet, dans un communiqué de presse paru à Goma en début de soirée de ce Jeudi 1 er Septembre 2022, et dont nous avons reçu copie, les Ingénieurs Agronomes réunis au sein du RIA-AGRIKIVU, veulent pour preuve de ces perturbations climatiques, des manifestations diverses et palpables.

C’est entre autre: des perturbations saisonnières, des fortes pluies accompagnées de la grêle, des sécheresses prolongées, la hausse de la température, la perte de la biodiversité causée par des moindres capacités adaptation écologique, des migrations animales, la prolifération des maladies et des agents pathogènes, l’augmentation des crises alimentaires et de l’eau, les éboulements des terres, les cas d’inondation fréquents, des incendies décimant des vastes espaces verts,…

Par ailleurs, il va s’observer d’ici 2030, une considérable augmentation de la température globale planétaire, allant jusqu’à 1,5 ° C, insinue plus encore RIA-AGRIKIVU (Réseau d’Ingénieurs pour l’agriculture au Kivu ndlr), citant les études menées par le Groupe International d’experts sur le climat (GIEC ndlr), qui classent la RDC parmi les pays vulnérables à ce fléau.

Que faire ?

Le RIA-AGRIKIVU en appelle à la prise de conscience de tout un chacun. Et cela doit se caractériser par la pose des éco-gestes, qui supposent notamment : la plantation massive d’arbres, l’utilisation des énergies renouvelables en lieu et place des énergies fossiles, le soutien tout azimut surtout de la part des organisations œuvrant dans le domaine environnemental, à l’accompagnement des activités de reboisement, et toute autre stratégie visant << la sauvegarde, la reconstitution, et la protection de l’environnement >>…

Pour tenter de faire face aux retombées du réchauffement climatique et endiguer l’augmentation exagérée de la température globale planétaire, les États mondiaux à travers la conférence des parties sur le climat, ont pris des initiatives robustes de réflexion sur les enjeux du développement durable, lors des différentes conférences sur le climat.

Mais hélas, les résolutions prises toutes les fois qu’il y a eu assises, peinent à apporter des fruits probants. Pour cette 2022, La 27ème conférence des parties sur le climat dite cop 27, se tiendra à Charm el-Cheikh en Egypte, d’ici, Novembre prochain.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

Manono : Après 4 ans passés loin des siens, Grâce rejoint sa famille grâce au CICR

La comité international de la croix rouge CICR, continue de faciliter la réunification des enfants égarés avec leurs familles.

Le dernier cas en date est celui de Grâce, 16 ans, qui a passé 4 ans loin de sa famille.

D’après Jonathan BUSASI agent au CICR, cité par icicr.org, peu avant sa réunification à proprement parler, Grace, venait de passer deux semaines chez Maman Bea Mukala, sa famille d’accueil à Pweto avant de s’apprêter à relier Manono, pour prendre contact avec ses grands-parents après 4 ans de séparation.

Dans leur processus quotidien de réunification, le CICR, affirme accompagner les enfants, en leur octroyant << Un kit de réunification >>, qui renferme des vêtements et des chaussures, y compris une collation.

En plus, précise le CICR, les enfants qui << présentent des signes de maladie >> sont << soignés correctement avant leur retour en famille…>>.

Dans certains cas, écrit encore le comité, << Un soutien financier est aussi offert au parent ou au tuteur qui reçoit l’enfant, afin de s’assurer que ce dernier ne va pas constituer une charge supplémentaire pour la famille une fois réunifiée…>>.

Après cette étape, les équipes du CICR et les volontaires de la Croix-Rouge font des suivis réguliers dans chaque famille pour contrôler que les enfants sont bien intégrés dans leur nouvel environnement.

En réunifiant les enfants avec leurs familles, le CICR dit s’appuyer sur un seul objectif : << Semer la joie et l’amour perenes dans les familles…>> Et ce, en s’appuyant sur le un slogan je cite: « Ensemble, c’est possible ! ».

Revenons-en, depuis les mois d’Août et Juillet 2021,


les équipes du CICR et de la Croix-Rouge de la RDC, ont su réunifier au moins 83 enfants avec leurs familles, après plusieurs jours de séparation.

Ces enfants sont souvent séparés de leurs familles, dans les circonstances des conflits armés qui œucument la partie Est de la RDC.

John TSONGO Goma-RDC