Archives de catégorie Enfants

Nyiragongo: Jirani msaada au chevet d’une vingtaine d’orphelins à Ngangi 2


Plus au moins 25 orphelins dont 10 filles ont bénéficiés d’une assistance en fournitures scolaires et d’une bourse d’études locale    de l’organisation locale Jirani Msaada du village Ngangi 1 en groupement Munigi, chefferie de Bukumu dans le territoire de Nyiragongo ce dimanche 28 Août 2022.

Selon le CT Jackson Kavyavu président du conseil d’administration de cette structure,  cette assistance s’inscrit dans le cadre  d’un soutient aux orphelins  de ce coin démunis des moyens pour leur faciliter la préparation  de la rentrée scolaire qui intervient dans quelques semaines.

aujourd’hui nous avons remis certains cadeaux  aux enfants ayant leurs parents mais qui se sont distingués par leurs résultats scolaires avec plus de 70% et des matériels scolairesont été donné  aux enfants orphelins de la place  qui ont réussi avec plus de 70% encadrés par le fonds Jirani Msaada.c’est une façon d’encourager certains enfants à être compétitif en milieu scolaire  malgré leur situation de vie.” a t-il déclaré.

Pour  Christophe Tumaini alors  chef de la notabilité Ushubi se dit être flatté par des initiatives locales qui viennent en aide  et encandrent  les personnes en situation de vulnérabilité.il appelle les autres structures  de la place à empoiter le pas dans le but d’accompagner les orphelins et les veuves de l’entité qui connaissent des vies difficiles.


Certains benefiaires de cette oeuvre caritative ont émis leur reconnaissance à Jirani Msaada pour leur venir en aide en finance comme en fournitures scolaires. Au même moment  quelques orphelins non scolarisés et veuves ont plaidés pour une série des formations en métiers et arts dans le souci de leur permettre d’être autonome et contribuer tant soi peu au développement du territoire de Nyiragongo mais aussi pour un moyen pour eux d’éviter la dépendance.

À travers son speech, Jackson Kavyavu  a révélé que parmi les 25   orphelins pris en charge par son organisme vont beneficier d’une bourse d’études locale en terme d’expérience.il estime que les parents doivent organiser  eux-mêmes des bourses entre eux pour leurs enfants sans rien attendre des organisations humanitaires dont leur encandrement est éphémère.

Ainsi Jirani Msaada a t-elle rassuré son accompagnement aux veuves et orphelins de nyiragongo pour différentes formations en métier d’arts  tout en les appelant à la conception des bons projets durables dans leur réalisation en vue de réduire le taux de vulnérabilité et les pousser à participer à la création d’emplois pour les autres personnes en chômage de la même entité.

Trésor Wayitsomaya


Mbanza-Ngungu: différents pasteurs accusent certains enfants des sorciers.

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) est montée au créneau pour condamner avec la dernière énergie le phénomène de délaissement d’enfants en vogue ces derniers jours dans la ville de Mbanza-Ngungu, au Kongo central.

Le chef d’antenne de la CNDH Me Guy Matuasilua a, dans une interview accordée à Kongo Actu, dénoncé cette situation inquiétante qui met en péril l’avenir de plusieurs enfants.

C’est un phénomène dangereux qui s’observe dans notre société. Dans le cadre de mes attributions, j’ai enregistré des plaintes sur le délaissement d’enfants. Une situation qui se crée suite à la séparation de père et mère de l’enfant et qui porte atteinte à plusieurs droit fondamentaux de l’enfant notamment son droit à l’éducation. Bon nombre d’enfants vivant dans les quartiers périphériques de Mbanza-Ngungu en sont victimes, a-t-il alerté.

Ce défenseur des droits de l’homme ajoute que ces enfants sont généralement abandonnés par leurs parents.

Ils n’étudient pas par la mauvaise foi de leurs pères biologiques qui à leur tour subissent les influences négatives de leurs marâtres . Ils n’étudient pas par les soupçons formulés par les différents pasteurs les accusant de sorcier. Un comportement qui sacrifie l’enfant avec des conséquences néfastes que cela entraînent dans la société notamment le vol, le viol et le Kuluna, a-t-il regretté.

Le chef d’antenne de cette institution de défense et de protection des droits de l’homme sollicite l’implication des autorités compétentes dans ni le but de sauver ces enfants.

Reagan Nkala (Kongo central)

Nord-Kivu : l’irresponsabilité de certains parents à l’œuvre d’une exploitation criante d’enfants  en ville de Goma

Les enfants vivant dans la rue sont-ils tous réellement en rupture familiale ?

En ville de Goma, tous les enfants vivant dans la rue, ne sont pas ceux en rupture familiale. Nombreux d’entre eux sont utilisés (exploités) par leurs parents vulnérables, incapables d’assurer leur survie. C’est ce qui résulte d’une investigation menée par Radio Moto, en collaboration avec un groupe de journalistes de Goma, Beni et Butembo, réalisée en ville de Goma en ce mois d’Aout 2022.

A qui ces affirmations ?

Travaillant au centre-ville en diagonale de l’hôpital Heal Africa dans une unité de préparation et vente des beignets, José Nabintou travaille dans un secteur où rodent permanemment toutes les catégories d’enfants de la rue, que ce soit en termes d’âge et/ou de niveau social.

Enfants de la rue quémandent les passants

Enfants quémandent en ville de Goma

José Nabintou la soixantaine, croit savoir que « la plupart d’enfants de la rue appartiennent à certains parents incapables de les prendre en charge, faute de courage, de sens de responsabilité, d’esprit de compassion ou encore de sens d’humanisme ».

Nabintou témoigne avoir déjà reçu une gamme de témoignages d’enfants racontant la manière dont les parents les envoient quémander dans les rues pour subvenir aux besoins de leurs familles. « Depuis que je suis dans ce secteur, j’observe tous les mouvements des enfants de la rue. Parfois je les aperçois dans ces rigoles en train de griller des viandes. Il y a plusieurs que j’interroge au sujet des motivations de leur présence dans la rue. Dernièrement j’ai échangé avec un tout petit garçon qui m’a témoigné que tous ses deux parents étaient vivants, et que lui était juste envoyé pour quémander, en fin de contribuer à réunir la ration familiale. Et c’est une pure exploitation des enfants, cher journaliste. », Nous a-t-elle relaté.

Témoignage de Nabintou, mensonge ou vérité ?

Cette version de Madame Nabintou a tout de même été corroborée par plusieurs  enfants de la rue, que nous avons rencontrés pour cette fin. Pour Bibiche Mwajuma, une enfant de la rue âgée de 13 ans, il y a beaucoup de groupes d’enfants de la rue en ville de Goma, qui sont au service de leurs familles. « Ils sont dans la rue, ces enfants qui travaillent au compte de leurs familles. Parfois nous les voyons, mais ils nous approchent rarement. Nous ne savons même pas où ils passent la nuit. Ils viennent même quelques fois avec leurs parents. »,…témoigne Bibiche.

Ça ne suffit pas !

Plusieurs autres enfants de la rue affirment cette information. Sous anonymat un garçon à qui nous avons attribué le nom de Barnabé, est dans la rue, pour cause de vulnérabilité de ses parents. Nous l’avons rencontré dans les abords du stade les Volcans au centre-ville de Goma. Il témoigne : « Je suis né d’une famille vulnérable. Mes parents n’ont vraiment pas suffisamment de moyens. Ma vie dans la rue est incertaine. Parfois dans mes démarches professionnelles, il m’arrive de gagner de l’argent et apporter à ma mère de quoi suppléer aux exigences quotidiennes de la famille ». Et de poursuivre : « Au cours de la journée, je peux soit assurer la garde des véhicules, soit faire la manutention, soit faire toute autre tâche, pour peu que ce soit à même de me rapporter un peu d’argents ça peut être 5 000 francs congolais, 10000, voire 15000, selon que les jours sont peu ou pas mouvementés… », Raconte-il.

L’existence d’une catégorie d’enfants de la rue sur lesquels les parents ont une mainmise et qui s’illustrent dans la « mendicité » ; est donc une évidence en ville de Goma.

Mais combien d’enfants compte la rue de Goma ?

Le vrai nombre d’enfants vivant dans la rue de Goma, n’est pas connu. C’est pour plusieurs raisons notamment : le refus de ces enfants de se confier aux enquêteurs, le non intéressement de plusieurs personnes à cette question des enfants, et le manque d’une politique lucide des services habiletés dans cette question des enfants. Toutefois, le parlement d’enfants de Goma, par le billais de son président Monsieur Amani  KADUKU Diego avance un chiffre de 200, le nombre d’enfants de la rue identifiées par sa structure entre Janvier et Juin 2022. Amani Diego précise nonobstant, que ces chiffres ne sont que ceux des enfants qui ont accepté volontairement de se confier aux enquêteurs de sa structure. Il dit être par ailleurs conscient de la non exactitude de ces chiffres, au regard des enjeux ayant trait au contexte et autres difficultés qui ont entaché le recensement de ces enfants.

Groupe d'enfants de la rue à Goma

Groupe d’enfants de la rue qui se droguent

Des centaines d’enfants dans la rue, pour un avenir radieux ou dangereux ?

Sans éducation, sans guide, sans protection, sans repère, sans avenir aussi ? Les enfants de la rue sont incontestablement exposés à un gâchis d’avenir, ou carrément en eux seuls, ils constituent un danger et pour eux-mêmes et pour la nation elle-même toute entière.

Enseignant d’universités en psychologie, Psychologue clinicien professionnel à l’hôpital Heal Africa, le chef des travaux SEMU SIKULIMWENGE Vincent établit par rapport au phénomène enfant de la rue, une analyse détaillée et lucide.

Semu évoque quatre niveaux qui suscitent l’attention des consciences.

Ils sont des délinquants ?

A ce niveau, le psychologue regrette que ces enfants soient sans aucun moral dans un environnement de la rue où personne ne peut conseiller ni guider personne. Sans conscience bien assise, ces enfants posent des actes prémédités sans que leurs consciences ne soient en mesure de les leur interdire.

Les enfants de la rue sont sans cœur

« De toutes les façons, ces enfants ont un sens très élevé de sadisme, si bien que faire du mal à quelqu’un ne constitue aucun problème pour eux. Et  allez-y comprendre que c’est très dangereux ». Explique Vincent.

Au niveau de la responsabilité 

« Tous ces enfants que vous voyez, auront toujours du mal à prendre des grandes décisions, à prendre des grands encagements et ils pourront avoir du mal à s’engager pour fonder des familles. » croit savoir Vincent, argumentant autour du sens de responsabilité que devraient avoir ces enfants.

Ils sont un danger pour la nation ?

« Si rien ne change, nous aurons difficile à avoir des dirigeants dignes !», a expliqué le psychologue, démontrant qu’à force de rester tous les temps dans la rue, ces enfants deviennent de plus en plus d’un côté un danger pour le pays, et inutiles pour eux-mêmes de l’autre.

 Est-il possible de mettre fin au phénomène ‘‘enfant de la rue’’ à Goma ?

A cette question les commentaires sont nombreux, mais semblent quand-même converger. Ces commentaires qui sont pour autant confondus aux solutions, émanent des enfants de la rue, des parents vivant en ville de Goma, tout comme des animateurs du parlement d’enfants.

Qu’en pensent les enfants de la rue ?

Enfants de la rue s'exprimant

Enfant de la rue s’exprimant au micro de John TSONGO à Goma

Dans ce camp, deux versions se lisent. D’un côté, un groupe de ces enfants sont fiers de la vie qu’ils mènent dans la rue suite à un sentiment triple, selon leurs explications : la vie dictée par le libertinage « aisé » dont ils jouissent dans la rue, la vie « facile » dans la rue et les conditions invivables de leurs familles d’accueil et/ou d’origine. De l’autre côté, un autre groupe d’enfants qui témoignent être dans la rue faute des moyens de la part de leurs parents, se dit être disposé à marier 3 solutions : leur inscription dans des centres de formation ou dans des écoles pour leur éducation, leur octroi des boulots pouvant leur permettre d’être autonomes et subvenir à leurs besoins, et assister leurs parents en stratégies de faire face à la crise.

Que disent les parents ?

Veuve depuis maintenant 20 ans, José Nabintou dit ne pas être fière des parents qui mettent en avant leur oisiveté au grand sacrifice de leurs enfants dont dépend pourtant l’avenir du pays. A cet effet, cette sexagénaire avance deux voies qu’elle estime clés : d’abord, le rassemblement de ces enfants et leur réunification chacun avec sa famille d’origine, ensuite leur orientation les uns dans les centres de formation, les autres dans des plantations agricoles, les autres encore dans des centres de détraumatisation.

Qu’en pense le parlement d’enfants ?

Amani Diego estime lui, que la meilleure façon d’encadrer ces enfants se situe au premier plan dans leurs familles. Il estime à ce niveau que si les parents sont en mesure de comprendre et maitriser les émotions de leurs enfants, il sera facile de contrer leur flux dans les rues de la ville. Il n’écarte pas par ailleurs, le travail de titan qui doit se faire au niveau du parlement d’enfants qu’il dirige, de la division des affaires sociales et plusieurs autres organisations qui se soucient de la question des enfants.

John TSONGO