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GOMA: CES STRATÉGIES DE SOLIDARITÉ POUR PRÉSERVER LES ENFANTS DE LA FAIM, AU CAMP DES SINISTRÉS DE KATOYI…

Les sinistrés du volcan Nyiragongo cantonnés dans le camps de fortune de Kisoko Katoyi en ville de Goma, sont toujours sans assistance, plus de 6 mois maintenant, qu’ils y sont cantonnés.

Quoique la souffrance y soit générale, la situation des enfants semble plus particulièrement difficile.

Entre faim et non scolarité, entre mauvaise santé et contrôle compliqué de ces enfants, la situation desdits enfants demeure en dehors du confort.

Ici nous passons nuit à la belle étoile avec nos enfants, malheureusement exposés à tout danger…” a expliqué Jeanette.

J’ai 7 enfants. Je sais les garder péniblement, seulement par la grâce de Dieu…” a ajouté Madeleine.

Pour gérer ces nourrissons surtout en terme de provision alimentaire, plusieurs familles ont décidé de rassembler les enfants à chaque fois que l’une ou l’autre a trouvé de quoi mettre sous la dent…

Tous ces enfants que vous voyez autour du repas, ne sont pas de la même famille. Nous les réunissons autour des repas minimes soient-ils, toutes les fois que l’un ou l’autre d’entre nous trouve un petit sou à partager aux autres enfants…” explique Odette Musayi, casserole de sauce à la main, en plein partage de la nourriture aux enfants, regroupés devant sa case.

Mais la quantité leur distribuée est parfois insuffisante…

Chers enfants, c’est tout ce que j’ai à vous donner. Prennez-en s’il vous plaît, soins; pour que chacun de vous en tire sa part… ” conseille t-elle aux enfants.

Mais déjà, sous ses yeux même, c’est l’un des enfants qui ravit une motte à son compair, et les pleurs s’en suivent…

Oh, mon Dieu, qu’est-ce qui vous arrive ? ” S’exclame Odette.

Cela fait souvent, que des combats s’improvisionnent entre enfants autour du repas, surtout en cas de gloutonnerie de certains d’entre-eux…

Remets-moi ma part s’il te plaît,… Remets-moi ce qui m’appartient…”.

Pleure ensuite un enfant à qui son voisin de gauche vient de ravir sa demi tartine…

Remets-lui sa part s’il te plaît, pourquoi çà ?”… Réplique la grande sœur du gamin lésé, avant de l’exhorter à venir à ses côtés pour assurer sa sécurité : “ Nicolas, viens à mes côtés !” appelle t-il.

Ils sont plus de deux cents, ces enfants en situation difficile vivant dans ce Camp de fortune, rapporte Meso MUSAVULI, l’un des membres du comité de ces sinistrés.

Leurs conditions de vie laissent toujours à désirer…

N’importe quand vous pouvez apprendre une nouvelle de décès d’un des habitants de ce Camp, surtout ces enfants. Parce qu’ils n’ont rien. Que ce soit en terme des médicaments ou des vivres. S’une pareille situation arrive, ne vous en doutez et ne soyez même pas surpris…” met en garde MUSAVULI.

Ils ont besoin des vivres, des soins médicaux, ou encore d’être inscrits à l’école du moins pour ceux qui ont atteint l’âge scolaire…

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

LIBÉRATION DE KAMERHE, CET AUTRE SKETCH À LA TÊTE DE LA RÉPUBLIQUE… (ECIDÉ NORD-KIVU)

La libération de Vital KAMERHE ancien directeur de cabinet du chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI, est loin de faire l’unanimité dans le chef de la classe politique Nord-Kivucienne.

Bien qu’ayant enchanté les pro-KAMERHE en ville pour le cas d’espèce, à l’opposition c’est un autre épisode de “théâtre à la tête du pays”.

Réagissant à chaud à ce sujet, le coordonnateur national de la plateforme soutenons Vital KAMERHE, SVK, Monsieur Gaudens LUENDO MUNIHIRE, a dit:

Nous sommes animés par un sentiment de Joie. Nous continuons de reconnaître que l’honorable Vital KAMERHE a été victime d’un emprisonnement politique, victime des accords de Nairobi. Innocent qu’il était, nous attendions sa liberté. Nous demandons alors son acquittement, pour qu’il soit libéré définitivement. Car c’est bien lui qui est, au regard de son grand projet de société, sensé devenir président de la République Démocratique du Congo”.

Mais au niveau de l’engagement citoyen et le développement ECIDÉ de Martin FAYULU, ce qui s’est passé, notamment par la libération de KAMERHE, est une question d’un pure théâtre au sommet de l’État et de la justice Congolaise.

Pour l’ECIDÉ, nous assistons depuis l’arrivée de TSHISEKEDI au pouvoir, à la théâtralisation des institutions du pays. Des condamnations et des acquittements au niveau de la justice du pays, on ne fait que des sketchs. Comment comprendre qu’un homme politique qui a été condamné pour détournement de plus de 47 millions de dollars à première instance à 20 ans de prison et deuxième instance à 13 ans de prison soit libéré, sous prétexte d’une liberté provisoire ? “… a tonné Monsieur William BALUNGWE, chargé de communication au sein de l’ECIDÉ au Nord-Kivu.

À l’union pour le développement et le progrès social UDPS, les voix vont dans le sens d’appeler les citoyens à l’apaisement et la mise en confiance en la justice…

“Vital KAMERHE est un Congolais comme tout le monde. Si la justice s’était prononcée pour qu’il aille en prison, je crois que nous pouvons croire à la justice. Si aujourd’hui la justice lui accorde une liberté provisoire, nous ne devons que nous soumettre à la décision de la justice. La liberté provisoire ne signifie pas qu’il est totalement libre. Nous allons toujours nous mettre à la disposition de la justice, le temps que cette dernière respecte toute la procédure… “. a de son côté laissé écouter le fédéral de l’UDPS rurale en province du Nord-Kivu, Monsieur Maombi KAMBALE Jean Platon.

Détenu depuis le 8 Avril 2020, Vital KAMERHE obtient libération sans n’avoir passé en prison même un sixième de sa sentence, laissant entre les 4 murs, son co-accusé; le libanais Sammih Jammal.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

ENTREPRENEURIAT FEMININ : LE COMMERCE DE LA POMME DE TERRE, UNE OPPORTUNITE D’AFFAIRE POUR LES FEMMES EN VILLE DE GOMA

Le commerce des vivres et en particulier la pomme de terre, est une bonne affaire qui maintenant, fait vivre et prospérer plusieurs familles en ville de Goma. Dans cette ville, capitale de la province du Nord-Kivu, ce commerce semble avoir beaucoup plus intéressé les femmes.

En cette semaine où le monde est en pleine semaine dédiée à l’entrepreneuriat, radio Moto  est allée à la rencontre de Naomie, une jeune fille qui n’a que 16 ans d’âge, mais devenue commerçante de la pomme de terre par l’initiation de sa mère.

Tenancière d’un dépôt de la pomme de terre à 2 lampes, Naomie se souvient que sa mère, de qui elle hérite ce travail, avait été tiquée par le chômage de son père pour démarrer cette activité. A force d’accompagner sa mère au boulot, Naomie est finalement aussi bien que sa mère, entrepreneure. La vente est parfois fluide ou non, et les prix varient et s’adaptent au revenu des clients, explique-t-elle.

Le prix de la pomme de terre varie entre 700 ; 800 ; voire 500 francs Congolais.

Le travail de vente de la pomme de terre, est un véritable terrain fertile pour un entrepreneuriat agricole. Des avantages, il y en a trop. Outre le fait que Naomie participe déjà au paiement de ses frais scolaires, le financement de son style vestimentaire, elle a aussi gardé  en cœur, les grandes réalisations faites en famille grâce à ce commerce.

Les avantages obtenus du commerce de la pomme de terre sont légion. Depuis que nous l’exerçons nous avons réalisées beaucoup d’avancées. Avant ce commerce, nous n’avions ni fauteuil au salon, ni écran téléviseur, nous ne passions nuit que dans un chantier,… mais aujourd’hui ce n’est plus le cas toujours grâce à la pomme de terre.

Tout comme des avantages, des difficultés,… il y en a aussi. Des tracaceries des taxateurs, la multiplicité des taxes, ou encore l’accès difficile aux produits suite à l’impraticabilité des routes de desserte agricole, débouchant des lieux d’approvisionnement,… Mais Naomie évoque également un autre défi.

La grande difficulté c’est que nous perdons notre marchandise par perte de poids. A force de subir le coup du soleil et de la chaleur, la pomme de terre finit par perdre du poids.

En ville de Goma, plusieurs femmes et filles se sont courageusement lancés dans le monde entrepreneurial, mais les grands défis restent toujours la multiplicité des taxes qui étouffent les jeunes entrepreneurs, d’un côté et l’accès difficile pour ces jeunes entrepreneurs, aux subventions bancaires pour se lancer dans le monde l’entrepreneurial ; de l’autre.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

ENTREPRENEURIAT FEMININ : VOICI COMMENT ENTREPRENDRE SANS CAPITAL

Pourtant négligé par plusieurs personnes et surtout les jeunes filles, l’entrepreneuriat agricole est aussi une bonne affaire pour assoir son bien être économique…

En ville de Goma, une fille d’une vingtaine d’années, a décidé de se lancer sur ce terrain peu fréquenté. Elle a créé depuis  4 ans, un poulailler dans sa parcelle au Quartier Kyeshero.

Nicole, BARUNGU c’est bien elle, elle dispose d’un poulailler de plus ou moins deux centaines de poules, qu’elle importe de Nairobi au Kenya, radio Moto est allée à sa rencontre.

Tôt le matin dans son poulailler, Nicole abreuve des poulets qui n’ont que deux semaines et fait quelques travaux d’hygiène.

Au même moment, elle tente de nous expliquer comment elle commençait son entreprise…

 Suis éleveuse des poules depuis que je faisais la cinquième année des humanités. Comme j’ai fait mes études en nutrition, nous avons étudiée la zootechnie et comme j’avais une vision d’entreprendre, je l’ai soumise à mes parents, ils m’ont soutenus, car je leur avais précisé que je ne comptais pas faire les études supérieures. Aujourd’hui l’entreprise m’appartient et le reste c’est moi qui gère.  nous a raconté Nicole.

Nicole n’aura commencé qu’avec 28 poussins, mais son capital n’aura été son intelligence.

 J’avais commencé mon entreprise, je n’avais que 28 poussins. Mais aujourd’hui mon poulailler a une taille de 200 têtes  indique t-elle.

Soutenue par ses parents bien sûr, Nicole nous chuchote où puiser le tout premier capital pour commencer son entreprise.

 Que les gens ne vous trompent pas ! Le grand et tout premier capital se trouve dans la tête. Il faut avant toute chose, avoir l’idée d’entreprendre. L’argent liquide rejoint l’idée…  révèle cette nutritionniste de formation.

Nicole gagne plus ou moins 200 dollars Américains par lot de 200 poulets au bout de trois mois. Cela lui permet de subvenir correctement à ses besoins sans dépendre de qui que soit et elle rêve aller plus loin dans le monde entrepreneurial.

 Aujourd’hui, je dépends presque de moi-même, du moins de part ce guette mes besoins personnels. C’est vrai je suis chez mes parents, ils me logent, me nourrissent,… mais les principaux besoins comme l’habillement, les frais de transport, la communication et tout autre besoin ayant trait à ma vie d’être femme,… je couvre moi-même. Et ben, ma tête est pleine des rêves et des projets. Je rêve créer une maison de shopping (maison de vente d’habits) et beaucoup d’autres projets que je ne vais pas dévoiler ici… ! opine Nicole.

La création d’une entreprise n’attend ni âge ni argent pour commencer, tout prend racine dans le mental, fait savoir Nicole.

John TSONGO THAVUHA Goma-RDC

GOMA: CHAMPIONNAT PARALYMPIQUE SUR FAUTEUIL ROULANT, VERS LE CLASSEMENT DES ÉQUIPES CHAMPIONNES

Le championnat paralympique sur fauteuil roulant se poursuit à bon escient en ville de Goma.
Ce mercredi premier décembre 2021, plusieurs rencontres ont été au rendez-vous tant en version masculine que féminine.


En version masculine, deux matchs ont été joués. Le premier match a opposé le haut Katanga au Sud-Kivu et s’est soldé par une note de 34 contre 14 paniers, en défaveur du Sud-Kivu.
Le deuxième match qui a réuni les provinces du Nord-Kivu et de Kinshasa, s’est clôturé sur une note de 62 contre 15 paniers en défaveur du Nord-Kivu.


En version féminine, les Kinoises ont pulvérisé les Nord-Kivuciennes par un score rapproché de 26 paniers contre 23.
En fin, les dames de la Tshopo ont corrigé leurs homologues du Sud-Kivu par un score sans appel de 27 contre 16 paniers.


Jusqu’ici, le classement établi en version masculine, plébiscite Kinshasa en première position avec 8 points, suivi du Nord-Kivu avec 6 points, vient ensuite le Sud-Kivu qui est en execo avec le Nord-Kivu, 6 points donc; la Tshopo prend la 4ème position avec 5 points, arrive en fin le Haut-Katanga avec 4 petits points.


Ce jeudi 2 Décembre, avant dernière journée de la compétition, les spectateurs auront droit à suivre une explication sportive entre la première et la quatrième équipe équipe, puis entre la deuxième et la troisième équipe, du moins pour les Messieurs, s’il faut être précis.
L’étape de clôture de la journée sera celle des matchs de classement, c’est à son issue que seront connus les ayant droit à la finale, tant dans l’obédience féminine que masculine.


John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

NORD-KIVU : L’AÉROPORT INTERNATIONAL DE GOMA DOTÉ D’UNE TOUR DE CONTRÔLE

L’aéroport International de Goma dispose depuis ce mardi 30 Novembre 2021, d’une tour de contrôle.

Construit depuis 17 mois dans les enceintes de cet aéroport, cette tour de contrôle a été inaugurée ce même mardi par le ministre national en charge de Transport, voies de communication et de désenclavement, Monsieur Chérubin Okende Senga, entouré de plusieurs officiels, dont le gouverneur de province lui-même, le Général Ndima KONGBA CONSTAND.

Quoi que non complètement parachevée car son bloc technique étant toujours en pleine construction, la tour de contrôle dotée déjà à l’aéroport de Goma, est un pas marqué vers la modernisation des infrastructures aéroportuaires, reconnaît et se réjouit le ministre Senga.

Le directeur général de la Régie des voies aériennes (RVA) Monsieur Alphonse Shungu a, l’occasion faisant le larron, présenté, à l’occasion; le tableau technique de cette nouvelle tour de contrôle, avant de revenir sur certaines de ses particularités. Shungu a par exemple dans cette perspective, fait savoir que la tour de contrôle de l’aéroport de Goma compte 6 niveaux, avec une hauteur de 26 mètres.

Il faut toutefois, préciser que c’est à hauteur de 3. 000 000 d’euros, que la construction de cette tour a été financée, par le canal de la banque mondiale notamment.

Louant les efforts fournis par les uns et les autres pour, et jusqu’à l’érection de cet ouvrage,
le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, Constant Ndima a également fait un bref rappel des objectifs de l’état de siège, parmi lesquels le développement socioéconomique de la province et l’imposition de la paix et la sécurité.

Mais pourquoi une tour de contrôle dans un aéroport ?

La tour de contrôle constitue “le véritable centre nerveux d’un aéroport “. C’est en effet la tour de contrôle qui dirige les avions au cours de leurs manœuvres d’atterrissage et de décollage ainsi que leurs cheminements sur les voies de circulation de l’aérodrome ou de l’aéroport, renseigne le site internet museeairespace.fr.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

NORD-KIVU: LANCEMENT À GOMA DU PREMIER CHAMPIONNAT PARALYMPIQUE SUR FAUTEUIL ROULANT


La ville de Goma abrite depuis ce dimanche 28 Novembre 2021, le championnat paralympique sur fauteuil roulant.
Ce championnat dit de l’inclusion et la cohésion sociales, se poursuit sous le slogan je cite :

Ensemble pour l’inclusion sociale des personnes vivant avec handicap par le sport…”.
Ce championnat qui sera clôturé le 3 décembre prochain, journée internationale de la personne vivant avec handicap, a été lancé ce dimanche-même, au stade paralympique de la capitale provinciale, sous la houlette du gouverneur de province, représenté par son porte-parole, qui est également son conseiller spécial en matière de sport, le Général Sylvain EKENGE.
Entouré du comité international de la croix rouge CIR et de différents comités du sport paralympique venus du Sud-Kivu, du haut Katanga, de la Tshopo ou encore du Nord-Kivu province hôte; le Général Sylvain EKENGE a salué une initiative courageuse visant la promotion de la personne vivant avec handicap.

La présidente du comité national paralympique, Madame le professeur Bethy MIANGINDULA MABENZA, a dévoilé aux spectateurs, que ce championnat paralympique sur fauteuil roulant vise à promouvoir la personne vivant avec handicap, abolir sa marginalisation sociale et assoir une base de cohésion sociale fondée une interconnexion de toutes les provinces de la RDC.
En cette première journée d’ouverture, plusieurs rencontres ont été en lisse:
La première, a réuni les équipes féminines du Nord et du Sud-Kivu; elle s’est soldée par une note de 18 contre 20 paniers en faveur du Sud-Kivu.
En deuxième explication, les équipes masculines Kinoise et Sud-Kivucienne se sont séparées sur une note de 76 contre 2 paniers; les Kinois ayant il faut le dire, battu en plate couture leurs homologues du Sud-Kivu.
En troisième et dernière explication, le Nord-Kivu a pris le dessus sur la Tshopo, en lui infligeant un score sans appel de 28 paniers contre 9.


John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC.

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Des enfants à Goma exigent une bonne gestion des déchets ménagers

La ville de Goma est confrontée à une insuffisance des poubelles publiques.

Plusieurs habitants profitent de cette situation pour abandonner les déchets dans les coins des avenues, au bord de la route ou dans les caniveaux.

Pour le comité urbain des enfants de Goma, il est temps que des solutions durables soient développées par le gouvernement Congolais. Entre autre le recyclage des déchets et la création des dépotoirs publics.

C’est ce que l’on peut retenir des quelques recommandations de la note de plaidoyer des enfants ce 19 novembre 2021 à la veille de la journée mondiale de l’enfant.

Un extrait à suivre ici : 

Au-delà de la problématique de gestion de déchets, un de gagnants au concours de dessin de l’Unicef a indiqué que si rien n’est fait pour pour sauver la végétation, le monde va sombrer dans un chaos, explique David, 5 ans.


Signalons que la RDC a été classée à la 9ème position des pays dont les enfants sont les plus vulnérables aux chocs climatiques dans un rapport publié par l’Unicef au mois d’août dernier.

Daniel Makasi, Initiateur de la Campagne Watoto Radio

RDC : Comment réduire la déforestation par l’élaboration d’un document de politique énergétique en RDC ?

La société civile environnementale, prétend mettre en place un document de politique environnementale, qui permet aux citoyens ordinaires de définir la vraie marche à suivre, pour rendre accessible l’énergie à tous.

Une fois mise sur pied, cette politique permettra un accès facile aux énergies, surtout électriques par la population, en vue de réduire la consommation du bois, qui conduit à la déforestation.

Le coordonnateur de l’organisation Alerte congolaise pour l’environnement et le droit de l’homme ACDH, Maitre Olivier NDOOLE, avocat vert indique que pour y arriver, son organisation en collaboration avec les responsables du pays, ont initié les consultations populaires, sur toute l’étendue du Nord-Kivu et ces consultations s’étendront sur toute l’étendue de la république.

Ces consultations visent à recueillir les avis des populations de la RDC, qui doivent être mises en contribution, pour les intégrer dans les mécanismes de lutte contre la destruction de la nature. Pour Maitre Olivier Ndoole, seul l’accès facile à l’énergie électrique, devra permettre d’atténuer le choc lié à la déforestation en vogue au pays. 

« Imaginez qu’un habitant sache couvrir sa facture énergétique avec seulement 5 dollars pour un mois. Je ne vois pas ce paysan qui se passerait de ce tarif, pour aller se payer un sac de braise qui coute 28 dollars …», explique Maitre Olivier.

« C’est pourquoi, un autre des plusieurs aspects que nous comptons intégrer dans ce document de politique énergétique, c’est le plaidoyer sur la réduction du cout d’accès à l’énergie, en faveur des populations locales, autrement dit, il nous faut un tarif pro-pauvre, adapté donc aux revenus du citoyen ordinaire », ajoute NDOOLE

Maitre NDOLOLE poursuit à dire, que si les vastes étendues des forets sont détruites surtout en RDC, c’est à cause de la recherche du bois de chauffe, et par-dessus tout, la braise, qui afflue vers les grands centres urbains.

De l’ancien au nouveau système…

Pour se rassurer que le combat produira un jour des résultats, il faut que les populations s’approprient la transition énergétique. Elle consiste dorénavant, à abandonner l’usage des énergies traditionnelles pour les énergies renouvelables et non polluantes.

A ce niveau, Maitre Olivier évoque le recours aux énergies solaire, éolienne, hydraulique et /ou à celles obtenues à partir des déchets biodégradables. 

Comment y arriver ?

En effet, le site tresor.economie.gouv.fr, rapporte qu’en RDC, Moins de 10% de la population ont accès à l’électricité. De ce pourcentage, 35 % sont repartis dans les zones urbaines et moins de 1% dans les zones rurales. La RDC figure donc parmi les pays ayant un très faible taux d’électrification, malgré son potentiel énergétique.

Pour relever ce grand défi, il faut la mise en place d’une politique nationale énergétique. Faudra-t-il alors, que ce plan ou cette politique, prenne en compte la réduction par exemple des prix des cuisinières électriques, l’installation des microcentrales hydro-électriques dans les milieux ruraux… bref, qu’il permette aux citoyens ordinaires d’accéder aisément à l’énergie et les amener à ne plus recourir à la coupe du bois.

Une politique énergétique réussie, pour un paquet d’atouts à plusieurs niveaux

« Chaque jour qui passe, des centaines des femmes sont  violées par des groupes armées dans les brousses à la recherche du bois de chauffe. Plusieurs centaines d’espèces d’animaux disparaissent, tout simplement parce que leurs écosystèmes sont détruits par d’hommes à la recherche du bois pour la carbonisation ;… Il faut le reconnaître, c’est un grand danger quand on en arrive jusque-là. Si nos mamans ont facilement accès à l’énergie électrique, elles ne se feront plus violer ; elles cuisineront sans problèmes. Si nos écosystèmes sont protégés, notre faune sera gardée intacte et nous apportera beaucoup d’argent à partir du tourisme », laisse-t-il entendre.

Faute d’une politique inadaptée ou inexistante, la RDC est l’un des pays qui perdent en cascade des vastes étendues de ses forêts, soit par carbonisation entretenue par des populations locales, soit par la recherche des planches ou par les formes diverses d’exploitation du bois, aux travers des marchés passés aux étrangers, sans beaucoup de clarté; ou encore en grande violation des lois environnementales qui régissent le pays.

Le rapport du ministère de l’environnement parvenu à l’agence congolaise de presse “ACP” l’an 2010, note qu’entre 2000 et 2010, la RDC a perdu plus de 350 milles hectares de ses forêts. Loin de là, la RDC a perdu environ 484 milles d’hectares des forêts, en 2018, selon un reportage réalisé par la voix de l’Amérique Kiswahili, en Octobre 2021, sur la spoliation des parcs nationaux. Par ailleurs, le ministère de l’environnement, avait en 2010, alerté que si rien ne se faisait en termes de précautions, la RDC perdrait entre 12 et 13 millions, de ses 145 millions d’hectares des forêts d’ici 2030.

 John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC