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GOMA / foire Agricole : La fédération des organisations paysannes congolaises FOPAC, sur les pas d’accompagnement des paysans jusqu’à la contractualisation des marchés

La ville de Goma a accueilli ces mardi et mercredi 7 et 8 Décembre 2021, la foire agricole. Cette foire qui vise à mettre en contact les paysans producteurs issus de 6 communautés du territoire de Masisi (Shasha, Bweremana, Karuba, Nyakatale, Kihuma et Burora) à contact avec les potentiels consommateurs qui sont les citoyens ordinaires, les restaurateurs et les tenanciers d’hôtels ; a été organisée par la fédération des organisations paysannes du Congo, FOPAC.

Cette organisation qui a vécu dans les enceintes de l’enclos de Gram, situé à seulement 150 mètres de la station Mutinga sur le tronçon Mutinga-Majengo, a connu la participation de plusieurs agricultrices et agriculteurs venues pour la plupart des communautés ci-haut citées ainsi que certains jeunes entrepreneurs agricoles de la ville, était à sa première expérience, indique Monsieur Luc KANIKI, coordonnateur du projet « Protection et moyens de subsistance »

Foire agricole, pour des faits utiles ?

« Cette foire vise à mettre en contact, les producteurs que nous accompagnons, aux acheteurs de la RDC. Les résultats attendus, c’est la contractualisation. C’est-à-dire, que ces deux acteurs puissent mettre en place, des contrats de travail ». a expliqué le coordonnateur du projet. A ce tout premier jour, plusieurs curieux ont fait le tour des stands d’exposition des différents produits des producteurs. Ce comportement a certainement impressionné Luc KANIKI et cela, de façon positive. «  Même les particuliers sont en train de passer pour visiter les stands d’exposition des produits des agricultrices venues de Masisi. Ça nous intéresse le plus, parce que les gens sont en train d’apprécier les produits. Il y a même ceux qui ont commencé à payer de ces produits, et d’autres promettent revenir pour récupérer d’importantes quantités… » Note KANIKI, au visage souriant, témoignant d’un satisfecit.

La joie des productrices au rendez-vous ?

Plusieurs agricultrices venues exposer leurs produits, ont témoigné avoir enregistré des clients pour les uns, mais d’autres non et affirment attendre, dans l’espoir d’en enregistrer dans les heures suivantes.

« Il y a un client qui venait de payer 5 kilogrammes de mon arachide. Je ne suis pas jusque-là réjouie du climat des activités car toute ma marchandise n’est pas encore écoulée, mais je garde espoir que les choses vont toujours marcher. Il y a plusieurs clients qui sont passés juste inspecter, ils ont néanmoins promis revenir les après-midi pour acheter… » a témoigné Pascaline NGULU, avant que Noel BAHATI ne poursuive « je suis à la foire, je suis venu avec des produits de divers genres, dont le haricot. Les clients viennent voir et visiter nos stands, en inspectant également ce dont nous disposons. Plusieurs promettent revenir ».

Productrice et vendeuse de la pomme de terre en provenance de Katale, Sifa ALICE nous confirme : « Je suis venue à la foire avec 2 sacs de pomme de terre. Jusqu’à l’heure, je viens d’écouler un sac et demi. D’ici peu, j’aurai fini à écouler toute la quantité, je l’espère », affirme-t-elle.

Un méga projet, pour quelles finalités ?

Pendant qu’à l’extérieur sous les stands les agriculteurs (hommes et femmes) confondues, exposaient leurs marchandises, à l’intérieur de la salle, une autre franche d’agriculteurs échangent autour des défis et points forts du projet.

Monsieur Luc KANIKI a à cette occasion, dévoilé l’objectif global du projet. « L’objectif global de notre projet, est d’améliorer la capacité de résilience des membres des différentes communautés où nous exécutons…», nous a-t-il révélé. « Les communautés de Masisi, ont connu et vécu plusieurs soucis et des conflits de guerre,… C’est pour cela que nous organisons ces activités pour leur permettre de résister aux chocs encaissés lors des différentes guerres…»  a renchérit Kaniki.   

Le projet « Protection et moyens de subsistance » a visiblement été d’envergure, qu’il a bénéficié à plus ou moins 18 000 (dix-huit milles)  personnes en raison de 3000 personnes par communauté ciblée. A fait croire Luc.

Un projet aux acquis non négligeables

« Grâce au projet « Protection et moyens de subsistance » il y a lieu de se féliciter des acquis et exploits jamais vécus dans les temps, dans les zones ayant été couvertes. Les preuves sont palpables. Oui, il y a lieu de le reconnaitre,…» justifie Luc KANIKI. « Les agriculteurs que nous accompagnions, ont accru leurs productions par superficie. Pour un hectare de la pomme de terre, les paysans ont commencé à réaliser 19 tonnes contrairement à entre 9 et 12 avant le projet ; pour le haricot on est entre 1500 et 2500 kilogrammes contre 600  ou 800 kilogrammes avant le projet ; pour l’arachide on est entre 1200 et 1500 kilogrammes contrairement à 600 ou 650 kilogrammes à l’hectare auparavant » poursuit KANIKI. Les autres acquis du projet, sont cette fois-ci ceux liés aux différents volets même de l’exécution dudit projet. 

Volet genre 

« Le projet « Protection et moyens de subsistance » a permis l’intégration de l’approche genre, même dans le monde rural »… A fait savoir Adrien BAHIZIRE, de l’ONG Oxfam, l’un des accompagnateurs du projet. « L’approche genre est transversale au sein même d’Oxfam. Toutes les fois que nous exécutons un projet, nous nous assurons que 60 % des femmes sont impliquées. Parce que les femmes sont des véritables actrices du changement. Nous avons d’ailleurs mis en place ce que l’on appelle forum des femmes. Tout cela dénote de notre encagement à promouvoir la femme dans l’exécution de nos projets  » a fait savoir Adrien. « Je suis sûr que la femme a contribué en grande partie dans la réussite de ce projet en cours depuis 2017. Il y a eu vraiment beaucoup d’avancées en matière de genre, et nous avons commencé à enregistrer des femmes qui deviennent cheffes de village et qui nous représentent dans des grands forums et ateliers, »… A-t-il poursuivi et fini.

Volet alphabétisation

Pour venir en appui aux paysannes et paysans en terme d’instruction, FOPAC a, dans l’exécution de son projet, organisé des séances de formation de renforcements des capacités en écriture et lecture. « Je ne savais ni lire ni écrire. FOPAC m’a formée. Je vendais sans savoir si je gagnais ou non. Mais grâce à la FOPAC, je sais lire, écrire et compter. Grace à elle, j’ai maintenant une activité génératrice des revenus propre à moi et je ne dois que dire merci… » a témoigné et reconnu devant le public, Sifa ALICE, venue de Katale.

Augmentation de la production

« Le projet Protection et moyens de subsistance nous a rendu très heureux. Nous avons commencé à enregistrer d’importantes récoltes grâce aux formations nous fournies par la FOPAC. Grace au paquet dénommé « Impact de l’agro-écologie dans la culture de la pomme de terre », nous avons appris comment produire des engrais naturels qui présentent beaucoup d’avantages dont trois sont les principaux. Premièrement, c’est que, ces engrais produits localement ne détruisent pas l’environnement ; deuxièmement ils accroissent la production tout en gardant les propriétés naturelles tant des sols que des récoltes  et troisièmement ils sont moins chers… » A expliqué Delphin SHIRAMBERE venu de la communauté de Shasha.

Commercialisation

FOPAC accompagne ses producteurs jusqu’au niveau du marché pour leur permettre d’écouler leurs produits en toute sécurité. A ce niveau, FOPAC a mis en place la stratégie dite des ventes groupées, qui consiste par ailleurs, à organiser les producteurs de façon à mutualiser les efforts en accumulant les récoltes pour les vendre lorsqu’elles sont en stocks importants. Cela leur permet d’imposer le prix aux acheteurs, contrairement à ce qui se faisait avant, où les consommateurs imposaient leur prix aux pauvres producteurs, à leur grande défaveur malheureusement. « Grâce au système de la vente groupée, nous vendons pendant 4 mois en en 2 saisons, en raison de 2 mois par saison. Et à ce niveau, nous parvenons à réaliser une moyenne de 30 tonnes du moins pour le haricot, sans tenir compte d’autres produits qui sont aussi en quantités importantes dans nos entrepôts. Actuellement, ils sont plus de 600, ces agriculteurs qui ont accepté de se joindre à nous dans la vente groupée au sein de notre coopérative dénommée « Tuji tegemeye »  »… a expliqué Niyitege KAHABYARA Aimable, président de l’association des paysans agriculteurs APA, dans la communauté de Lushebere.

Utilisation des bonnes semences

« Tous les agriculteurs que nous accompagnons et qui suivent les bonnes pratiques que nous leur transmettons produisent mieux. Nombreux d’entre eux ont donc compris l’importance de l’usage de la semence améliorée même si elle est chère. Même dans les cas où elle n’existe pas à la FO¨PAPAC, Beaucoup d’agriculteurs se débrouillent et s’en procurent ailleurs.» a précisé lors de son exposé, l’Ingénieur Samson KIHUNDU de la FOPAC, revenant sur l’impact de l’usage des semences améliorées dans les pratiques culturales.

« Protection et moyens de subsistance » un projet réussi mais aux multiples défis

S’il faut que FOPAC et ses partenaires se félicitent des exploits et acquis du projet, il faut reconnaitre qu’aux cotés, il y a eu des défis majeurs. En effet dans son exposé sur l’état général d’exécution du projet, Adrien, de la structure Oxfam, a soulevé d’énormes difficultés : d’abord celles liées à l’impraticabilité des routes menant vers les lieux d’exécution du projet, alors que le projet n’a pas défini le volet réhabilitation ; Ensuite l’insécurité dans la zone d’exécution,  et En fin, l’arrêt du projet alors que les paysannes et paysans n’ont pas arrêté leur progéniture… A-t-on senti dans les dires d’Adrien.

Fini, le projet ; la soif des agriculteurs maintenue

Alors que le projet prend fin en fin Décembre 2021 prochain, les agricultrices continuent de demander à la FOPAC une gamme de choses à faire. C’est par exemple le cas de Sifa Alice, qui souhaite que FOPAC élargisse ses actions aux autres communautés n’ayant pas été bénéficiaires du projet, pour les mettre également à niveau. Même chose pour Niyitege KAHABYARA, qui veut que la FOPAC s’implique courageusement dans la résolution du problème lié à la surtaxation et les tracaceries dont sont victimes les producteurs, une fois arrivés sur le marché de vente de leurs produits issus des champs.

John TSONGO THAVUGHA GOMA-RDC

GOMA: QUE DEMANDENT LES PERSONNES VIVANT AVEC HANDICAP ?

Les personnes vivant avec handicap, sont des individus aux potentiels physiques et intellectuels importants.

“Invalides” à les voir, elles ne sont pourtant pas naïves ou incompétentes comme d’aucuns le prétendent.

Mais hélas, en depis de leurs impressionnantes capacités, elles sont souvent victimes de la marginalisation sociale et cela affecte leur psychisme.

Dédiée particulièrement aux personnes vivant avec handicap, la journée du 3 décembre 2021 a été marquée d’une couleur un peu différente de l’ordinaire en ville de Goma.

Dans les enceintes du centre pour handicapés sis à face de la prison centrale de Munzenze en commune Karisimbi en ville de Goma, quelques personnes vivant avec handicap se sont regroupées pour faire un état de lieu des PVH et leur degré de considération par la société.

Tous les commentaires sont allés de quoi être négativement surpris, dans le sens de décrier une stygmatisation, un étouffement de la personne vivant avec handicap, en depis de son rôle irréprochable à jouer dans la communauté.

Pour Marie NZIAVAKE, les personnes vivant avec handicap restent encore l’objet de la stygmatisation sociale. << Je suis très consternée. La journée du 3 décembre est biensûr dédiée aux personnes vivant avec handicap, mais la situation de la personne vivant avec handicap dans notre pays laisse à désirer, si bien que nous avons commencé à accorder moins d’importance à cette journée. Nous ne voyons aucune de ses utilités, c’est tout comme on pouvait même l’annuler. Les dirigeants ne nous considèrent pas. Nous avons étudié, mais nous n’avons pas de boulot. Les PVH sont mariginalisées. Dans d’autres pays les PHV sont prisées, mais ce n’est pas le cas chez nous. Tout ce que nous voulons c’est le respect de notre dignité. Malgré que je sois handicapée, je peux faire ce qu’une personne normale peut échouer. Être handicapé peut surgir à n’importe quel moment de la vie…>>, se plaint-elle.

Byanikiro Shadrack Kaghoma Claude, fait par contre savoir, que les personnes vivant avec handicap sont étouffées dans leurs activités génératrices des revenus, qu’elles tentent de créer pour leur survie.

<< Nous sommes menacés. J’ai un atelier de couture où j’encadre des personnes vivant avec handicap. Mais les taxateurs nous mettent en mal. Je demande à notre gouvernement de sécuriser et protéger les personnes vivant avec handicap. Cela nous permettra de nous sentir heureux dans tout ce que nous entretenons et qui nous permet de nourrir nos familles. Parce que l’Etat Congolais n’a pas créé des boulots pour les PVH. Mais grâce à leurs propres initiatives, les PVH vivent et elles voudraient se sentir heureuses et libres… >> plaide t-il.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

GOMA: CES STRATÉGIES DE SOLIDARITÉ POUR PRÉSERVER LES ENFANTS DE LA FAIM, AU CAMP DES SINISTRÉS DE KATOYI…

Les sinistrés du volcan Nyiragongo cantonnés dans le camps de fortune de Kisoko Katoyi en ville de Goma, sont toujours sans assistance, plus de 6 mois maintenant, qu’ils y sont cantonnés.

Quoique la souffrance y soit générale, la situation des enfants semble plus particulièrement difficile.

Entre faim et non scolarité, entre mauvaise santé et contrôle compliqué de ces enfants, la situation desdits enfants demeure en dehors du confort.

Ici nous passons nuit à la belle étoile avec nos enfants, malheureusement exposés à tout danger…” a expliqué Jeanette.

J’ai 7 enfants. Je sais les garder péniblement, seulement par la grâce de Dieu…” a ajouté Madeleine.

Pour gérer ces nourrissons surtout en terme de provision alimentaire, plusieurs familles ont décidé de rassembler les enfants à chaque fois que l’une ou l’autre a trouvé de quoi mettre sous la dent…

Tous ces enfants que vous voyez autour du repas, ne sont pas de la même famille. Nous les réunissons autour des repas minimes soient-ils, toutes les fois que l’un ou l’autre d’entre nous trouve un petit sou à partager aux autres enfants…” explique Odette Musayi, casserole de sauce à la main, en plein partage de la nourriture aux enfants, regroupés devant sa case.

Mais la quantité leur distribuée est parfois insuffisante…

Chers enfants, c’est tout ce que j’ai à vous donner. Prennez-en s’il vous plaît, soins; pour que chacun de vous en tire sa part… ” conseille t-elle aux enfants.

Mais déjà, sous ses yeux même, c’est l’un des enfants qui ravit une motte à son compair, et les pleurs s’en suivent…

Oh, mon Dieu, qu’est-ce qui vous arrive ? ” S’exclame Odette.

Cela fait souvent, que des combats s’improvisionnent entre enfants autour du repas, surtout en cas de gloutonnerie de certains d’entre-eux…

Remets-moi ma part s’il te plaît,… Remets-moi ce qui m’appartient…”.

Pleure ensuite un enfant à qui son voisin de gauche vient de ravir sa demi tartine…

Remets-lui sa part s’il te plaît, pourquoi çà ?”… Réplique la grande sœur du gamin lésé, avant de l’exhorter à venir à ses côtés pour assurer sa sécurité : “ Nicolas, viens à mes côtés !” appelle t-il.

Ils sont plus de deux cents, ces enfants en situation difficile vivant dans ce Camp de fortune, rapporte Meso MUSAVULI, l’un des membres du comité de ces sinistrés.

Leurs conditions de vie laissent toujours à désirer…

N’importe quand vous pouvez apprendre une nouvelle de décès d’un des habitants de ce Camp, surtout ces enfants. Parce qu’ils n’ont rien. Que ce soit en terme des médicaments ou des vivres. S’une pareille situation arrive, ne vous en doutez et ne soyez même pas surpris…” met en garde MUSAVULI.

Ils ont besoin des vivres, des soins médicaux, ou encore d’être inscrits à l’école du moins pour ceux qui ont atteint l’âge scolaire…

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

LIBÉRATION DE KAMERHE, CET AUTRE SKETCH À LA TÊTE DE LA RÉPUBLIQUE… (ECIDÉ NORD-KIVU)

La libération de Vital KAMERHE ancien directeur de cabinet du chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI, est loin de faire l’unanimité dans le chef de la classe politique Nord-Kivucienne.

Bien qu’ayant enchanté les pro-KAMERHE en ville pour le cas d’espèce, à l’opposition c’est un autre épisode de “théâtre à la tête du pays”.

Réagissant à chaud à ce sujet, le coordonnateur national de la plateforme soutenons Vital KAMERHE, SVK, Monsieur Gaudens LUENDO MUNIHIRE, a dit:

Nous sommes animés par un sentiment de Joie. Nous continuons de reconnaître que l’honorable Vital KAMERHE a été victime d’un emprisonnement politique, victime des accords de Nairobi. Innocent qu’il était, nous attendions sa liberté. Nous demandons alors son acquittement, pour qu’il soit libéré définitivement. Car c’est bien lui qui est, au regard de son grand projet de société, sensé devenir président de la République Démocratique du Congo”.

Mais au niveau de l’engagement citoyen et le développement ECIDÉ de Martin FAYULU, ce qui s’est passé, notamment par la libération de KAMERHE, est une question d’un pure théâtre au sommet de l’État et de la justice Congolaise.

Pour l’ECIDÉ, nous assistons depuis l’arrivée de TSHISEKEDI au pouvoir, à la théâtralisation des institutions du pays. Des condamnations et des acquittements au niveau de la justice du pays, on ne fait que des sketchs. Comment comprendre qu’un homme politique qui a été condamné pour détournement de plus de 47 millions de dollars à première instance à 20 ans de prison et deuxième instance à 13 ans de prison soit libéré, sous prétexte d’une liberté provisoire ? “… a tonné Monsieur William BALUNGWE, chargé de communication au sein de l’ECIDÉ au Nord-Kivu.

À l’union pour le développement et le progrès social UDPS, les voix vont dans le sens d’appeler les citoyens à l’apaisement et la mise en confiance en la justice…

“Vital KAMERHE est un Congolais comme tout le monde. Si la justice s’était prononcée pour qu’il aille en prison, je crois que nous pouvons croire à la justice. Si aujourd’hui la justice lui accorde une liberté provisoire, nous ne devons que nous soumettre à la décision de la justice. La liberté provisoire ne signifie pas qu’il est totalement libre. Nous allons toujours nous mettre à la disposition de la justice, le temps que cette dernière respecte toute la procédure… “. a de son côté laissé écouter le fédéral de l’UDPS rurale en province du Nord-Kivu, Monsieur Maombi KAMBALE Jean Platon.

Détenu depuis le 8 Avril 2020, Vital KAMERHE obtient libération sans n’avoir passé en prison même un sixième de sa sentence, laissant entre les 4 murs, son co-accusé; le libanais Sammih Jammal.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

ENTREPRENEURIAT FEMININ : LE COMMERCE DE LA POMME DE TERRE, UNE OPPORTUNITE D’AFFAIRE POUR LES FEMMES EN VILLE DE GOMA

Le commerce des vivres et en particulier la pomme de terre, est une bonne affaire qui maintenant, fait vivre et prospérer plusieurs familles en ville de Goma. Dans cette ville, capitale de la province du Nord-Kivu, ce commerce semble avoir beaucoup plus intéressé les femmes.

En cette semaine où le monde est en pleine semaine dédiée à l’entrepreneuriat, radio Moto  est allée à la rencontre de Naomie, une jeune fille qui n’a que 16 ans d’âge, mais devenue commerçante de la pomme de terre par l’initiation de sa mère.

Tenancière d’un dépôt de la pomme de terre à 2 lampes, Naomie se souvient que sa mère, de qui elle hérite ce travail, avait été tiquée par le chômage de son père pour démarrer cette activité. A force d’accompagner sa mère au boulot, Naomie est finalement aussi bien que sa mère, entrepreneure. La vente est parfois fluide ou non, et les prix varient et s’adaptent au revenu des clients, explique-t-elle.

Le prix de la pomme de terre varie entre 700 ; 800 ; voire 500 francs Congolais.

Le travail de vente de la pomme de terre, est un véritable terrain fertile pour un entrepreneuriat agricole. Des avantages, il y en a trop. Outre le fait que Naomie participe déjà au paiement de ses frais scolaires, le financement de son style vestimentaire, elle a aussi gardé  en cœur, les grandes réalisations faites en famille grâce à ce commerce.

Les avantages obtenus du commerce de la pomme de terre sont légion. Depuis que nous l’exerçons nous avons réalisées beaucoup d’avancées. Avant ce commerce, nous n’avions ni fauteuil au salon, ni écran téléviseur, nous ne passions nuit que dans un chantier,… mais aujourd’hui ce n’est plus le cas toujours grâce à la pomme de terre.

Tout comme des avantages, des difficultés,… il y en a aussi. Des tracaceries des taxateurs, la multiplicité des taxes, ou encore l’accès difficile aux produits suite à l’impraticabilité des routes de desserte agricole, débouchant des lieux d’approvisionnement,… Mais Naomie évoque également un autre défi.

La grande difficulté c’est que nous perdons notre marchandise par perte de poids. A force de subir le coup du soleil et de la chaleur, la pomme de terre finit par perdre du poids.

En ville de Goma, plusieurs femmes et filles se sont courageusement lancés dans le monde entrepreneurial, mais les grands défis restent toujours la multiplicité des taxes qui étouffent les jeunes entrepreneurs, d’un côté et l’accès difficile pour ces jeunes entrepreneurs, aux subventions bancaires pour se lancer dans le monde l’entrepreneurial ; de l’autre.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

ENTREPRENEURIAT FEMININ : VOICI COMMENT ENTREPRENDRE SANS CAPITAL

Pourtant négligé par plusieurs personnes et surtout les jeunes filles, l’entrepreneuriat agricole est aussi une bonne affaire pour assoir son bien être économique…

En ville de Goma, une fille d’une vingtaine d’années, a décidé de se lancer sur ce terrain peu fréquenté. Elle a créé depuis  4 ans, un poulailler dans sa parcelle au Quartier Kyeshero.

Nicole, BARUNGU c’est bien elle, elle dispose d’un poulailler de plus ou moins deux centaines de poules, qu’elle importe de Nairobi au Kenya, radio Moto est allée à sa rencontre.

Tôt le matin dans son poulailler, Nicole abreuve des poulets qui n’ont que deux semaines et fait quelques travaux d’hygiène.

Au même moment, elle tente de nous expliquer comment elle commençait son entreprise…

 Suis éleveuse des poules depuis que je faisais la cinquième année des humanités. Comme j’ai fait mes études en nutrition, nous avons étudiée la zootechnie et comme j’avais une vision d’entreprendre, je l’ai soumise à mes parents, ils m’ont soutenus, car je leur avais précisé que je ne comptais pas faire les études supérieures. Aujourd’hui l’entreprise m’appartient et le reste c’est moi qui gère.  nous a raconté Nicole.

Nicole n’aura commencé qu’avec 28 poussins, mais son capital n’aura été son intelligence.

 J’avais commencé mon entreprise, je n’avais que 28 poussins. Mais aujourd’hui mon poulailler a une taille de 200 têtes  indique t-elle.

Soutenue par ses parents bien sûr, Nicole nous chuchote où puiser le tout premier capital pour commencer son entreprise.

 Que les gens ne vous trompent pas ! Le grand et tout premier capital se trouve dans la tête. Il faut avant toute chose, avoir l’idée d’entreprendre. L’argent liquide rejoint l’idée…  révèle cette nutritionniste de formation.

Nicole gagne plus ou moins 200 dollars Américains par lot de 200 poulets au bout de trois mois. Cela lui permet de subvenir correctement à ses besoins sans dépendre de qui que soit et elle rêve aller plus loin dans le monde entrepreneurial.

 Aujourd’hui, je dépends presque de moi-même, du moins de part ce guette mes besoins personnels. C’est vrai je suis chez mes parents, ils me logent, me nourrissent,… mais les principaux besoins comme l’habillement, les frais de transport, la communication et tout autre besoin ayant trait à ma vie d’être femme,… je couvre moi-même. Et ben, ma tête est pleine des rêves et des projets. Je rêve créer une maison de shopping (maison de vente d’habits) et beaucoup d’autres projets que je ne vais pas dévoiler ici… ! opine Nicole.

La création d’une entreprise n’attend ni âge ni argent pour commencer, tout prend racine dans le mental, fait savoir Nicole.

John TSONGO THAVUHA Goma-RDC

GOMA: CHAMPIONNAT PARALYMPIQUE SUR FAUTEUIL ROULANT, VERS LE CLASSEMENT DES ÉQUIPES CHAMPIONNES

Le championnat paralympique sur fauteuil roulant se poursuit à bon escient en ville de Goma.
Ce mercredi premier décembre 2021, plusieurs rencontres ont été au rendez-vous tant en version masculine que féminine.


En version masculine, deux matchs ont été joués. Le premier match a opposé le haut Katanga au Sud-Kivu et s’est soldé par une note de 34 contre 14 paniers, en défaveur du Sud-Kivu.
Le deuxième match qui a réuni les provinces du Nord-Kivu et de Kinshasa, s’est clôturé sur une note de 62 contre 15 paniers en défaveur du Nord-Kivu.


En version féminine, les Kinoises ont pulvérisé les Nord-Kivuciennes par un score rapproché de 26 paniers contre 23.
En fin, les dames de la Tshopo ont corrigé leurs homologues du Sud-Kivu par un score sans appel de 27 contre 16 paniers.


Jusqu’ici, le classement établi en version masculine, plébiscite Kinshasa en première position avec 8 points, suivi du Nord-Kivu avec 6 points, vient ensuite le Sud-Kivu qui est en execo avec le Nord-Kivu, 6 points donc; la Tshopo prend la 4ème position avec 5 points, arrive en fin le Haut-Katanga avec 4 petits points.


Ce jeudi 2 Décembre, avant dernière journée de la compétition, les spectateurs auront droit à suivre une explication sportive entre la première et la quatrième équipe équipe, puis entre la deuxième et la troisième équipe, du moins pour les Messieurs, s’il faut être précis.
L’étape de clôture de la journée sera celle des matchs de classement, c’est à son issue que seront connus les ayant droit à la finale, tant dans l’obédience féminine que masculine.


John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

Des enfants à Goma exigent une bonne gestion des déchets ménagers

La ville de Goma est confrontée à une insuffisance des poubelles publiques.

Plusieurs habitants profitent de cette situation pour abandonner les déchets dans les coins des avenues, au bord de la route ou dans les caniveaux.

Pour le comité urbain des enfants de Goma, il est temps que des solutions durables soient développées par le gouvernement Congolais. Entre autre le recyclage des déchets et la création des dépotoirs publics.

C’est ce que l’on peut retenir des quelques recommandations de la note de plaidoyer des enfants ce 19 novembre 2021 à la veille de la journée mondiale de l’enfant.

Un extrait à suivre ici : 

Au-delà de la problématique de gestion de déchets, un de gagnants au concours de dessin de l’Unicef a indiqué que si rien n’est fait pour pour sauver la végétation, le monde va sombrer dans un chaos, explique David, 5 ans.


Signalons que la RDC a été classée à la 9ème position des pays dont les enfants sont les plus vulnérables aux chocs climatiques dans un rapport publié par l’Unicef au mois d’août dernier.

Daniel Makasi, Initiateur de la Campagne Watoto Radio

GOMA: LES JEUNES APPÉLÉS À PRENDRE DES SAGES DÉCISIONS QUI ENGAGENT LA VIE CLIMATIQUE DU MONDE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN

Jeunes, prenez des sages décisions climatiques, car la vie environnementale de la planète d’aujourd’hui et de demain en dépend…

C’est par ces mots que les jeunes réunis au sein de la structure “Extinction rebellions et AJVDC “, se sont adressées à la communauté estudiantine de l’Université de Goma UNIGOM, ce vendredi 5 Novembre 2021 en ville de Goma.

Ces jeunes membres de la société civile environnementale, disent agir ainsi, pour inciter la jeunesse non seulement à s’approprier la question de lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi et surtout, à interpeler les dirigeants Congolais à impliquer les jeunes dans l’exécution des projets visant à faire face au réchauffement climatique; encore que la RDC est un pays-solution aux problèmes climatiques qui secouent le monde…

Au delà de cette exhortation à l’endroit des jeunes universitaires, ces animateurs de la structure Extinction rebellions et AJVDC, disent avoir adressé une lettre au ministère de l’environnement, l’appelant à bien canaliser les fonds crédit-carbone vers les problèmes réels des citoyens ordinaires.

Se référant au parc national des Virunga, aujourd’hui menacé non seulement par les entreprises d’exploitation du pétrole, mais aussi par la pression des autochtones à la recherche du bois de chauffe, de construction et de la braise, ces jeunes ont démontré aux universitaires, les grands dangers auxquels sont exposés les communautés riveraines…

Virunga, est un patrimoine environnemental qui, une fois bien géré, générerait plus de revenus par le tourisme que par son exploitation pétrolière, soutient Pascal MIRINDI, l’un des orateurs du jour ; qui est revenu pour autant, sur l’ampleur des dangers qui découleraient de l’exploitation pétrolière de cette aire…

Nous sommes venus sensibiliser les jeunes sur la nécessité qu’il y a de s’impliquer dans les questions de protection environnementale. S’agissant de l’exploitation pétrolière dans le parc des Virunga, cette démarche est très suicidaire non seulement pour les communautés riveraines mais aussi pour les espèces tant animales que végétales du parc. L’exploitation du pétrole est néfaste sur tous les plans : sur le plan écologique, le parc perdra plus de 85 % de sa surface. Ensuite, les déchets d’exploitations de ce pétrole seront déversés dans les eaux du lac Édouard et vont entraîner la mort des espèces aquatiques. Et enfin, nous savons que dans les zones d’exploitation pétrolière il y a toujours une insécurité grandissante. Les communautés n’ayant pas été associées à la gestion de ce produit, ont toujours tendance à se révolter en se constituant en milice. Bref, l’avantage économique de l’exploitation pétrolière dans les Virunga, ne peut bénéficier qu’aux dirigeants et non à la population… a expliqué Monsieur Pascal MIRINDI.

Intervenant au compte de l’association des jeunes volontaires pour le développement AJVDC, Monsieur Justin MUTABESHA est de son côté, revenu sur la nécessité qu’il y a de sensibiliser les communautés locales sur les dangers liés à l’utilisation des énergies fossiles, en vogue dans le monde.

Nombreux des étudiants sensibilisés, sont ceux qui ont souhaité donner leurs avis, c’est le cas d’Eliane Feza qui a lâché : << Cette sensibilisation a sa raison d’être, en ce sens que nous sommes tous appelés à protéger l’environnement. Je pense que les étudiants ont aussi leur part de responsabilité dans cette protection de l’environnement…>> et à Samuel MUZEE d’ajouter << j’accorde un très grand sens à l’environnement. Et notre parc national des Virunga étant l’un des réservoirs de la flore, nous sommes sensés le protéger. Car une fois cet écosystème détruit, nous ne saurons pas faire face au réchauffement climatique…>>, a t-il laissé entendre.

Une fois son pétrole exploité, le parc national des Virunga perdrait plus de 85 % de sa superficie.

Les eaux du lac Édouard en revanche, partie intégrante de ce parc et constituant le grand réservoir d’eaux douces en Afrique centrale; perdront leurs espèces aquatiques.

“Extinction rebellions et AJVDC” trouvent en cela, une totale contradiction, en ces jours où tous les États du monde s’engagent à faire courageusement face au réchauffement climatique, devenu aujourd’hui plus qu’une urgence mondiale.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

1: Pouvez-vous devenir millionnaire et aller au Ciel ?

Psaume 119 : 130 nous dit : « La révélation de tes paroles éclaire. Elle donne l’intelligence aux simples ». Lorsque les simples sont éclairés ils deviennent puissants de façon quasi-automatique. Puisse ce livre éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres de la pauvreté. C’est ma prière pour vous lecteur de ce livre. Qu’il vous soit accordé la même grâce. Celle que Dieu me fit en me tirant de rien aux millions en un temps record.
Ricardo Kaniama

Nord-Kivu / Massacres de Beni: Record des tueries en un mois, Ces chiffres qui choquent !

161 civiles sont morts et 29 autres sont portés par les terroristes ADF dans la région de Beni, du 28 Mai au 27 Juin 2022. À ce drame, s’ajoute des villages incendiés et des dégâts matériels énormes.

Ce bilan est couché dans un rapport de monitoring établi par un élu de Goma, l’honorable Jean-Baptiste MUHINDO KASEKWA, rendu public le 27 Juin 2022 dernier et dont Radio Moto a reçu copie la soirée de ce mardi 29 Mai 2022.

Dans ce document, l’auteur répertorie 17 incursions en 30 jours, signées dans une dizaine de villages de Beni. Dans les détails consignés dans ledit rapport, KASEKWA joint les dates d’incursions aux villages visités et les vies perdues.

En date du

Le 28 Mai: 37 personnes sont mortes à BEU-MANYAMA;
Alors qu’en date du 30 Mai, 16 personnes ont perdu la vie à BULONGO.
Le 1er juin, 09 civiles ont été massacrés à BEU-MANYAMA, Mangungu et KARESEAU;
Alors que du 05 au 06 Juin: 27 autres ont perdu la vie à OTOMABERE.
Le 11 Juin: 06 morts ont été enregistrés à LINZOSISENI et KOKOLA.
Tandis qu’en date du 12 Juin: 4 autres personnes sont mortes à KISIKI et KIJEKI.
Le 13 Juin: une personne est morte à MUKOKO;
Avant que 4 autres ne meurent le 14 Juin à MAMBANIKI.
Le même rapport précise qu’en date du 15 Juin: 02 morts ont été enregistrées à MAMIKI.
Tandis qu’une autre est morte le 16 Juin cette-fois ci à PK7 sur la route MBAU-KAMANGO.
Le 20 Juin: une personne est morte et 04 portées disparues à KISIKI et MAKELE.
Le 21 Juin: 5 civiles sont morts et 5 autres portés disparus à MABASELE en pleine commune d’OÏCHA.
À KIJEKI par contre, l’on a signalé 1 mort à en date du 22 Juin, dans les environs de MAIMOYA.
Le 23 Juin, 4 personnes sont porteés disparues à WIKEMO/PK7, sur la route MBAU-KAMANGO.
Le 24 Juin, 7 civils sont morts et 7 autres entrainés en destination inconnue, à TSANI-TSANI.
Et juste après, cette fois du 25 au 26 Juin 16 personnes sont mortes massacrées à KISIMA.
et
En fin, du 25 au 27 Juin, 24 civiles ont été fauchés et 8 d’entre eux ont été brûlés dans une huilerie à MAMOVE, MABUO, MATADI, CEPAC et PASIYA.
Ce tableau macabre qui révolte, fait constater qu’en moyenne, 5 personnes meurent par jour dans la région de Beni.

Ce député membre de la commission défense et sécurité à l’assemblée nationale, se dit choqué et déplore je cite << la liberté avec laquelle les présumés ADF opèrent en ces jours…>>.

Cela, estime-t-il, est une << source des frustrations aiguës dans le chef de nombreux habitants du territoire de Beni >>.

Dans ses termes de conclusion, KASEKWA soutient << qu’il est impérieux que la lutte contre l’agression rwando-Ougandaise sous couvert du M23 ne soit pas un piège pour se méfier de la cruauté des présumés ADF…>>.

La même vigilance dont le gouvernement fait preuve dans le traitement de la question des terroristes du M23 dans les territoires de Rutshuru, du Nyiragongo et dans la ville de Goma, doit tout de même, se faire voir << dans les zones opérationnelles de Beni, Ituri et Fizi-Uvira >>.

Jeudi 30 novembre 2021, avaient débuté dans la région de Beni, les opérations Shujaa, qui incluent les FARDC et l’UPDF deux armées respectives à la RDC et à l’Ouganda.

Aujourd’hui 7 mois d’opérations plus tard, plusieurs habitants estiment qu’en lieu et place d’éradiquer la crise, l’opération Shujaa a plutôt enfoncé l’ennemi dans les profondeurs des forêts de la zone, une façon pour l’Ouganda de s’éloigner de la menace ; pour mieux exploiter le pétrole du lac Édouard.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

Couturiers ambulants

La couture est un plaisir, mais ça peut être aussi un métier.  Une activité qui est devenue courante dans les rues de Douala au Cameroun, avec leurs veuilles machines à coudres portées sur l’épaule, les couturiers ambulant passent dans les quartiers pour proposer leur services, ils font claquer leurs ciseaux pour signaler leur passage. Un reportage de MAHAMAT HASSANE :

A noté que MAHAMAT HASSANE est la technicienne qui a remporté le concours de la Bourse Claude VERLONT et Ghislaine DUPONT avec ce reportage.

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Nord-Kivu : Le maire de Goma a-t-il réellement spolié le marché de Kituku

Le maire de Goma, le Commissaire Supérieur Principal, François Kabeya Makosa apporte de l’ éclairage au sujet du dossier de spoliation de la parcelle SU :18050 sise au quartier Kyeshero en commune de Goma abritant le marché de Kituku dont il est faussement accusé par Mumbere Bwanapua du mouvement national congolais M.N.C. et Me Jimmy Nzialy Lumangabo de la génération positive-RDC, signataires d’une déclaration dénonçant à tort la tentative de spoliation du marché de Kituku et organisateurs de la manifestation qui s’en est suivie en date du 23 Juin 2022, a-t-on appris des sources sûres.

L’autorité urbaine se frotte les mains sur cette affaire d’autant plus qu’elle n’est ni de loin ni de près impliquée dans cette tentative de spoliation d’une place publique tel que mentionne la fameuse déclaration.

Et en guise d’éclairage, le maire de Goma met à la disposition d’analystes et de l’opinion, le rapport technique no 2.483.1/11/B.P.F-BDOC/AFF.F/GOM/2022 relatif à la parcelle SU : 18050 sise au quartier Kyeshero en commune de Goma, adressé au chef de Division du Cadastre et du conservateur des titres immobiliers de Goma, que vous pouvez lire sur la page de la cellule de communication de la mairie de Goma.

Les résultats de la descente sur le terrain effectuée en date du 05 Mai 2022 avec soubassement d’ordre de mission no 11/2.483.1/AFF.F/C.T.I/C.D.C/G-NK/2022 , en présence de toutes les parties concernées à savoir la délégation de la mairie de Goma pour le compte du marché Kituku, sur la dite concession, les services techniques du cadastre et du conservateur des titres immobiliers, après identification sur le terrain et sur la planche cadastrale de la commune de Goma, il en était ressorti que ladite parcelle SU :18050 couverte par un certificat d’enregistrement no volume NG30 folio 107 établi à Goma en date du 03 Juillet 2007 en faveur du marché public de Kituku, pour le compte de la mairie de Goma ; couvre une superficie totale de 02 Hectares 54 Ares 45 Centiares 51 Centième.

Contrairement à la superficie mentionnée sur le procès-verbal du mesurage et bornage no 8553 dressé en date du 18 Août 2006, soit 02 Hectares 46 Ares 77 Centiares 00 Centième. D’où, une différence de 07 Ares 68 Centiares 51 Centième. Au vu de cette différence, l’équipe technique ayant mené l’expertise, avait proposé le remplacement du certificat d’enregistrement du marché Kituku afin de rectifier la superficie et de conformer l’occupation sur le terrain vu l’inexactitude du croquis.

Au vu des données exactes de la superficie calculée ric-rac par une équipe technique ad hoc de la division provinciale du cadastre et du conservateur des titres immobiliers de Goma, que le maire de Goma, à travers sa lettre no 3072/328/D 922.1/M-G/2022 du 20 Juin 2022 adressée au conservateur des titres immobiliers, avait demandé toutes affaires cessantes, d’établir un nouveau certificat du Marché de Kituku, « afin de se conformer aux réalités du récent croquis qui protégerait ce patrimoine de l’état ».
Cette superficie prélevée avec exactitude parcimonieuse par l’équipe technique ad hoc, est confirmée par Serges Bahati Banyanga, un natif de Kyeshero, l’un des ceux qui avaient dans le temps, concédé le terrain à l’état en faveur dudit marché, à travers sa déclaration faite au média le jour de la marche de contestation organisée par le mouvement national congolais M.N.C. et la génération positive-RDC au marché de Kituku.

Le rapport technique no 2.483.1/11/B.P.F-BDOC/AFF.F/GOM/2022 relatif à la parcelle SU : 18050 sise au quartier Kyeshero en commune de Goma et les propos du témoin de fait, Serges Bahati Banyanga, innocente l’autorité urbaine de cette tentative de spoliation du marché de Kituku, dont elle est faussement accusée par les signataires de la déclaration, copie réservée à l’Agence Congolaise de Presse ACP, signée par Mumbere Bwanapua et Me Jimmy Nzialy Lumangabo.

Ainsi donc, continuer de salir gratuitement l’image du maire de Goma et de Serges Banyanga, (autochtone de Kyeshero et membre de la famille qui céda la parcelle du Marché Kituku à l’état Congolais ), par rapport à cette soi-disant spoliation du marché de Kituku, serait crier haro sur le baudet.

Goma : des cimetières devenus des lieux des jeux et travail pour nombreux enfants, quid sur les causes et conséquences ?

Nombreux enfants en ville de Goma, ne sont pas encadrés. Ils errent dans les rues, à la merci de tous les risques. En conséquence, ils sont dans des bandes d’individus sans moralité, et sans aucun espoir pour l’avenir.

Pour survivre, nombreux parmi eux passent des journées dans des poubelles, à la recherche des bouteilles, des tranches de fer dits Bichuma, qu’ils revendent en contrepartie de ce à partir de quoi ils se payent de quoi manger pour les uns et participer à la subvention de leurs familles respectives pour les autres.

En outre, une autre catégorie d’enfants sont dans des cimetières. Constat de John TSONGO, Journaliste intéressé par des questions des enfants, très présents dans le cimetière de Joli bois Ngabiro, situé au Nord-Est de la ville de Goma à la limite entre le Rwanda et la RDC.

Que font ces enfants dans les cimetières ?

Ils y sont pour 4 principales tâches : guider ceux qui cherchent des parcelles où enterrer les leurs, participer au remblayage de la tombe après enterrement, arranger la tombe et planter des fleurs, entretenir les tombes des défunts et en fin assurer la sécurité et guider les véhicules à la gare du cimetière ou servir de guide aux conducteurs en cas de manœuvre.

Hostiles à parler de cette situation aux journalistes, ces enfants taxent les interviews, du moins pour les rares qui osent de courir le risque. Dans ce contexte, nous nous sommes entretenus avec l’un d’eux, qui a préféré garder l’anonymat et qui a tout de même refusé que nous lui capturions photo. Nous lui avons attribué le nom de Gabriel.

Qui bénéficient du service de ces enfants ?

Nombreux reconnaissent bénéficier du service de ces enfants. Rencontrée par hasard au centre-ville de Goma, Dorcas nous a témoignage que la tombe de sa tante est toujours gardée entretenue grâce à ces enfants. « C’est vrai ! Il y a des enfants qui travaillent au cimetière à longueur de journée. Personnellement, j’en suis témoins. La tombe de ma tante est entretenue par ces enfants. Ils sont crédibles envers qui leur est crédible. Si tu les paies, ils entretiennent et ne permettent que personne profane la tombe de ton proche. Mais quand tu leur fais le contraire, ils sont les premiers à la profaner et la laisser envahir par l’herbe et tout autre obstacle de tout genre. Je pense que ce n’est pas bon pour ces enfants de passer tous leurs temps au cimetière. Je pense que cela ne peut pas rester sans conséquences…», allègue Dorcas.

Enfants travailleurs dans les cimetières,… pour quelles raisons ?

Agé de 12 ans et entourés de ses coéquipiers dont l’âge varierait entre 6 et 15 ans, Gabriel nous chuchote les raisons pour lesquelles il travaille au cimetière. « Suis le deuxième enfant dans une famille de 5 enfants. Mon père arrive à la maison rarement, je ne sais exactement son vrai boulot. Ici au cimetière, je participe à plusieurs travaux. Et le peu que je gagne, j’apporte soit à ma mère, soit à mes amis on achète de la nourriture pour survivre…». Nous a-t-il raconté.

Comment gagnent-ils leur argent ?

Ce travail exercé quotidiennement au cimetière, est rémunéré au prorata, selon la volonté et la générosité de celui ou celle à qui il est rendu « En réalité nous ne gagnons pas de façon régulière. Tout ce que nous recevons comme argent, vient des dons de ceux qui reconnaissent le travail que nous leur rendons. Et là, on peut se retrouver avec 5000 FC, 3000 FC, voire plus, selon le nombre de personnes à enterrer et selon la générosité de ceux qui viennent ensevelir journalièrement les leurs… parce qu’il y a des patrons qui peuvent vous donner même 5 ou 10 dollars, juste après l’avoir aidé à veiller sur son véhicule ou justement après l’avoir orienté en faisant la manœuvre… » Nous explique Gabriel. « En dehors de l’argent, nous pouvons avoir également du bois de chauffage à partir des villes croix ramassées au cimetière. Nous nous en serons pour cuisiner à la maison… ». Poursuit-il.

Travailler au cimetière… par gré ou contrainte ?

Errer sur les rues pour les enfants de la rue, tout comme travailler au cimetière, c’est par contrainte pour la plupart et de gré pour une minorité. Dans une étude-reportage que nous avons réalisée en 2021 sur les raisons de la présence des enfants de la rue dans la rue, certains nous ont relaté qu’ils fouillaient les conditions difficiles aux seins de leurs, et d’autres, ont avoué être gênées de fréquenter les cours et qu’ils se sentaient bien dans la rue qu’ailleurs, car recherchant de l’argent.

A quand remonte cette pratique ?

« En ce qui concerne le travail des enfants dans les cimetières, je confirme que ça date depuis longtemps.  Je me souviens, quand nous allions inhumer nos très chers au cimetière de l’ITIG (Institut des Techniques Industrielles de Goma), nous y trouvions des enfants en train d’arracher des herbes derrière les tombes et d’autres y jouaient le ballon, et nous on avait jamais compris comment ces enfants pouvaient s’amuser de la sorte au cimetière. Mais en les observant, on comprenait que c’étaient des enfants délaissés par leurs familles… » Nous a raconté Jonas Badera SABUNI, parent quadragénaire, habitant de Goma. Curieusement, en dehors de ces taches ci-haut décrites, ces enfants s’occupaient de la garde des véhicules de ceux qui venaient enterrer, poursuit Jonas. « En arrivant au cimetière, ces enfants, ces enfants venaient auprès des propriétaires des véhicules et leur disaient ‘’nda chunga hii gari, nda chunga hii gari,…’’ entendez : c’est moi qui vais garder ce véhicule ! Et au retour, le propriétaire du véhicule donnait 10 FC à l’époque, aujourd’hui c’est l’équivalent de de 1000 FC. Et sous ce rythme, les enfants étaient toujours là, en train de jouer avec des cranes et des ossements des défunts. Nous apprenions que certains dormaient même là-bas » poursuit-il.

Une aide devenue un élément amplificateur ?

Alors que le phénomène s’amplifiait, la situation attirait plus l’attention des bonnes volontés. C’est dans ce contexte qu’un prêtre religieux, de la congrégation des salésiens de Don Bosco, prenait l’initiative de rassembler ces enfants  abandonnés pour leur fournir un apprentissage technique à Ngangi. Mais hélas, certains parents ont commencé à encourager leurs enfants d’aller jouer au cimetière, de se faire récupérer par ce père salésien.

Le quotidien des enfants dans les cimetières,… Pour quelles origines ?

Tout comme le témoignage de Gabriel ci-haut, Jonas Badera situe à trois niveaux, les origines des enfants dans les cimetières : d’abord l’irresponsabilité des parents, qui le plus souvent, ne savent pas prendre correctement en charge leurs enfants. Ensuite, la méchanceté de plusieurs parents, qui le plus souvent, infligent des punitions très dures à leurs enfants si bien qu’ils se trouvent mieux en dehors qu’en famille et enfin, la dislocation des liens nuptiaux par les divorces.

Ainsi, des enfants non scolarisés, des enfants non encadrés, des enfants punis sévèrement dans leurs familles,… ont plus de chance d’errer dans les rues et / ou dans des cimetières, soit dans des commerces de rue, à la merci des toutes les intempéries de la cité.

Des enfants dans les cimetières,… face au traumatisme spirituel, sanitaire et culturel ?

Culturellement, spirituellement et sanitairement parlant, ces enfants dont le séjour prolongé au cimetière fait maintenant partie du quotidien, sont vraiment affectés.

Sur le plan culturel

Le journaliste Wema MUHINDO Kennedy pense qu’ils violent le sacré et qu’ils sont exposés à une perturbation de la conscience et un déséquilibre  d’esprit. « Quand les enfant commencent à travailler au cimetière, c’est dire  que ces enfants n’ont pas une bonne éducation dans leurs familles d’origines. Soit ils sont délaissés, soit ils y sont envoyés et il y a quelqu’un qui tire des dividendes de ce travail. Des enfants bien encadrés et éduqués, ne peuvent pas s’amuser au cimetière. Et ces enfants n’ont pas un avenir assuré et naturellement ils seront déséquilibrés dans la société. »

Par ailleurs, se référant à sa culture Yira (Nande) dans le contexte du respect des principes sacrés selon la tradition Africaine surtout le respect aux morts, Wema indique que « les enfants ne sont pas associés aux rituels de la mort. Alors, le fait que ces enfants s’amusent au village des morts (cimetière), ils violent déjà les principes culturels du respect aux morts… » Mais KENNEDY pense que le principe du respect aux morts n’est pas universel. Il est souvent influencé par les ethnies et les tribus. «  Vous savez, il y a des peuples pour qui la mort ne représente pas beaucoup de choses. Mais dans notre culture (Yira), la mort c’est quelque chose qui surpasse l’entendement des enfants. Et quand nous fumes des enfants,   et que quelqu’un mourait, on nous interdisait d’aller voir les morts. Et quand passaient ceux qui transportaient le cadavre, on nous enfermait dans la maison….» fait-il savoir.

Sur le plan spirituel et psychique

Le psychoclinicien Semu SIKULI MWENGE Vincent, convainc pour sa part que, le travail au cimetière ne convient pas. « Quand les enfants passent toute une journée au cimetière, allez-y comprendre que les conséquences psycho-sociales ne doivent jamais manquer. Et parmi ces conséquences l’on note une maladie mentale grave l’état post-traumatique, caractérisé par la reviviscence… », Pense Vincent. Outre cela, Vincent ajoute que « pour certaines personnes, pour certains enfants, le fait de regarder un cadavre, cette image reste. Et pour que ça puisse s’effacer de son cerveau, ça prend suffisamment du temps et ça peut même prendre une durée de 6 mois. Et ces images restent, elles reviennent et cela surtout la nuit. Vous trouvez un enfant qui dors et qui est et qui est en train de revivre ce qui s’est passé la journée.  Pour d’autres, cela se traduit par le cauchemar. Pour d’autres, ils vont développer l’agressivité. Vous les trouverez en train de se battre en usant d’un esprit de sadisme : le fait de faire souffrir les autres sans aucune pitié. D’autres encore font preuve des flashs back, la méfiance, les insomnies, ce sont des symptômes que présentent ces enfants…».

Sur le plan social

« Ces enfants qui passent des longs moments dans les cimetières, se livrent souvent à la consommation des substances psychoactives. Tout le temps qu’ils sont là, ils se livrent à la consommation des drogues. Et là au cimetière, ils trouvent beaucoup de plantes et tout cela présente des répercutions très graves sur la santé psychosociale de ces enfants. Et la plupart de ces enfants, vous les trouverez toujours tristes, même en jouant avec les autres, vous trouvez qu’ils ne sont pas de bonne humeur… Et ces répercutions peuvent être à long terme » poursuit Vincent.

Sur le plan sanitaire

« Après le décès, il y a un très grand risque bactériologique et chimique. Il y a des problèmes qui apparaissent immédiatement et cela est lié la contamination due à cette putréfaction. Et cette putréfaction charnelle va jusqu’à entrainer une multiplication qui se dégage sous forme de gaz chimique et ça affecte les personnes qui ne se protègent pas. Voilà pourquoi les cadavres doivent être bien gardés à la morgue et ceux qui sont doivent être bien protégés. Mais aussi dans l’enterrement, l’on utilise le cercueil et on enterre un corps à une profondeur considérable. Et dans le même ordre d’idée, il est conseillé que le cimetière soit placé très loin des habitations. Car lors de la putréfaction des corps, il y a un gaz nocif à la respiration qui se dégage et qui affecte directement les êtres humains… », Explique le Docteur Isaac MUGISHO, médecin directeur de l’hôpital général de Katoyi, en territoire de Masisi.

Dans une étude intitulée « La pollution par les cimetières urbains, Pratiques funéraires et discours médical à Lyon » menée par  Olivier Zeller et publié en 1777 sur cairn.info, l’évidence a été établie que de nombreuses pathologies peuvent résulter du contact et de l’inhalation de miasmes (émanations malsaines provenant essentiellement des substances organiques en décomposition dégagés lors de la décomposition des cadavres :

« Si l’air infecté est appliqué à l’organe de la peau, il y produira des constrictions spasmodiques, des frissons altérés de chaleur d’où s’ensuivra la fièvre. Si cet air pénètre dans les vaisseaux du poumon, il troublera la respiration (…) et la mort s’ensuivra », fait constater cette étude.

La même étude qui cite cette fois-ci les scientifiques Brac et La Bruyère qui eux aussi se referaient aux travaux de Ramazzini, note que les fossoyeurs « étaient sujets aux fièvres malignes, aux morts subites, à la cachexie, à l’hydropisie, et au catharre suffocant ».

Par ailleurs, les travaux de mémoire du professeur Haguenot de la faculté de de Montpellier, dont la publication intervint en 1746 rapportaient que « des pénitents de Lyon avaient été tués par des émanations cadavéreuses dans l’église Notre-Dame ».

En outre, l’eau était présentée comme un « dissolvant, et les miasmes peuvent se communiquer aisément aux puits qui sont dans le voisinage des cimetières et même à ceux qui en sont assez éloignés, surtout à Lyon ou le terrain qui les sépare est communément formé par des terres rapportées à travers desquelles les eaux peuvent filtrer aisément ».

Toutes ces vérités mises en évidence, il est donc sans nul doute opportun de conclure de conclure que les enfants errant tous les temps dans les cimetières, sont exposés aux genres de catastrophes ci-haut décrites. D’où, des précautions, qu’elles soient de nature à empêcher le séjour des enfants dans les cimetières ou de nature à éloigner l’implantation des cimetières des lieux d’habitation s’imposent et doivent préoccuper les services de l’urbanisme.

Des générations sans espoir,… Comment les racheter ?

Des problèmes invoqués en amont dans cette étude, sont aussi à l’inverse, des solutions. Ces solutions peuvent être échelonnées et catégorisées selon les acteurs intervenant dans le secteur de la protection et de la promotion des droits des enfants.

Au niveau familial

Notre interlocuteur Jonas BADERA estime qu’avant tout, il est de la responsabilité des parents de veiller sur le bien-être de leurs enfants. Les querelles inutiles dans les foyers, les divorces et dislocations,… font des enfants victimes collatéraux alors qu’ils ne sont ni de loin ni de près impliqués dans les crises conjugales. Il y a lieu de définir des mécanismes radieux de régler des différends au niveau des foyers, soutient-il.

S’agissant en outre de la nature des sanctions des sanctions et des réprimandes à infliger aux enfants, Jonas estime que les parents doivent mettre un bémol dans leur méchanceté envers les enfants, sinon, face aux enfants délinquants nés de ces genres d’effets, l’Etat n’aura qu’une société des jeunes dépourvus des mœurs pour vivre.

En outre, Vincent pense lui que, vu le fait pour plusieurs enfants de nourrir des envies loin de la hauteur des capacités des parents pour être assouvies, les prédispose à des écuries dépravatrices des mœurs. Il vaut donc mieux d’adapter les besoins et les envies aux revenus.

Au niveau Etatique

« Ce n’est pas aux enfants d’aller étudier le cours d’anatomie dans les cimetières par la manipulation des cranes et ossements des morts…» opine ce psychoclinicien. Pour lui, l’Etat doit prendre des mesures drastiques et contraignantes pour encadrer ces enfants sur qui repose l’avenir de toute nation. Leur scolarisation, leur inscription dans des centres de formation socio-professionnelle,… est une mesure salutaire pour l’avenir de ces enfants. Ce même avis partagé par le Docteur Mugisho, est d’autant plus rassurant pour peu qu’il permet à ces enfants d’avoir une valeur ajoutée pour leur avenir radieux. Le Docteur plaide en revanche pour la délocalisation des cimetières vers des lieux lointains des habitations, mais aussi de les sécuriser par des clôtures.

En somme, il vaut mieux que la problématique d’enfants non encadrée soit attaquée avec une sérosité maximale. Partant d’abord du planning l’Etat devait définir le nombre de naissances à faire par parent selon ses revenus moyens. Cela permettrait des naissances de trop qui risquent de peser sur son économie et la qualité des citoyens à avoir pour bâtir un pays émergent. L’Etat devrait tout de même voir comment à partir des statistiques établies à partir des bureaux de l’Etat civil,  définir une politique d’encadrement des enfants selon les prochaines priorités de la République.

Que fait la division du genre, famille et enfant ?  

Alors que nous cherchions à contacter la division ‘’genre, famille et enfant’’ pour comprendre ce qui se passe autour de la protection des enfants, les responsables de ce bureau nous ont référé au bureau divisionnaire des affaires sociales, auprès de qui nous n’avons malheureusement pas pu décrocher l’entretien.

En agissant de la sorte, la division du genre famille et enfant a laissé convaincre qu’elle, ne s’occupe que de l’enfant vivant dans sa famille et que celui vivant en dehors de ce cadre familial est plutôt placé sous la responsabilité de la division des affaires sociales.

Toutefois, au bureau des affaires sociales, une source anonyme nous a soufflé je cite : « Ce n’est pas  que nous ne parlons pas de la vie des enfants de la rue et ceux qui errent çà et là sans encadrement. Nous en parlons souvent et ça nous préoccupe. Sauf que, pour implémenter toute une bonne vision que nous avons sur ces citoyens vulnérables, il nous faut toute une gamme de paramètres pour y arriver… Et ça ne va pas au gré de la parole… », Nous confiait il y a peu, cette source.

Relayant le ‘’rapport d’analyse de la situation des enfants de la rue en Afrique’’ publié en 2018, knowledge.uclga.org fait constater qu’ils sont plus de 30 millions, ces enfants qui errent dans les rues sans espoir d’avenir. A humanium.org de marteler dans une autre étude publiée en 2011, que les rues du monde renferment plus de 120 millions d’enfants dont 30 en Afrique, 30 autres en Asie et 60 en Amérique du Sud.

 

John TSONGO THAVUGHA GOMA-RDC

Paix dans le monde: les populations face aux divergences, que faire pour rattraper ce but perdu ?

La jeunesse doit jouer un rôle prédominant dans la création de la paix pour un avenir radieux…“. C’est ce que conseille le responsable de la Fondation pour le Règne de la paix, Maître Baraka KOMBI.
Il l’a dit aux élèves de l’Institut ZANER en ville de Goma, ce lundi 16 Mai 2022, journée internationale consacrée à la prière pour la paix et la culture du vivre ensemble.

 C’était lors d’une conférence débat tenue avec ces élèves pour la cause.

Dans son exposé, Maître Baraka s’est plutôt déduit tantôt en conseiller, tantôt en interpellateur.  Son premier mot a d’abord été cet appel à la prise de conscience. “Nous, en tant qu’individus, devons prendre conscience que nous sommes tous membres d’une communauté globale de vie, que nous partageons une mission et une responsabilité communes pour l’avenir de notre planète…”  A-t-il laissé entendre.
L’orateur a insisté sur le rôle qu’a chacun dans l’évolution de la planète, dans un seul but : “aboutir à la paix mondiale“. C’est pour cette raison que chaque citoyen doit faire face à ses responsabilités et obligations.
Par ailleurs, face aux élèves, Maître Baraka s’est désolé que suite aux conflits nés de la conquête et des compétitions pour des ressources limitées et des territoires, avec des effets dévastateurs sur l’environnement global, plusieurs citoyens de par le monde, ont perdu le goût de la vie. Et la paix en souffre énormément. 

Mais que faire exactement pour recouvrer la paix ?

Maître Baraka revient sur son message introductif: la prise de conscience.  ” il est impératif que chaque être humain ressente sa propre responsabilité dans la création de la paix et de l’harmonie. Nous tous avons à nous acquitter de cette mission commune. La paix dans le monde sera devenue réalité lorsque chaque membre de l’humanité aura pris conscience de cette mission commune, lorsque tous nous prendrons le courage et l’engagement d’œuvrer pour ce but commun… la paix !…“. A-t-il opiné.
L’orateur a estimé qu’il est quand-même déplorable qu’en ces jours, l’humanité soit divisée. Cette division qui s’observe  “entre individus, nations et organisations bénéficiant malheureusement du pouvoir, des richesses, des gloires, des savoirs, des technologies et de l’éducation,… et d’autres dépourvus de tout cela…” Sont les premières victimes… Se désole t-il.

Mais pourquoi ne pas surmonter cela ?

L’orateur a estimé qu’en prenant un engagement sérieux, il est possible de surmonter ces dualismes et différences “par un concept totalement nouveau qui sera la base sur laquelle nous nous apprêterons à construire un monde pacifique…“.

 Et que faut-il pour y arriver ?

Le gros passe, estime le Maître, par l’unité dans la diversité. Cette diversité suppose la race, la culture, la langue, l’ethnie et autres. À cela s’ajoute le respect des principes généraux parmi lesquels : le respect pour la vie, le respect pour toutes les différences, la gratitude envers la nature et la coexistence sous toutes ses formes, l’harmonie entre le Spirituel et le Matériel… etc.
De toutes les façons, Baraka a, lors de la conférence, pensé qu’en vertu du respect de ces principes, 
le plus value était de chercher à créer un monde dans lequel toutes les races, tous les groupes ethniques, toutes les cultures, les traditions et mœurs seront respectés. De créer un monde qui puisse être un endroit libre, exempt des discriminations et confrontations sur le plan social, physique et spirituel, un lieu où la diversité est appréciée et prise pour source de bonheur.
Finalement, il faut qu’en tout état de cause, le respect de la nature et de la biodiversité soit de mise. Car la vie de l’homme est une interaction entre lui et son environnement.
John TSONGO THAVUGHA/ Goma-RDC

NIÉE PAR SON PÈRE, ÉVELYNE SE DEPASSE ET EXCELLE DANS L’ART… COMMENT LE PROUVER ?

En ville de Goma, Il est vrai et évident que dans la société d’aujourd’hui, certains enfants sont de plus en plus victimes d’un comportement “irresponsable ” de leurs parents ou tuteurs.
Du refus à l’abandon familial, en passant par la non prise en charge, Évelyne Fildaus en est une. Oui, une de ces filles qui ont été niées par leurs pères…
” Mon père m’a renié, en disant que je n’étais pas sa fille. Il est allé jusqu’à faire un teste d’ADN, malheureusement pour lui, les résultats ont prouvé que j’étais réellement sa fille. Mais il a été catégorique. Et moi, suis allée chercher mes droits. Je l’ai traduit en justice. Mais jusqu’à maintenant, il ne décroche ni mes appels, ni ne me parle...” Explique Evelyne Fildaus, à Pana Radio
Le talent surpasse le traumatisme…
Cette situation m’a certes, touchée, mais je me suis dit qu’il ne fallait pas qu’elle me brise toute une vie, tout un destin… Et je me suis lancée dans le monde de l’art...”. Nous raconte-t-elle.
Peintre, couturière, maîtresse de design, décoratrice,… Une femme phénoménale ?
“Je fais la peinture. Je dessine sur des tableaux, et ces images sont de nature à véhiculer plusieurs messages. Je fais le design, je fais la décoration des maisons, je fais des paillassons de divers genres : ils peuvent être à pierres (cailloux), ou faits à l’aide des tranches d’habits. je confectionne également des sacs à dos, des sacs à main à l’aide des tissus ou d’étoffes divers, je fais la même chose pour des chaussures… voilà en peu de mots, le gros de ce que je fais, mais il y en a tant d’autres…” fait-elle savoir.
D’où part sa vraie carrière ?
La toute première inspiration m’est venue quand je revenais de l’école, traversant la route pour la maison. On a failli m’écraser. Et arrivant à la maison, j’ai essayé de me réimaginer la scène, avant de la retracer sur un tableau sous forme de dessin…”, Se souvient Evelyne Fildaus.
Partie d’abord comme une blague, Évelyne Fildaus a rencontré un certain Faraja, il a renforcé ses capacités, jusqu’à l’enrôler dans un groupe de peintres dénommé << Best décor >>.
Don, talent ou passion, Évelyne et son entourage ne comprennent plus, et le trio mêlé, l’enfolent et l’accompagnent jusqu’à à l’école.
Même à l’école c’était devenu catastrophique. Les enseignants s’étonnaient de moi. Plusieurs fois, pendant que l’enseignant donnait cours, moi étais là, à le dessiner sur un papier. Et quand il le découvrait, sa toute première réaction était de se fâcher puis me mettre à la porte…” Evelyne se souvient encore de tous ces scénarios!
Excellence, renommée, puis Sollicitations…
Quand les gens ont su que j’étais une talentueuse en dessin, nombreux, surtout les couturières, ont commencé à me demander de leur concevoir des modèles…” Lâche Évelyne, comme pour nous retracer l’histoire de son parcours…
Femme, peintre, couturière, designer, décoratrice,… Des métiers pourtant masculins ?
Seule femme dans un groupe de 7 hommes, Fildaus est fière d’être ce qu’elle est devenue. “Ça ne me gène pas en tant que femme, de travailler toute seule parmi tant d’hommes. Même au chantier, je travaille courageusement comme, ou plus qu’un homme et les boss m’apprécient…” Et de poursuivre: “ Ma nature d’être femme, les stéréotypes y relatifs, les présenteurs diverses tentant de me séparer de ma passion,… ne  m’empêchent jamais de continuer et de tenir fort…” Indique la peintre.
Évelyne,…Une aînée devenue ” père ” de famille ?
Je suis l’aînée de ma famille, suivie de 4 filles et un garçon…”, lâche Évelyne. Toutes les fois que je rentre à la maison, poursuit-elle, ” je reviens avec de quoi manger. Et du coup, suis devenue comme un père de famille...”. Père de famille, car Fildaus joue aux côtés de sa mère, le rôle que jouerait son père, aujourd’hui absent de sa famille.
Une   ” petite ” femme pour un grand rêve ?
Petite en âge mais ” vieille ” en vision, Évelyne Fildaus gagne sa vie grâce à son métier qu’elle aime tant.
Elle fait certes, souvent face à des sollicitations ” d’abus ” sexuels, ses marchandises qui traînent faute des clients, le manque d’atelier fixe pour enraciner son activité,… Sont parmi les difficultés qui font partie de son quotidien…
Mais son rêve est grand : créer un grand centre moderne d’encadrement des jeunes en peinture, design, confection des souliers, et décoration…
Elle a besoin du soutien du gouvernement Congolais et de toute autre personne de bonne volonté, pour accompagner ce vœu, rêve “le plus fou“!
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

Goma : Célébration de la Journée internationale de la terre, voici le danger que court la planète…

En République Démocratique du Congo RDC et en Province du Nord-Kivu en singulier, Plusieurs défenseurs fonciers continuent d’être victimes de persécutions, d’arrestations et incarcérations hors normes… Ce, tout simplement parce qu’ils militent en faveur de l’ accès à la terre, des communautés pauvres…
C’est un cris de cœur d’alerte Congolaise pour le droit de l’homme ACDH, émis ce vendredi 22 Avril 2022, Journée internationale dédiée à la terre…
Dans un document sorti en cette occasion, l’ACDH se réserve tout de même le droit de décrier la non reconnaissance par les citoyens, les gouvernants, les investisseurs, les juges, les administrations en charge de gérer la terre, du rôle incontestable que joue la terre pour la survie de tout !
Ils n’ont pas donné assez, pour la protéger , ni être suffisamment juste, pour sécuriser les droits et les investissements des plus faibles, à travers, soit des réformes juridiques et institutionnelles, responsables et transparents pro-pauvres, ni encore, imprimer des mesures, politiques et pratiques, pour préserver la planète...”, Se désole cette organisation de défense de l’environnement.
 L’ACDH dit saluer par contre, “ l’adoption par le gouvernement Congolais, de la politique nationale foncière...” Intervenue à l’occasion du conseil des ministres du vendredi 15 Avril 2022.
Tout en déplorant pour le cas d’espèce au Nord-Kivu, des arrestations des membres du comité des anciens ouvriers du bloc SENKI, de Kitshanga (territoire de Masisi) au parquet de grande instance de Goma  << en toute légalité >>, simplement pour leur position de défense les mariginaliser pour l’accès à la terre, l’alerte Congolaise émet quelques recommandations, allant dans le sens :
– D’appeler la justice à être respectueuse des textes légaux en vigueur et jouer pleinement son rôle de protecteur des droits reconnus aux personnes vulnérables et d’Eglise au milieu du village, plutôt que d’avoir << un penchant manifeste en faveur personnalités puissantes >>;
– De faire en ce que la terre soit préservée, pour la survie de l’humanité, sous peine d’entraîner son engloutissement ;
– D’un appel à la prise de conscience collective, enfin que des réformes justes et responsables dignes d’une bonne gouvernance foncière soient engagées;
– D’appel à la prise en compte des intérêts des investisseurs, tout en écartant pas le besoin de protection des vulnérables, assoiffés et en quête quotidienne d’un système équitable d’accès à la terre et d’une justice qui se soucie du respect des textes légaux en  “toute impartialité”;
-De demander le renforcement de la  reconnaissance et la protection des défenseurs des droits fonciers…
Faute de la non protection holistique de la terre et d’autres écosystèmes naturels divers, la planète connait aujourd’hui un réchauffement dit climatique, responsable des réfugiés environnementaux, en quête des nouveaux emplacements qui permettent une vie!
Déjà en 2015, une étude menée par ” The Internal Displacement Monitoring Center (IDMC)“, estimait en 18,9 millions, le nombre de réfugiés environnementaux ; victimes notamment du coup des phénomènes climatiques extrêmes.
 C’est ensuite vers les années 2020, qu’un groupe de scientifiques chercheurs sur le climat, démontreront que plus de 150 millions à 1 milliard de migrants environnementaux, seront documentés dans le monde, d’ici 2050.
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

GOMA: COMMENT PROTEGER LA TERRE, SEULE RICHESSE À LEGUER AUX GÉNÉRATIONS FUTURES ?

Tout le monde, chacun à son niveau, devrait poser un geste de nature à protéger la terre, car il n’y a aucune vie sans terre.
C’est ce que l’on peut tirer d’essentiel des réflexions de plusieurs acteurs environnementaux, en ce 22ème jour du mois d’Avril, journée internationale dédiée à la terre.
En effet, il est aujourd’hui curieux de constater que le terre fait face à une pression multidimensionnelle: d’abord résultante des effets du changement climatique et ensuite des contraintes démographiques; si bien que mal affrontée ladite pression engendrerait des conséquences néfastes graves sur la population qui la ressent déjà.
L’environnementaliste Gédéon Bakereti, redoute par exemple ” la baisse de la production agricole au Nord-Kivu, si on arrive pas à prendre des précautions, pour gérer les sols. Et là, on risquerait de tomber dans l’insécurité alimentaire. On risque aussi d’enregistrer des pertes en vies humaines, occasionnés par des érosions et des éboulements de terre…“.
Des solutions pour y faire face ? Il en a-t-il ?
Pour riposter contre ce fléau qui est déjà en tout cas réel, Gédéon Bakereti estime qu’on doit “ Planter les arbres, les arbres contre tous ces changements climatiques. Les agriculteurs doivent cultiver sans brûler les herbes, ils doivent lutter contre les érosions en plantant des haies antiérosives, ils doivent planter des arbres légumineuses et autres espèces agro-forestières dans les champs, pour que le sol soit toujours productif. En plus de tout ça, l’Etat Congolais doit promulguer et appliquer les loi et politique sur le foncier...”, Souligne t-il.
Le réchauffement climatique face à la terre, quel impact sur les populations ?
En ces jours, l’impact du réchauffement climatique sur la terre, fait que l’on documente déjà, 18,9 millions, le nombre de réfugiés environnementaux ; sous le coup des phénomènes climatiques extrêmes, s’il faut se fier aux données fournies par “The Internal Displacement Monitoring Center (IDMC)“.
Tout de même, toujours dans le même angle, les données publiées récemment par les scientifiques, montrent que plus de 150 millions à 1 milliard de migrants environnementaux, seront documentés dans le monde, d’ici 2050.
Mais la migration climatique n’est pas une solution, ” la seule facture à payer contre le réchauffement climatique via la protection de la terre, c’est l’engagement…” Soutient, Maître Dimanche KINYAMWANZA, du forum des amis de la Terre, FAT.
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

NORD-KIVU : PLUS DE 1500 MÉNAGES TOUJOURS EN ATTENTE D’AIDES HUMANITAIRES DANS LE RUTSHURU

Plus de 1500 ménages sont encore dans une nécessité d’assistance dans la région de Rutshuru, conséquences de la récente crise du mouvement du 23 Mars M23, qui a ensanglanté cette région par des attaques à l’endroit des forces armées de la RDC FARDC. Révélation ce mercredi 20 Avril, à Goma, de l’organisation des nations unies pour les réfugiés, UNHCR.
Dans un café de presse organisé en ville de Goma ce mercredi 20 Avril 2022, UNHCR a tout de même annoncé, qu’elle a su assister plus de 500 ménages en leur dotant des abris et quelques biens de première urgence.
Dans la région de Beni par contre, UNHCR dit s’activer à assister les rescapés des massacres, mais elle fait souvent face à la réticence des habitants.
Le niveau d’acceptabilité communautaire des acteurs humanitaires, fait souvent à ce que ces derniers soient limités dans les actions.
Ils sont dans ce cas, affirment-ils, obligés de faire des dons selon les caprices des habitants, comme l’indique le coordonnateur du cluster Abri, au sein de UNHCR, monsieur Pépé SAKOUVOGUI.
“Pour les habitants de Beni, vivre dans des banches, c’est les exposer et les rendre vulnérables en face des assaillants. C’est pourquoi nous avons changé, en leur construisant des abris communautaires. En raison de 6 ménages par abri…”, Explique Pépé.
“Nous avons fait des abris trasitionnels au niveau d’Oicha, Mbau, Mangina, et même dans d’autres entités, sur fond d’ententes entre déplacés et familles d’accueil…” poursuit-il.
“Dans tout ce que nous faisons, nous insistons sur l’implication des autorités politico-administratives, même de la société civile, et même des représentants de la population…”, Souligne pour sa part, Paulin Kalenga de Aides.
Mais côté population, la sécurité durable vaut mieux que les assistances humanitaires. C’est comme ce que pense Christophe Munyagala, habitant de Goma.
“Je dis merci beaucoup à ces organisations pour cette assistance à l’ endroit de nos frères victimes des guerres. Mais, tout ce qui est don, pour moi, m’intéresse très moins. Le Congolais n’a droit ni besoin d’aucun don. Seule la sécurité et la paix durables, lui suffisent. C’est tout !…”. Signe fermement Christophe.
Alors que les autorités compétentes, militaires tout comme civils en collaboration avec les populations tentent de militer pour juguler l’insécurité qui n’a que trop duré dans la région du Kivu et de l’Ituri, les rebelles s’activent également dans leurs camps, à saboter les efforts fournis quoique robustes; et la population ne fait que payer le lourd tribut, de quoi déborder les humanitaires…
John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC

GOMA: SAMA LUKONDE À LA TÊTE D’UNE DÉLÉGATION D’ÉVALUATION DE L’ÉTAT DE SIÈGE AU NORD-KIVU ET ITURI

Une délégation gouvernementale hétérogène conduite par le premier ministre Congolais Jean-Michel Sama Lukonde Kienge, est arrivée en ville de Goma ce lundi 11 Avril 2022.

Elle vient selon les sources proches de la primature, évaluer l’état de siège en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis le 6 Mais 2021 dernier.

Ce lundi, après avoir été accueillie par le gouverneur de province, le lieutenant Général Ndima Kongba Constant, la délégation du premier ministre et sa suite ont pris la direction de Kituku, où ils ont visité en compagnie de Monseigneur l’évêque du Diocèse de Goma, Willy Ngumbi Ngengele, la nouvelle cathédrale en construction; laquelle Cathédrale pourrait être inaugurée selon certaines indiscrétions, par le Pape François premier, attendu en RDC en juillet prochain.

Sauf changement selon toujours les sources près la primature, le chef du gouvernement Congolais visitera également le village Tchegera à Kibati, dans le Nyiragongo, où se passera la célébration oeucuménique lors de l’arrivée à Goma de sa sainteté le pape.

Après Goma, la délégation prendra la direction de la ville de Bunia, capitale de la province de l’Ituri, jusqu’où se poursuivra leur mission.

La délégation de ce jour arrive sans le ministre de la défense, qui pourtant selon plusieurs observateurs, est l’une des personnalités sensées fournir d’amples explications sur tout ce qui se passe au pays en matière sécuritaire, sans exclure les contours autour de l’état de siège.

John TSONGO THAVUGHA Goma-RDC